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Programme de la Journée mondiale des zones humides en Méditerranée, édition 2026

Zones humides et savoirs traditionnels : célébrer le patrimoine culturel

La Journée mondiale des zones humides 2026 aura lieu du 30 janvier au 1er mars. Pour la 22ème année consécutive en Méditerranée, tous les acteurs des zones humides se mobilisent pour faire découvrir aux petits comme aux grands les richesses des lagunes, des marais littoraux, des cours d’eau…

 

Le programme en Méditerranée

Retrouvez toutes les animations 2026 autour du thème « Zones humides et savoirs traditionnels : célébrer le patrimoine culturel ». Une centaine d’animations est organisée autour de la Méditerranée en Occitanie, Sud Provence-Alpes-Côte d’Azur et Corse.

Bonne fête des zones humides à tous !

Consultez directement les animations en cliquant sur la carte ou sur les sélections en région ci-dessous

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Zoom sur les animations autour du littoral en Occitanie [2] Zoom sur les animations autour du littoral en Provence-Alpes-Côte d’Azur [3] Zoom sur les animations autour du littoral en Corse [4]

 

Animations par département

 

Toutes les informations sur le Centre de ressources milieux humides

Retrouvez toutes les informations nationales sur cette édition 2026 de la Journée mondiale des zones humides sur le Centre de ressources milieux humides [13]

Vous êtes organisateur ? Vous pouvez encore proposer une animation sur la plateforme « J’agis pour la nature » ! + d’infos [14]

 

Cette initiative est proposée par le Pôle-relais lagunes méditerranéennes pour la 22ème année consécutive, avec l’aide de ses partenaires techniques et financiers : Office français de la biodiversité, agence de l’eau Rhône Méditerranée Corse, DREAL PACA, Région Sud Provence-Alpes-Côte d’Azur, Région Occitanie, Département des Bouches-du-Rhône, Département de l’Hérault et Groupe Accor.

 

4ème conférence interrégionale Crabe bleu, 6 et 7 novembre 2025, Mauguio I Palavas-les-Flots (Occitanie)

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Organisée par le Pôle-relais lagunes méditerranéennes, l’Office Français de la Biodiversité, la DREAL Occitanie en partenariat avec l’Office de l’Environnement de la Corse et les DREALs Paca et Corse

Les participants réunis au Tenchadou (Prud’homie de Palavas) pour un déjeuner et une démonstration de techniques de pêche © Pôle lagunes

Cette 4e conférence interrégionale a eu lieu cette année en Occitanie, accueillie par l’Agglomération du Pays de l’Or (Mauguio) le 6 novembre et au Phare de la Méditerranée (Palavas-les-Flots) le 7 novembre 2025.

L’événement tenu sous format hybride (présentiel et en distanciel) a rassemblé près de 132 participants le 6/11 (dont près de 80 en présentiel) et plus d’une centaine le 7/11 (dont près de 70 en présentiel). Parmi eux, de nombreux chercheurs, des gestionnaires d’espaces naturels, des décideurs et institutionnels, des associations, des socio-professionnels de la pêche et des acteurs locaux engagés dans la lutte contre cette espèce exotique envahissante.

Depuis les premières proliférations observées en particulier dans l’étang de Canet en 2021, la dynamique de l’espèce ne cesse de s’intensifier, affectant aujourd’hui l’ensemble de la façade méditerranéenne française. Face à sa propagation et aux enjeux de maintien de l’activité de pêche artisanale à l’anguille et de préservation des écosystèmes lagunaires, les actions conduites depuis 2022 ont permis de mobiliser une communauté d’action et conjuguer surveillance, recherche, interventions ciblées, sensibilisation et partage d’expériences.

Aujourd’hui, il importe que chacun se mobilise selon ses moyens et compétences pour trouver un équilibre entre la lutte et l’adaptation, la régulation, la protection de la ressource locale (anguilles etc.), la sauvegarde et l’accompagnement des petits métiers de la pêche en étang. A ce titre, la rencontre a permis de souligner l’urgence de travailler au développement d’une filière d’exploitation et de valorisation de cette espèce et accompagner le développement d’une filière économique pour limiter les impacts écologiques et soutenir les professionnels.

Les actes de la conférence seront édités au 1er trimestre 2026.

