Projet porté par CRPMEM Occitanie en partenariat avec le Cépralmar
source : Cépralmar
Le crabe bleu américain (Callinectes sapidus) a été détecté en Occitanie depuis 2017 et a fortement impacté l’étang de Canet en 2021-2022. Il est désormais présent dans l’ensemble des lagunes de la région, mais les chiffres des captures régulières rapportées par les pêcheurs professionnels montrent une grande variabilité inter-annuelle ou entre les étangs.
Espèce imprévisible, le crabe bleu impacte significativement la pêche lagunaire même en faible abondance car il occasionne des dégâts sur les espèces locales capturées dans les filets et sur les engins eux-mêmes (communication Chiappi M. et al, 2024). Il est très difficile d’anticiper une explosion de population, mais les retours dans les étangs de Canet (66), de Corse, de Berre (13) et en Italie ont montré qu’une augmentation rapide est possible. Il est donc nécessaire de s’y préparer en s’appuyant sur:
les sources d’informations qui documentent les préférences écologiques de l’espèce,
les données de suivi des captures relayées par les pêcheurs sentinelles.
Le Comité Régional des Pêches Maritimes et des Élevages Marins d’Occitanie (CRPMEM Occitanie) est porteur du projet Sentinelles du Crabe bleu (2026-2027) visant à mettre en place des opérations « coups de poing » ciblées contre le Crabe bleu. Ce programme est mis en oeuvre en partenariat avec le Centre d’Etude pour la PRomotion des Activités LAgunaires et MARritimes (CEPRALMAR).
Pour la 1ère année du projet le CRPMEM Occitanie s’est appuyé sur l’outil cartographique mis en disposition par Marchessaux et al. qui permet de visualiser l’indice de tolérance haline du crabe bleu (Salinity Habitat Suitability Index) à la fois mensuellement et à l’échelle des différentes lagunes d’Occitanie. Les données employées dans le modèle sont celles issues du suivi physico-chimique mensuel des lagunes (FILMED) ou d’autres suivis complémentaires par les gestionnaires des lagunes.
D’autre part, les données de captures des pêcheurs professionnels sont relayées au CRPMEM Occitanie et permettront également d’établir la priorisation d’actions « coups de poing » sur le terrain.
Les pêcheurs sentinelles du crabe bleu seront donc les utilisateurs de filets spécifiques crabe bleu conçus dans le cadre du projet et pour l’organisation des opérations coups de poing.
Mensuellement, le CRPMEM Occitanie diffuse un bulletin au comité technique du projet pour le tenir informé des lagunes les plus favorables au crabe bleu selon le Salinity Habitat Suitability Index.
Face à l’urgence des défis environnementaux et le poids des freins, le réseau des CPIE (Centres permanents d’initiatives à l’environnement (90 en France)) revendique la nécessité, pour dépasser le statu quo, de mobiliser dans les territoires les acteurs concernés par les enjeux du vivant et continuer à jouer la carte de l’action commune et de la coopération.
Avec une nouvelle identité partagée, que vous découvrirez progressivement, les CPIE réaffirment leur rôle indispensable de chaînon manquant en créant les conditions d’un engagement commun de tous les acteurs dont la mobilisation est nécessaire pour faire émerger des solutions d’intérêt général, au bénéfice des territoires, depuis plus de 50 ans pour certains.
Accompagner la transition écologique et solidaire des territoires, voilà ce à quoi œuvre l’association pour le Bassin de Thau et le littoral d’Occitanie, labellisée CPIE en 2006, il y a 20 ans !
Anciennement réseau CPIE Bassin de Thau, aujourd’hui l’association rend légitime ses projets sur la partie occitane du littoral méditerranéen avec un nouveau nom, quelques nouveaux arrivant dans le réseau. Aujourd’hui, au sein du réseau CPIE Littoral d’Occitanie (CPIE LIDOC), plus de 22 structures membres portent ensemble des projets ancrés durablement sur le littoral d’Occitanie.
Fort de son impartialité, de sa capacité d’écoute, l’équipe et le réseau gardent cependant la même ambition : vous accompagner vers la transition écologique et solidaire en impulsant des coopérations gagnantes, justes et durables pour le littoral occitan.
