Retour sur la réunion de restitution "Le bois flotté sur le littoral du Languedoc-Roussillon: diagnostic, propositions et communication"

Le lundi 19 mai 2014 au camping municipal de Fleury d'Aude

Date de publication : 3/06/2014

 

Le pôle littoral de l’EID Méditerranée a organisé une réunion de restitution de l’étude "le bois flotté sur le littoral du Languedoc-Roussillon : diagnostic, propositions et communication" menée en partenariat avec l’ADEME - Agence de l’Environnement et la Maîtrise de l’Energie.

Celle-ci s’est déroulée lundi 19 mai dans la salle de réunion du camping municipal de Fleury d’Aude, prêtée pour l’occasion par la commune. Monsieur le maire, Guy Sié, son adjoint, Yvon Ciquier, le conseiller municipal Julian Pérez ainsi que le directeur des services techniques Benoit Pichery, étaient présents pour représenter la commune de Fleury d’Aude.

Fleury d’Aude, tout comme de nombreuses communes de la Région, est particulièrement touchée par ce phénomène.

Suite à une crue, associée ou non à un coup de mer, de nombreux déchets de bois sont amenés en mer par l’embouchure. Ils se déposent ensuite sur les plages. Leur quantité est variable d’une année sur l’autre mais peut dépasser les 2000 m3/an dans certaines communes.

Souvent mélangés à des déchets anthropiques (plastiques, filets, etc.), ils sont de taille variable et riches en sel (NaCl).

Toutes ces caractéristiques rendent le bois flotté très difficile à gérer pour les communes littorales qui sont, dans la plupart des cas, responsables du nettoyage de plage. Les dépôts, s’ils sont conséquents, peuvent entraîner des problèmes de sécurité pour les usagers (risque de blessure, départ de feu, etc.). La valorisation de ces bois est également très difficile, étant donné la présence de sels et de sable.

Guy Sié, maire de Fleury d’Aude : « En 1987, une digue a été érigée à l’embouchure de l’Aude, incurvée vers la plage. A chaque crue de l’Aude, de nombreux déchets flottants (branchages, plastiques…) sont déposés sur la plage. Ces déchets sont difficiles à traiter, ils sont à l’origine de risques sur la plage et le coût de leur traitement est élevé ».

C’est suite à ce constat que le pôle littoral de l’EID a lancé cette étude, en partenariat avec l’ADEME, dans le but d’identifier des pistes de gestion pertinentes pour les communes. Cette réunion a également été l’occasion d’échanges entre les collectivités, des gestionnaires et des professionnels de la valorisation du bois.

 

Claudine Loste, Conservatoire du littoral : « Parfois nous sommes peu conscients de l’ampleur du phénomène et de son impact sur l’économie balnéaire. Les communes interviennent rapidement pour lutter contre les impacts négatifs du dépôt de bois flotté sur les plages. Un « observatoire » ou un réseau serait donc nécessaire à la connaissance précise du phénomène. L’objectif est de promouvoir des bonnes pratiques de nettoyage raisonné et de gestion du domaine public maritime ».

Ainsi la création d’un « observatoire du bois flotté » pourrait être une réponse intégrée aux préoccupations des communes du littoral régional. Un suivi pourrait être réalisé à l’échelle régionale pour ensuite identifier au cas par cas les solutions de gestion les plus intéressantes à mettre en place (filière bois énergie, valorisation sur les cordons dunaires, broyage, etc.).

 

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