 

Replay de la conférence – 6 novembre

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Accéder aux résumés, télécharger et visionner les présentations du 6 novembre en cliquant sur les liens ci-dessous :

Tour d’horizon de l’invasion du Crabe bleu en Occitanie, PACA et Corse et réponse par des Plans d’actions et de lutte adaptés
Nathalie Barré (CEN Occitanie), Katia Lombardini (Tour du Valat) et Marie Garrido (OEC) ➞ Accéder à la présentation [16]

Étude de certains traits biologiques et écologiques et de la variabilité spatio-temporelle des captures par unité d’effort du crabe bleu Callinectes sapidus Rathbun, 1896 dans l’étang de Canet -Saint-Nazaire, en lien avec son environnement et son cycle de vie
Marion Jarraya (UPVD) ➞ Accéder à la présentation [17]

Dynamique de la population de Callinectes sapidus dans la lagune de Canet : Leçons et propositions pour la régulation de l’espèce
Stéphane Hourdez (OOB) ➞ Accéder à la présentation [18]

Évolution du crabe bleu en Corse : Entre écologie et gouvernance (2024-2025)
Marie Garrido (OEC) et Guillaume Marchessaux (IRD) ➞ Accéder à la présentation [19]

Suivi des déplacements de Callinectes sapidus par télémétrie acoustique dans les lagunes méditerranéennes françaises et en proche côtier
Romain Bertho (BIOTOPE)- DREAL Occitanie, Université de Corse et OEC ➞ Accéder à la présentation [20]

Dynamique spatio-temporelle et perceptions des pêcheurs de l’invasion de Callinectes sapidus dans les lagunes italiennes et de l’étang de Berre
Marina Chiappi (Université de Bologne) ➞ Accéder à la présentation [21]

Réseau ALIEN Mer : Un réseau de suivi et de sensibilisation aux ENI marines – Maraudage et sensibilisation au Crabe bleu
Lisa Petit (CPIE LIDOC) ➞ Accéder à la présentation [22]

La pêche comme moyen de lutte contre le Crabe bleu
Jean-Luc Desforges (DIRM), Rozenn Audinet (DMLC) ➞ Accéder à la présentation [23]

« Sentinelles du Crabe bleu » : Programmation des captures ciblées sur les lagunes d’Occitanie
Emmanuel Bassinet, Chloé Jehl (CRPMEM Occitanie) et Jean-François Holley (Cepralmar) ➞ Accéder à la présentation [24]

L’observatoire du Crabe bleu dans l’étang de Berre : Programmation des captures ciblées et autres actions
Julie Duley (Gipreb) ➞ Accéder à la présentation [25]

Valorisation du crabe bleu : Obstacles et perspectives du développement d’une filière commerciale en France
Axel Gaugain (SGAR Occitanie), Jérémy Vial (Tour du Valat) ➞ Accéder à la présentation [26]

 

Replay de la conférence – 7 novembre

[27]

 

Accéder aux résumés, télécharger et visionner les présentations du 7 novembre en cliquant sur les liens ci-dessous :

Workshop international sur la gestion des crabes bleus en Méditerranée – Retour d’expérience
Guillaume Marchessaux (IRD) ➞ Accéder à la présentation [28]

[Vidéo] Initiatives locales de lutte contre le crabe bleu : la parole aux acteurs de la gestion des lagunes

[29]

Table ronde « Initiatives locales de lutte contre le crabe bleu » 🖥️ Voir la vidéo [30]

Nina Schoen (Communauté de communes La Domitienne), Kevin Bergeron (Estérel Côte d’Azur Agglomération), Delphine Marobin (PNR de Camargue) ➞ Télécharger la présentation [31]

Table ronde « Projets de valorisation du Crabe bleu » 🖥️ Voir la vidéo [32]

Baptiste Canville (Prud’homie de Palavas) ➞ Télécharger la présentation [33]
Louise Hennache (OP du Sud) ➞ Télécharger la présentation [34]
Sophie Guillot (association Biodiv Corsica) ➞ Télécharger la présentation [35]
Manuel Evrard (OP de Normandie)

 

Virginie MAUCLERT
Coordinatrice du Pôle-relais lagunes méditerranéennes
Tour du Valat
Tél : 04 90 97 29 67
Courriel : [email protected] [36]

Katia LOMBARDINI
Chargée de mission du Pôle-relais lagunes méditerranéennes en région PACA
Tour du Valat
Tél : 04 90 97 29 56
Courriel : [email protected] [37]

Nathalie BARRE
Chargée de mission du Pôle-relais lagunes méditerranéennes en Occitanie
Conservatoire d’espaces naturels Occitanie
Tél : 04 67 15 32 32
Courriel : Courriel : [email protected] [38]