Ces rencontres se sont déroulées les 22 & 23 janvier à la station Ifremer de Sète, co-organisées par le Réseau ALIEN Mer, le Centre de ressources Espèces exotiques envahissantes et le CPIE Littoral d’Occitanie.
Ces journées, réunissant plus de 80 participants ont permis à un ensemble d’acteurs de la mer et du littoral d’horizons variés de se rencontrer et d’échanger ensemble sur les ENI marines (espèces concernées, réglementations, politiques…) mais aussi d’aborder les questions de la biosécurité et les stratégies de communication associées.
Les ressources de ces journées sont disponibles ici : JET ENI 2026[32]
Le programme ;
La synthèse des journées ;
Les supports de présentation et visuels réalisés par Percolab (supports de facilitation graphique réalisés pendant les journées) ;
La messagerie des JET – interview de participants – captations sonores réalisées par l’association Cosciences ;
La photothèque ;
La vidéothèque.
Les prud’homies de pêche, un patrimoine vivant pour l’avenir de la gestion halieutique
Retour en vidéo sur la rencontre territoriale qui s’est tenue les 16 et 17 mars à Martigues
Dans le cadre de la Chaire universitaire participative et pluridisciplinaire VALCOM (Valoriser les communs), une rencontre territoriale consacrée aux prud’homies de pêche, coorganisée avec la Prud’homie de Martigues et l’Union des communautés de prud’hommes pêcheurs de Méditerranée, a eu lieu à Martigues les lundi 16 et mardi 17 mars 2026.
Ces fiches ont bénéficié d’une relecture par des experts, notamment F. Andrieu du CBNMed, et P. Grillas et H. Fontes à la Tour du Valat.
Contacts
Mathilde LATRON-DUCLERT
Chargée de mission conservation – Plans d’actions Occitanie Conservatoire botanique national méditerranéen [email protected][42]
Julien UGO
Chargé de mission conservation – Plan d’actions PACA Conservatoire botanique national méditerranéen [email protected][43]
Bulletin bibliographique « La fréquentation touristique et les activités de loisirs sur les milieux humides »
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Pôle-relais lagunes méditerranéennes, 2026
[44]
La diversité des paysages des zones humides, le développement des activités de loisirs, ou encore leur reconnaissance via l’obtention de différents labels (Réseau des Grands Sites de France : Camargue gardoise, Baie de Somme,… destinations touristiques européennes d’excellence : Marais poitevin,…) contribuent à l’attrait touristique de ces espaces naturels. Avec l’essor du tourisme depuis le milieu du XXe siècle, la fréquentation sur les sites naturels ne cesse de progresser.
Le développement touristique permet de valoriser ces territoires sur le plan économique, mais aussi de sensibiliser le grand public à leurs problématiques. Cependant, cette fréquentation doit faire l’objet d’une gestion afin d’être conciliable avec les objectifs premiers de préservation de ces espaces.
Cette synthèse bibliographique propose les références des principaux documents qui portent sur la fréquentation, le tourisme et les loisirs en zone humide. Cette synthèse est organisée en trois parties. Une première partie évoque le contexte général du tourisme en milieux humides. La seconde partie est consacrée à la fréquentation touristique par type de zones. Enfin la troisième partie présente les activités de loisirs régulièrement rencontrées sur ces milieux.
Le Pôle-relais lagunes méditerranéennes vient de publier une nouvelle version mise à jour du bulletin bibliographique « La fréquentation touristique et les activités de loisirs sur les milieux humides ». La précédente édition avait été réalisée en 2020.
Il se compose des références présentes dans les centres de ressources des Pôles-relais zones humides. Une grande partie de ces ressources est disponible à l’emprunt et/ou en téléchargement à partir des bases documentaires des Pôles-relais zones humides.
