Etang de Diana

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Présentation

Troisième par sa superficie (570 hectares), l’étang de Diana est le plus profond des étangs de Corse avec un maximum de 11 mètres de profondeur. Situé sur les communes d’Aleria et de Tallone, cet étang a un bassin versant dont la surface s’étend sur 62 km2.

 

 

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Activités

L’étang de Diana est loué à des sociétés conchylicoles et aquacoles (élevage en cage flottante). L’huître et la moule ainsi que le loup et la dorade sont les espèces les plus produites sur l’étang. La pêche est pratiquée sur le site à l’aide de filets maillants et de verveux. L’agriculture est également présente sur le site. Visuellement le paysage agricole laisse directement la place à des falaises plongeant dans la lagune. Des lotissements sont aussi présents en bordure de site. Signalons enfin que de caves viticoles ont été mises en place assez près de la lagune.

 

 

 

 

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Faune - Flore

L’étang de Diana est d’un grand intérêt écologique car des herbiers favorables au grossissement d’alevin sont présents sur la rive aquatique de cet étang. Une ceinture d’herbiers à cymodocées et zostères s’étend ainsi jusqu’à 3 – 4 mètres de profondeur. Lorsque le substrat le permet l’on rencontre également des algues qui se sont développées.

Sur les rives, le maquis jadis prédominant laisse désormais la place aux vignes et autres cultures telles que le kiwi. La transition est très rapide entre le maquis ou la vigne et le plan d’eau. Les rives sont ainsi occupées par une étroite bande de salicornes, inules, …

Le débouché du fil d’Arena est une vaste roselière parsemée de quelques enganes. Au nord, le marais de Pompugliani est envahi dans sa majeure partie par des phragmites.

En ce qui concerne le peuplement piscicole, la richesse spécifique est grande à Diana. Les muges, le loup, la sole, la plie, l’anguille sont les espèces les plus rencontrées dans l’étang. L’ouverture constante du grau permet un meilleur alevinage et les migrants se répartissent de façon homogène sur la totalité du bassin.

Dans la mesure où l’étang est assez poissonneux, on note une forte population de grands cormorans et de laridés. L’étang sert aussi de zone de repos à de petites bandes de canards siffleurs. Des limicoles et des grands échassiers fréquentent les vasières du fil d’Arena, les pozzi et les rives reculées de l’étang.

 

 

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Problématique

Les menaces qui pèsent sur cet étang sont pour la plupart d’origine anthropique. Le démaquisage et l’arrachage de certaines cultures favorisent le lessivage des terres et l’apport à l’étang de sels minéraux (azote et phosphore), pesticides et métaux lourds. La présence de caves viticoles peut également entraîner une surcharge organique du milieu récepteur. Des projets d’aménagement touristiques font également courir un risque certain aux écosystèmes lacustres actuels.

 

 

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Gestion

Tout comme l’étang d’Urbino, l’étang de Diana a un statut privé. Le Groupement Foncier Agricole de Diana (GFA) en est le propriétaire. Il loue l’étang aux socio-professionnels qui l’exploitent et en assurent la gestion. Le grau est ouvert en permanence car les gestionnaires ont fait l’acquisition d’une « suceuse » (engin aspirant le sable qui obstrue le grau et le relarguant sur le coté) placée près du grau. Ainsi ils peuvent gérer au mieux les échanges mer-lagune de leur étang.

  

 

  • A consulter

Fiche de synthèse Eau-France : Etang de Diana

 

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