Marie GARRIDO
Chargée de mission du Pôle-relais lagunes méditerranéennes en Corse
Office de l’Environnement de la Corse
Tél : 04 95 50 99 41
Courriel : [email protected] [39]

Appel à projet : Protection et la mise en valeur des zones humides et des espèces qui y sont liées – Fondation Iris

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A l’occasion de la journée mondiale des zones humides le 2 février, la Fondation Iris lance un appel à projets [40] pour protéger et mettre en valeur ces écosystèmes essentiels dans la lutte contre le réchauffement climatique et la préservation de la biodiversité.

Marais, mares, tourbières, bourbiers, marécages, mangroves, lagunes, deltas, embouchures, ripisylves… Ces zones de transition entre les eaux et les terres protègent les populations humaines des crues des rivières et les côtes, des tsunamis et des érosions. Elles atténuent les sécheresses, réalisent la dépollution naturelle des eaux, sont des puits de carbone importants et le refuge d’une biodiversité remarquable.

Une attention particulière sera portée aux projets qui :

 

Les candidats ont jusqu’au 2 mars 2026 pour soumettre leurs projets.

Pour plus d’informations sur les critères d’éligibilité et le processus de sélection, rendez-vous sur la page dédiée aux candidatures [41] du site internet de la Fondation Iris.

 

Les Réserves naturelles régionales du Scamandre et Mahistre et Musette s’adaptent au Changement climatique

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Les RNR gérées par le syndicat mixte de la Camargue Gardoise ont réalisé la démarche d’adaptation selon le Guide Natur Adapt. Financées par la Région Occitanie, coordonnée par l’ANA CEN Ariège, les RNR du Scamandre et Mahistre et Musette ont réalisé un récit climatique sur leur échelle de territoire, identifié les vulnérabilités du patrimoine naturel au changement climatique et ont fait évoluer leurs objectifs et opération de gestion pour favoriser la robustesse de ces aires protégées.

Les résultats de Natur Adapt sont synthétiquement présents comme des grandes tendances de mise en récit. La première étape est le récit climatique reposant sur les données météo France :  L’analyse de l’évolution récente (1960 à aujourd’hui) du climat sur les RNR (à l’échelle d’une maille de 64 km2) permet déjà d’observer l’augmentation des températures, tout comme celle de l’évapotranspiration potentielle (ETP). Certains indicateurs restent variables d’une année à l’autre, c’est le cas des précipitations.  Le niveau marin augmente également à raison d’environ 2,5mm/an (modélisation depuis 1990). Pour la salinité, les données divergent selon les canaux :  stable dans le canal de capette sud (≈ 0,4g/L) avec une légère tendance à la baisse. À l’horizon lointain (2071-2100) pour le scénario d’émission (RCP 8.5) les températures augmenteront en moyenne de +4°C (moyenne correspondant à la France métropolitaine). Les hivers seront très doux, avec une disparition du gel. L’été se réchauffera fortement, et les vagues de chaleur seront sévères (12 jours de chaleur consécutifs). Un décalage des températures de juillet à septembre est observé, suggérant le décalage de l’été sur le début de l’automne. L’ETP augmente sur toute l’année, mais plus fortement en automne (en lien avec le décalage saisonnier) ; en parallèle, la quantité des précipitations augmente en hiver. En été, cette quantité diminue et à cela s’ajoutent des périodes de sécheresse de plus en plus longues. Globalement les précipitations présentent une variabilité intra-annuelle.

Dans ce contexte les marais doux à saumâtres ont une forte vulnérabilité au changement climatique, notamment les roselières qui devront faire face à des assecs plus longs et surtout une salinisation des milieux. Cette salinisation notamment associée à la montée, inexorable à un horizon lointain 2100, du niveau de la mer et la diminution de la ressource en eau douce notamment en été apparait comme un des principaux vecteurs de changement pour les réserves. Le profil du patrimoine naturel se rapprochera davantage de celui aujourd’hui présent en littoral, favorisant ainsi les espèces des lagunes et les gazons amphibies. Les habitats terrestres herbacés et arborés des Réserves, intiment liés à la topographie des sites du fait de leur positionnement dans les points hauts sont eux aussi vulnérables avec le risque de banalisation des espèces par une extension du Tamaris, davantage concurrentiel face à l’eau saumâtre pour ses racines et moins sensible à la dessiccation. Enfin les marais temporaires Halophiles ont une vulnérabilité faible au changement climatique du fait de leur capacité de résilience aux assecs et à la salinisation. Pour autant un décalage du gradient d’habitats est possible, mais avec le risque là encore d’une banalisation avec des espèces intermédiaires (prés salés) moins concurrentes que d’autres (Salicorne).