Ce bulletin fait partie de la collection « Pôles-relais – bulletins bibliographiques »[45] qui regroupe l’ensemble de la bibliographie disponible auprès des cinq Pôles-relais zones humides sur divers sujets. Elle est le résultat de leur travail de veille et de capitalisation sur
Pour citer ce document :
Pôle-relais lagunes méditerranéennes. 2026. La fréquentation touristique et les activités de loisirs sur les milieux humides. Pôles-relais zones humides. Collection « Pôles-relais – bulletins bibliographiques ». 39 p.
Bulletin bibliographique « Paysage et milieux humides, version 2026 »
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Pôle-relais lagunes méditerranéennes, 2026
[46]
Les milieux humides en France métropolitaine et d’outre-mer font partie intégrante du patrimoine national et leur valeur et diversité paysagère est largement reconnue.
Le Pôle-relais lagunes méditerranéennes vient de publier une nouvelle version mise à jour du bulletin bibliographique « Paysage et milieux humides ». La précédente édition avait été réalisée en 2018.
Il se compose des références présentes dans les centres de ressources des Pôles-relais zones humides. Une grande partie de ces ressources est disponible à l’emprunt et/ou en téléchargement à partir des bases documentaires des Pôles-relais zones humides.
Ce bulletin fait partie de la collection « Pôles-relais – bulletins bibliographiques »[45] qui regroupe l’ensemble de la bibliographie disponible auprès des cinq Pôles-relais zones humides sur divers sujets. Elle est le résultat de leur travail de veille et de capitalisation sur divers sujets d’actualités ou en réponse aux besoins des acteurs des territoires.
Pour citer ce document :
Pôle-relais lagunes méditerranéennes. Paysage et milieux humides, version 2026. Pôles-relais zones humides. Collection « Pôles-relais – bulletins bibliographiques » 2026, 59 p.
État des lieux des enjeux piscicoles sur le territoire du SAGE Camargue Gardoise – Stage de Céline Bernard
Stage coencadré par le Pôle-relais lagunes méditerranéennes et le Syndicat Mixte de Camargue Gardoise (SMCG) – mars-septembre 2026
Depuis le 9 mars 2026, le Conservatoire d’Espaces Naturels d’Occitanie, accueille Céline Bernard sur son site des Salines de Villeneuve-Lès-Maguelone (34) afin de poursuivre les travaux engagés en partenariat avec l’OFB, depuis 2019[47] sur la continuité écologique et l’accueil piscicole dans les marais littoraux, concentrés cette année sur le territoire du Schéma d’Aménagement et de Gestion des Eaux (SAGE) Camargue Gardoise. Le SAGE s’étend sur 11 communes, sur plus de 50 000 hectares, dont 13 642 hectares de milieux humides et aquatiques aux multiples enjeux.
La disposition A3-1 du SAGE prévoit de « Réaliser un bilan des ressources piscicoles et évaluer l’impact des ouvrages mobiles sur la circulation piscicole ».
L’objectif de ce bilan est notamment de disposer d’une meilleure connaissance qualitative à l’échelle du SAGE de la ressource piscicole (réactualisation de la connaissance compte tenu de la possibilité de variation importante de biomasse de chaque espèce, meilleure appréhension des taxons présents) et du rôle des différents milieux aquatiques pour les espèces piscicoles (cours d’eau, Canal du Rhône à Sète, canaux agricoles, étangs salés et doux) en tant que zones d’alimentation, de croissance ou de reproduction, et des paramètres impactant le peuplement (qualité de l’eau, disponibilité des zones d’abri, de reproduction, de grossissement, température maximales des mois les plus chauds).
La transparence des ouvrages à la mer et une meilleure gestion hydraulique des marais littoraux sont des leviers importants pour la préservation des populations piscicoles qu’elles soient dulcicoles, amphihalines ou marines. L’étude et la connaissance de la continuité écologique piscicole de ce territoire doivent faire l’objet d’une attention particulière, pour accompagner la mise en œuvre :
du plan national de gestion de l’anguille (règlement européen) ;
de la directive-cadre stratégie pour le milieu marin (indicateurs de pression « continuité terre-mer » pour le second cycle) ;
des actions intégrées au 3e PNAZH et reconduites dans le 4e Plan national d’actions en faveur des milieux humides (2022-2026) : « Connaître et évaluer le potentiel des milieux littoraux pour l’accueil des populations piscicoles comme l’anguille européenne » et « Bancariser les inventaires de zones humides et marais » ;
du plan de gestion des poissons migrateurs Rhône Méditerranée 2022-2027.