La gestion des niveaux d’eau, aujourd’hui artificielle sur les réserves, mais aussi à l’échelle de l’ensemble de la Camargue Gardoise aura un impact direct sur ces tendances des effets du changement climatique. Or ce dernier va lui-même rendre plus complexe la gestion de l’eau, avec des besoins plus importants pour la gestion du patrimoine naturel, mais aussi des acteurs du territoire voisin, mais encore en amont, tout au long du cours du Rhône. Ainsi les besoins d’usages augmenteront quand la disponibilité diminuera.  Ces vulnérabilités au climat sont d’autant plus prégnantes qu’elles se superposent à d’autres pressions elles aussi multiscalaires (pollution, coupure de connectivité, etc.). À l’intersection de ces phénomènes, les RNR feront aussi probablement face à la colonisation de nouvelles espèces plus généralistes, amenées par le changement climatique à un meilleur déploiement face à des espèces spécifiques fragilisées. Cela inclut la capacité concurrentielle des espèces, le niveau de bouleversement de la chaine trophique, ou encore les seuils climatiques entrainant la perte partielle ou totale de fonctionnalité des milieux. Ces constats offrent des pistes d’amélioration de connaissances, notamment sur les dimensions de fonctionnalité et de mesures abiotiques.

Ainsi pour la réserve de Mahistre et Musette, il a été choisi collectivement, une posture d’acceptation des effets du Changement climatique en accompagnant la transition des marais doux vers des marais saumâtres. Quant à la RNR de Scamandre la posture « résister » a été préférée, à court terme, dans un objectif de renforcer les Roselières. Cela consiste à orienter la gestion de l’eau de la manière la moins défavorable au maintien de la roselière, voire à son  développement, quitte à ce que cette gestion soit moins favorable à des habitats plus salés. Dans une moindre mesure, conserver la possibilité d’intervenir mécaniquement sur zones colonisées par les germinations spontanées de tamaris participe aussi à cette résistance.

L’acceptation à long terme des effets du changement climatique sur le patrimoine naturel entraine des opérations autour de l’amélioration des connaissances et permettra de suivre ces évolutions. Si des seuils d’effondrement sont identifiés à court terme, l’acceptation sera nécessaire. À court terme, la posture « diriger » les effets du changement climatique est tout autant importante et porte  sur l’ancrage territorial au sens large. Elle repose principalement sur l’accompagnement des acteurs afin de limiter les pressions anthropiques et de favoriser la résilience des milieux. Cela vise par exemple à faciliter et participer à la gouvernance de l’eau (douce) à l’échelle du territoire, dans un contexte de raréfaction de la ressource disponible.

Scénario spatialisé

 

Télécharger le Récit Climatique  [42]

Télécharger le Diagnostic de Vulnérabilité et d’Opportunité au Changement Climatique [43]

Télécharger le Plan d’adaptation au changement climatique [44]

Communauté Natur Adapt [45]

 

Jérémiah PETIT – 0671178613
Chef de service Gestion des Espaces Naturels
Conservateur de la RNR de Scamandre
Syndicat Mixte Camargue Gardoise

Lou DUMAINE – 0684413992
Chef de projet adaptation au changement climatique et Ancrage territorial
ANA-CEN Ariège

      

Campagne 2024-2025 : la mobilisation se poursuit sur l’enjeu du Crabe bleu en région Provence-Alpes-Côte d’Azur

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Initiée en 2024 pour impulser et co-construire une dynamique de réseau sur le Crabe bleu [46] en région Provence-Alpes-Côte d’Azur, cette campagne de sensibilisation et d’information s’est poursuivie de Juin à Novembre 2025 sous la coordination du CPIE des îles de Lérins et Pays d’Azur avec le soutien du réseau de structures ambassadrices de la campagne Ecogestes Méditerranée en Région Sud et des partenaires gestionnaires d’espaces naturels.

Les soutiens de l’OFB en partenariat avec le Pôle-relais lagunes méditerranéennes, du CPIE Littoral d’Occitanie et du Parc national de Port Cros ont permis de reconduire la sensibilisation dans différents territoires de la Région et  d’étendre les actions de sensibilisation à l’est du littoral où le Crabe Bleu poursuit sa progression géographique.