Le Pôle-relais lagunes méditerranéennes (CEN Occitanie) est porteur d’une action dans le Life Biodiv’France[48] qui vise depuis 2025 à accompagner les gestionnaires vers une meilleure prise en compte de la continuité écologique pour les poissons migrateurs dans les marais littoraux. Il s’agira de fournir aux acteurs de la gestion des lagunes et des marais des outils d’aide à la gouvernance de l’eau afin de mieux accueillir des espèces migratrices telle que l’anguille européenne sur leurs sites. Les éléments de connaissance et de méthode qui seront alors fournis dans le cadre de ce Life d’ici fin 2027, seront des clefs pour construire des objectifs et actions d’amélioration de cette continuité piscicole dans les documents de planification des territoires.
Afin de parvenir à cette mise en œuvre à l’échelle du SAGE Camargue Gardoise, le Conservatoire d’Espaces Naturels d’Occitanie et le SMCG accueillent pendant 6 mois jusqu’au 4 septembre 2026, Céline Bernard en dernière année de formation ingénieur à AgroParisTech, spécialisée en Ingénierie de l’environnement : Eau, Déchets et Aménagements durables, option Aménagement et Gestion des Eaux et des Milieux.
Céline Bernard réalisera dans un premier temps un état des lieux des connaissances et enjeux piscicoles sur le territoire du SAGE Camargue Gardoise afin de mieux comprendre les dynamiques écologiques et orienter les actions de restauration de la continuité écologique.
Dans le cadre de son stage, Céline Bernard effectuera un travail de recherches bibliographiques sur les peuplements piscicoles connus à l’échelle du territoire de la Camargue gardoise, et relèvera leurs besoins écologiques et le rôle des différents milieux aquatiques dans le cycle des espèces piscicoles. Elle fera ainsi le lien entre les paramètres de qualité des milieux impactant les peuplements et les suivis physico-chimiques et écologiques en place à l’échelle du SAGE et du site N2000 de la Camargue gardoise.
D’autre part, elle étudiera également la prise en compte de l’enjeu piscicole dans les différents plans de gestion des étangs littoraux, mais aussi à l’échelle nationale les plans pour la préservation de la ressource piscicole (plan national de gestion de l’anguille, directive-cadre stratégie pour le milieu marin, 4e Plan national d’actions en faveur des milieux humides (2022-2026), plan de gestion des poissons migrateurs Rhône Méditerranée 2022-2027,…). Une attention particulière sera portée sur les principaux ouvrages hydrauliques, canaux et tributaires des étangs et marais de Camargue Gardoise.
Céline Bernard sera amenée à échanger avec les différents acteurs du territoire dans une démarche de collecte d’informations et de concertation. (OFB, MRM, Fédération de pêche du Gard, CRPMEM, CDPMEM, CONAPPED, Tour du Valat, EPTB Vidourle, EPTB Vistre Vistrenque, SYMADREM, CCPC, DDTM/DREAL, AERMC, Région, VNF, BRL, CNR, CDL, DREAL Auvergne-Rhône Alpes, Groupe de travail Anguille, ASA (Associations syndicales autorisées… )
Elle complétera le référencement des principaux ouvrages qui ne seraient pas encore référencés au ROE sur le périmètre du SAGE, et travaillera en complémentarité avec Kyrian Medjkal du SMCG pour définir les périmètres des Unités Hydrauliques Cohérentes (UHC) au regard du réseau d’irrigation/des canaux en Camargue Gardoise.
Ce stage a pour but la production d’un rapport présentant les menaces vis-à-vis des poissons (ruptures de continuités écologiques, espèces exotiques envahissantes…), identifiant les ouvrages et proposant des sites pilotes de suivi pour le PLAGEPOMI (Plan de gestion des poissons migrateurs) ainsi que des perspectives et priorisations (espèces, sites à inventorier) pour une étude « bilan piscicole SAGE » à partir de 2027.