En 2025, les ambassadeurs et ambassadrices sont allés à la rencontre des pêcheurs dans de nouvelles communes (en violet sur la figure ci-dessous), en particulier dans les Alpes-Maritimes où le Crabe bleu a été signalé pour la première fois à l’ouest du département en août 2025.

Carte des sites de campagnes de sensibilisation au Crabe bleu en 2025

 

Les objectifs opérationnels

Méthodes et moyens d’action

Des ambassadeurs et ambassadrices professionnels formés aux méthodes de sensibilisation et aux thématiques concernant le Crabe bleu, sont intervenus au contact des pêcheurs de loisir, lors d’entretiens menés à l’aide d’une grille de questions pour favoriser les bonnes pratiques à adopter vis-à-vis de cette espèce non indigène marine et la participation à la remontée des observations via un formulaire en ligne (l’outil SICEN du CEN Occitanie [47] ).

Une diffusion plus large dans des points relais (magasins d’accastillage, location de bateaux, écoles de permis bateau, offices de tourisme, …) a également été réalisée, en complément des lieux déjà visités par les structures ambassadrices de la région en 2024.

Formation du 8 juillet 2025 au Parc national de Port-Cros

Résultats des enquêtes de terrain auprès des pêcheurs

Au total, plus de 2600 personnes ont été sensibilisées en 2025 en Région Sud.

48% des pêcheurs enquêtés ont déjà observé un Crabe bleu (contre 16% en 2024).

Parmi l’ensemble des signalisations recueillies, le nombre de crabes observés par les pêcheurs a augmenté entre 2024 et 2025. Les crabes observés ont été de la taille d’une main pour la majorité des signalisations (même constat en 2024 avec les 187 signalisations).

Dans la plupart des cas, les premières observations de Crabe bleu ont été aux mois de juillet- août et en septembre.

Les trois-quarts des pêcheurs enquêtés connaissent le Crabe bleu, et le distinguent parmi les quatre autres espèces de crabes qui leur ont été présentés en 20254 (contre la moitié en 2024).

En revanche, une grande proportion ignore l’impact du Crabe bleu sur la pêche et les recommandations à appliquer en cas de capture d’un individu.

Cette campagne de sensibilisation a porté ses fruits puisqu’elle a permis d’apporter à ce public des informations importantes concernant les recommandations en cas de capture. Elle a aussi permis de susciter un intérêt de la part des pêcheurs pour participer à la remontée d’observations.

Les pêcheurs de loisir ont en effet un rôle très important pour contribuer à estimer l’abondance des populations de Crabe bleu dans les zones de pêche.

Katia Lombardini
Chargée de mission PACA – Pôle-relais lagunes méditerranéennes
[email protected] [37] – 04 90 97 29 56

Jamila Poydenot
Directrice adjointe – CPIE Iles de Lérins et Pays d’Azur
[email protected] [48] – 04 93 39 26 80

Les facteurs climatiques et trophiques contrôlent les tendances temporelles à long terme du phytoplancton dans les lagunes côtières

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Contexte de l’étude

L’étude porte sur 4 lagunes côtières situées sur la plaine orientale de la Corse, suivies chaque été depuis 17 ans dans le cadre de la DCE. Les paramètres mesurés incluent la température, la salinité, les nutriments et divers indicateurs phytoplanctoniques (chlorophylle a, abondance par classes de taille, composition pigmentaire).

L’objectif de ce travail était de comprendre l’influence des variations climatiques (e.g. température de l’air, pluie, vent) et des concentrations en nutriments (azote et phosphore) sur les dynamiques et tendances à long terme du phytoplancton.

 

Principaux résultats

Dans les lagunes les plus enrichies en nutriments, les dynamiques phytoplanctoniques sont principalement déterminées par les apports nutritifs, qui entrainent des pics importants de biomasse et favorisent la dominance des diatomées. Dans ces systèmes eutrophisés, les effets du climat apparaissent secondaires et difficiles à isoler.