Une réunion de restitution du stage avec les acteurs sera organisée.
Le Pôle-relais lagunes méditerranéennes a coordonné pour la 22e année consécutive le programme des animations en Méditerranée française du 31 janvier au 1er mars sur le thème : « Zones humides et savoirs traditionnels : célébrer le patrimoine culturel ».
Les animations organisées étaient recensées sur la plateforme « J’agis pour la nature[52] », proposée et animée par la Fondation pour la Nature et l’Homme. Le Pôle-relais lagunes méditerranéennes a pu proposer sur son site web une extraction des animations se déroulant sur les départements du littoral méditerranéen Les réseaux sociaux ont également été largement investis pour promouvoir les animations de la Journée mondiale des zones humides en Méditerranée.
203 animations ont été proposées par les organisateurs, 24 ont été annulées (principalement en raison d’une météo défavorable).
Au total ce sont près de 2900 visiteurs qui ont pu profiter des animations !
La presse toujours au rendez-vous !
Cette année encore, l’événement a été bien relayé avec au moins 43 articles de presse et 5 émissions de radio, ainsi que de nombreuses publications sur le web et les réseaux sociaux !
Crédits images : CEN Corse, PNR de la Narbonnaise en Méditerranée, Estérel Côte d’Azur Agglomération, SMCG (×2), Nostà Mar (×2), Salins d’Hyères – TPM, Gipreb.
En résumé
Pour cette édition de la JMZH 2026 en Méditerranée française c’est :
203 animations
2880 visiteurs
dont au moins 1145 jeunes
53 structures
3 régions
9 départements
Le lancement national de la Journée mondiale des zones humides a eu lieu le vendredi 30 janvier 2026 au Centre de découverte du Scamandre, au cœur du site Ramsar de la Petite Camargue (Gard).
Les stratégies de façades ont été adoptées en fin 2025 par les préfets coordonnateurs de façade. De ce fait, les Objectifs environnementaux du troisième cycle (2022–2027) de mise en œuvre de la directive-cadre stratégie pour le milieu marin (DCSMM) avec les indicateurs et cibles associées ont été adoptés et sont entrés en vigueur pour les 6 prochaines années.
Elle s’organise autour d’objectifs environnementaux (OE) avec des indicateurs et des cibles mesurables permettant d’évaluer leur atteinte.
Zoom sur la stratégie de façade maritime Méditerranée
[56]
Jusqu’alors, seules les 21 lagunes relevant du domaine public maritime figuraient dans le périmètre du Document Stratégique de Façade (DSF) Méditerranée. Désormais, 50 lagunes sont intégrées à l’annexe 1 (Force juridique du document stratégique de façade), élargissant sensiblement le champ d’application du DSF à des milieux jusqu’ici non couverts.
La DIRM Méditerranée a publié une plaquette de 8 pages intitulée « Le DSF en Bref », pour comprendre le document stratégique de façade en un coup d’oeil.
Pour les milieux humides, ces indicateurs incluent notamment la reconquête et la restauration des marais littoraux, le suivi de la surface et de l’état écologique des zones humides, la qualité des eaux et la présence d’espèces emblématiques. Ces mesures permettent de suivre l’évolution des écosystèmes côtiers et d’adapter les actions pour maintenir leur biodiversité et leur résilience.
Zoom sur quelques objectifs en lien avec les milieux humides :
« Maintenir ou restaurer les habitats fonctionnels des oiseaux marins* dans les zones humides littorales » (D01-OM-OE05)
Exemples d’indicateurs :
Nombre et surface de sites fonctionnels restaurés sur la façade.
Surface d’habitat fonctionnel des oiseaux marins dans les zones humides des communes littorales
Les résultats obtenus permettent de disposer d’une première cartographie nationale des zones fonctionnelles « potentielles » et « prioritaires », basée sur des valeurs d’enjeux cumulés par maille d’1km². Cette cartographie est adaptée pour une lecture à l’échelle des façades maritimes, mais n’est pas suffisante pour une lecture à très fine échelle.