À l’inverse, dans les lagunes pauvres en nutriments, les effets des variations climatiques (réchauffement, évènements de pluie et de vent) deviennent plus perceptibles. Bien que leur impact reste moindre en comparaison des effets des apports en nutriments, les conditions climatiques conditionnent la composition phytoplanctonique : les épisodes de vent stimulent la biomasse et favorisent les organismes de grande taille,  tandis que les températures élevées favorisent les petites cyanobactéries adaptées aux eaux chaudes et pauvres en nutriments.​

 

Enjeux pour la gestion

Les auteurs soulignent la nécessité d’adapter les stratégies de gestion à chaque lagune en fonction de ses spécificités. Dans les systèmes eutrophisés, la priorité reste la réduction des apports en nutriments (Derolez et al.,2019), tout en considérant désormais l’impact du climat. Dans les lagunes préservées de l’eutrophisation, la faible exposition aux nutriments représente une opportunité pour détecter précocement des signaux climatiques, faisant de ces systèmes de véritables « sentinelles » des changements environnementaux.

Dans tous les cas, les lagunes côtières apparaissent particulièrement vulnérables aux changements à venir, tels que la hausse des températures et de la fréquence des épisodes extrêmes, la diminution des apports d’eau douce, l’élévation du niveau de la mer et les modifications de salinité (Pesce et al.,2018; Ligorini et al., 2023).
Le suivi à long terme de ces écosystèmes est donc indispensable pour anticiper leurs trajectoires futures, orienter les mesures de gestion et préserver les services rendus (pêche, conchyliculture, biodiversité, séquestration du carbone).

 

Derolez, V., Bec, B., Munaron, D., Fiandrino, A., Pete, R., Simier, M., Souchu, P., Laugier, T., Aliaume, C., Malet, N., 2019. Recovery trajectories following the reduction of urban nutrient inputs along the eutrophication gradient in French Mediterranean lagoons. Ocean & Coastal Management 171, 1–10. https://doi.org/10.1016/j.ocecoaman.2019.01.012 [49]

Ligorini, V., Garrido, M., Malet, N., Simon, L., Alonso, L., Bastien, R., Aiello, A., Cecchi, P., Pasqualini, V., 2023. Response of Phytoplankton Communities to Variation in Salinity in a Small Mediterranean Coastal Lagoon: Future Management and Foreseen Climate Change Consequences. Water 15, 3214. https://doi.org/10.3390/w15183214 [50]

Pesce, M., Critto, A., Torresan, S., Giubilato, E., Santini, M., Zirino, A., Ouyang, W., Marcomini, A., 2018. Modelling climate change impacts on nutrients and primary production in coastal waters. Science of The Total Environment 628–629, 919–937. https://doi.org/10.1016/j.scitotenv.2018.02.131 [51]

 

Moulin, A., Bec, B., Boutron, O., Derolez, V., Garrido, M., Pasqualini, V., Malet, N.,2026. Climatic and nutrient drivers affect long-term phytoplankton temporal trends in coastal lagoons. Marine Pollution Bulletin, 224, 119080. https://doi.org/10.1016/j.marpolbul.2025.119080 [52]

 

Aurore MOULIN
Université de Corse, CNRS UMR 6134 SPE,
projet Gestion des eaux en Méditerranée
[email protected] [53]

 

Financeurs / Collaborations :

Appel à sujets « Appui méthodologique et statistique à destination des gestionnaires d’aires protégées »

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L’Office français de la biodiversité et le Centre d’écologie fonctionnelle et évolutive (CEFE) lancent un nouvel appel à sujets dans le cadre de leur coopération. Celle-ci, lancée en 2018, vise à fournir un appui méthodologique et statistique à destination des gestionnaires d’aires protégées.

Cet appel à sujets vise à fournir un appui méthodologique et statistique pour la conception, la mise en œuvre et/ou l’évaluation d’une opération scientifique (inventaire, suivi, etc.) portant sur la biodiversité française. Chaque projet sélectionné bénéficiera de la mise à disposition de temps de travail d’un ingénieur recruté dans le cadre de la coopération OFB-CEFE.

Les études proposées doivent porter sur la création d’une nouvelle opération scientifique (inventaire, suivi, etc.) ou sur l’évolution d’une opération scientifique déjà existante. L’opération scientifique doit s’intéresser à un des deux thèmes suivants :

Les projets pourront porter sur tout type d’aire protégée, terrestre ou marine, en France.

Date limite de dépôt des candidatures : 30 mai 2026 (heure de Paris).

 

Voir l’appel à sujets sur le site de l’OFB [54]

Replay des Webinaires « Parcours Littoraux de demain : s’adapter avec la nature »

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De juin à octobre 2025, l’Office français de la biodiversité et le LIFE ARTISAN, en partenariat avec le Conservatoire du littoral et le LIFE Adapto+, ont organisé un ensemble de webinaires, dédiés aux Solutions fondées sur la Nature (SfN) pour l’adaptation des territoires littoraux face aux risques liés au changement climatique.

L’ensemble des replays et supports de présentations de ces 8 webinaires sont en ligne.

Revoir les webinaires et les présentations [55]

Programme des webinaires

 

Le (faux) Procès du sel en Camargue

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Le vendredi 28 novembre 2025, plus de 400 personnes – acteurs et habitants de Camargue mais aussi curieux d’autres territoires – sont venues assister au (faux) Procès du sel, au Palais des congrès d’Arles.

Lauréat du programme Érable, le projet « Camargue, le procès du sel [56] » est porté par le Centre d’écologie fonctionnelle et évolutive (CEFE) du CNRS. Envisagé comme une fiction territoriale, il explore les possibilités d’adaptation et de transformation des activités humaines en Camargue face à la salinisation des milieux et au changement climatique. Il envisage le sel comme un motif environnemental accusé dans un procès fictif.  Le projet se conclura par une phase d’évaluation scientifique afin de documenter ce que ces nouvelles formes de dialogue changent concrètement dans la manière de penser la biodiversité et les transitions.

Le (faux) Procès du sel

Entre fiction et réalité, ce spectacle-enquête est conçu et mis en œuvre par Pascal Ferren, auteur, Raphaël Mathevet, chercheur en géographie et en écologie (CNRS – CEFE) et l’Agence Bipolar, en partenariat avec le Syndicat Mixte Camargue Gardoise et le Parc Naturel Régional de Camargue, tous deux coordinateurs de la réserve de biosphère. Événement rassembleur, il propose un format inédit de dialogue public sur la salinisation et le changement climatique en Camargue, leurs impacts sur la vie quotidienne des habitants du territoire, sur les milieux naturels, sur la vie économique et touristique, et les réponses collective à y apporter. Ce format de médiation territoriale original intervient en plein processus de révision de la charte du Parc naturel régional de Camargue.

Rediffusion du Procès du sel

  • En savoir plus

Description du projet sur le site du programme Érable [56]

Communiqué de presse [57]

Dossier de presse [58]

Autres projets lauréats du programme Érable  [59]

L’impact du crabe bleu Callinectes sapidus sur la biodiversité dans les lagunes méditerranéennes

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Le point sur les publications

Le crabe bleu Callinectes sapidus, espèce originaire de l’Atlantique occidental, présente en Méditerranée une forte capacité d’invasion liée à son écologie opportuniste, sa plasticité environnementale et son fort potentiel reproducteur.

Dans les lagunes méditerranéennes, son expansion « récente », particulièrement marquée en France depuis 2021 en Corse, fin 2024 en Paca et 2019 en Occitanie (Canet plus particulièrement et 2023 pour les autres lagunes d’Occitanie) s’accompagne d’impacts écologiques :

● Pression prédatrice et réorganisation des réseaux trophiques

Le Crabe bleu est un prédateur généraliste consommant bivalves, crustacés, poissons, annélides et divers organismes benthiques, avec une préférence marquée pour les bivalves (Gavioli et al., 2025). Cette omnivorie et son agressivité entraînent (i) une forte pression sur les communautés benthiques, pouvant conduire à leur appauvrissement structurel (Chiesa et al., 2025) et (ii) une compétition et prédation directes sur des espèces natives importantes comme Carcinus aestuarii (crabe vert), Atherina boyeri (athérine) ou Anguilla anguilla (anguille) dont les déclins ont été corrélés à l’augmentation de C. sapidus dans plusieurs lagunes, notamment la Sacca di Goro (delta du Pô, Italie) (Gavioli et al, 2025 ; Clavero et al., 2022).

Une réorganisation des réseaux trophiques, où les interactions prédateur–proie se modifient fortement, entraîne des perturbations de l’ensemble du fonctionnement écologique des lagunes (Gavioli et al., 2025).

Ces phénomènes sont cohérents avec les observations réalisées dans d’autres systèmes méditerranéens (delta de l’Èbre), où la hausse des densités de crabe bleu a provoqué des déclins rapides de multiples espèces natives, un processus qualifié d’hyper-prédation (Céspedes et al, 2024).