Ce travail vise à identifier les zones à enjeux pour l’alimentation, le repos et la reproduction des oiseaux marins et côtiers sur le littoral, dans la perspective de maintenir ou restaurer ces habitats fonctionnels et éviter toute soustraction de ces zones au profit d’activités anthropiques.
Il met aussi en évidence la nécessité de constituer des bases de données nationales et standardisées qui faciliteraient l’accès aux données et leur valorisation dans de telles études, afin de mieux localiser les enjeux de biodiversité et de connaître les indicateurs d’OE de manière plus réaliste.
Les cartographies de zones fonctionnelles sont consultables ici :
« Limiter les pressions et les obstacles à la connectivité mer-terre au niveau des estuaires et des lagunes côtières » (D07-OE03)
Exemples d’indicateurs :
Pourcentage des lagunes côtières situées dans des zones de protection forte ;
Nombre d’obstacles ne pouvant être supprimés dont les impacts sur la courantologie, la sédimentologie ou la continuité ont été minimisés
Exemple d’actions
Depuis 2019, dans le cadre de l’action 10 du 4ème plan national milieux humides, plus de 1500 ouvrages hydrauliques ont été identifiés sur les milieux humides littoraux méditerranéens par le Pôle-relais lagunes méditerranéennes, l’Office français de la biodiversité et l’ensemble des gestionnaires d’espaces naturels. En 2024, ces données ont été utilisées pour le rapportage DCSMM, mais également pour le 4ème rapportage du plan d’action anguille de la France auprès de la commission européenne. Actuellement, dans le cadre du Groupe technique Anguille en lagunes du COGEPOMI[61], et de l’appui financier du Life Biodiv’France, les Pôle-relais zones humides contribuent à l’écriture du prochain PLAGEPOMI Rhône-Méditerranée, notamment sur :
Les apports de connaissance en marais littoraux, incluant :
la cartographie des UHC attenantes aux lagunes ZAP/ZALT,
le rôle des marais littoraux méditerranéens,
des éléments de synthèse issus de l’enquête menée auprès de vous concernant les ouvrages prioritaires ;
Les perspectives en marais, à travers nos travaux en cours sur la continuité écologique piscicole et le développement d’outils d’aide à la gestion ;
Des illustrations par quelques exemples, tels que les travaux de COLAGANG[62] et d’autres suivis piscicoles menés en marais.
« Restaurer le linéaire du trait de côte et les petits fonds côtiers présentant une altération structurelle et/ou une altération des fonctions écologiques en respectant la nature des fonds et du linéaire préexistant et hors de toute séquence ERC »
Exemples d’indicateurs :
Nombre d’opérations de restauration écologique
Nombre de Schémas Territoriaux de Restauration Ecologique (STERE)
Le projet Life Adapto +,[64] coordonné par le Conservatoire du Littoral, vise à déployer à large échelle la gestion souple de la bande côtière pour les zones exposées aux phénomènes liés à l’élévation du niveau de la mer, en associant les acteurs locaux à la gestion et à la création de zones tampons naturelles. Dans ce cadre, 15 nouveaux sites sont impliqués dans la démarche du projet, avec une extension des pratiques de gestion souple à 10 territoires supplémentaires d’ici 2029 et une volonté affichée de transmettre au plus grand nombre. Le Pôle-relais lagunes méditerranéennes contribue aux actions de dissémination et diffusion des retours d’expériences des territoires accompagnés et de communication autour des outils du projet.
Depuis la loi Climat et résilience du 22 août 2021[69], les communes littorales « particulièrement vulnérables » à l’érosion littorale sont identifiées dans une liste fixée par décret et régulièrement actualisée. La dernière révision, issue d’un décret du 13 février[70], intègre une cinquantaine de communes supplémentaires volontaires.
Cette liste passe de 126 communes en 2022, à 371 aujourd’hui. Cette inscription implique de nouvelles obligations et la possibilité d’utiliser de nouveaux outils.
Ces territoires volontaires s’engagent notamment à élaborer une carte locale d’exposition au recul du trait de côte et à l’intégrer à leur document d’urbanisme (articles L.121-22-1 à 12 du Code de l’urbanisme).