● Impact majeur sur les bivalves et ruptures de recrutement

Dans les lagunes du delta du Pô (Sacca del Canarin, Sacca degli Scardovari ; Chiesa et al., 2025), les études montrent (i) des pertes de palourdes jusqu’à 100 % en 2023, avec 56 % des coquilles présentant des traces de prédation par le crabe bleu, (ii) l’absence totale de naissain dans les zones de recrutement naturel, signe d’une perturbation aiguë des cycles de renouvellement des bivalves et (iii) une menace directe pour la durabilité écologique et économique des lagunes productrices, confirmée également dans d’autres bassins aquacoles méditerranéens (Gavioli et al., 2025).

La pression prédatrice du Crabe bleu sur les bivalves, en particulier Ruditapes philippinarum, est identifiée comme l’un des mécanismes les plus impactant dans ces écosystèmes (Gaglio et al., 2025).

Gaglio et al., (2025) montre que le Crabe bleu a fortement colonisé la lagune de Sacca di Goro (delta du Pô, Italie) et a bouleversé son fonctionnement écologique et économique. Il met en évidence une chute d’environ 72% de la production de palourdes japonaises entre la période 2010–2023 et l’année 2024, entraînant des pertes d’environ 65 millions d’euros, ainsi qu’une baisse des revenus de la petite pêche. Concernant la partie de l’article relative à la filière Crabe bleu, les auteurs démontrent que malgré une forte augmentation des captures et des ventes à partir de 2018, culminant avec un véritable « boom » en 2023, l’effondrement rapide du prix au kilo et les coûts élevés liés à l’élimination des surplus conduisent à un bilan économique négatif en 2024 (environ 700 000 € de perte). Cette filière reste donc très loin de compenser les pertes subies par la production de palourdes et par la pêche artisanale.

● Effets en cascade sur les communautés et les fonctions écologiques

Les études montrent que le Crabe bleu (i) modifie la composition et la structure des communautés biologiques, en déstabilisant le benthos et en perturbant les interactions trophiques (Chiesa et al., 2025), (ii) altère les fonctions eco-systémiques des lagunes (e.g. production halieutique, filtration, recyclage de la matière), déjà fragilisées par d’autres pressions (e.g. eutrophisation, événements extrêmes, réchauffement climatique ; Chiesa et al., 2025), (iii) affecte la chaîne alimentaire locale, en réduisant l’abondance de « proies-clefs » et en interférant avec la reproduction ou le recrutement des espèces piscicoles.

Dans certaines situations, l’espèce peut même devenir une espèce clé de voûte du système envahi, restructurant profondément les interactions écologiques (observations issues d’Espagne et corroborées par les dynamiques du delta du Pô (Céspedes et al, 2024).

Conclusion

L’ensemble des publications évoquées ci-dessus montrent que l’invasion de Callinectes sapidus entraîne :

Ces impacts justifient la mise en place urgente de plans de surveillance, de stratégies de gestion ciblées et d’approches écosystémiques pour limiter la propagation et réduire les effets du crabe bleu sur la biodiversité méditerranéenne (Chiesa et al., 2025).

 

 

Les publications sont disponibles sur demande ([email protected] [60])

Consulter le rapport du RAC/SPA « État des connaissances sur les crabes bleus en Méditerranée » [61]

 

Marie Garrido
OEC – Pôle-relais lagunes méditerranéennes
Email : [email protected] [39]

Bancarisation des données d’évaluation de l’état de conservation des lagunes côtières : une cartographie dynamique maintenant disponible

Publié Par prlm Sur Dans Etudes et projets | Pas de commentaire

Dans le cadre du projet Life Marha [62], un important travail d’évaluation de l’état de conservation de l’habitat 1150* « Lagunes côtières » a été coordonné par le Pôle-relais lagunes méditerranéennes entre 2019 et 2025. Des données ont ainsi été collectées sur 21 sites Natura 2000 de Corse, d’Occitanie et de PACA en appliquant la méthode nationale fondée sur 12 indicateurs (Lepareur et al., 2019 ; Barré et al., 2020).

Une cartographie dynamique des indicateurs à disposition des gestionnaires

Pour garantir la qualité et la pérennité des informations collectées, un important travail de structuration et de bancarisation des données a été mené en collaboration avec la chargée de mission Gestion de données du Life Marha à l’Office français de la biodiversité, les gestionnaires des sites N2000 et le Pôle-relais lagunes méditerranéennes (Tour du Valat, CEN Occitanie, Office de l’Environnement de la Corse). Cette collaboration a permis de centraliser l’ensemble des données produites et d’en faciliter l’accès pour leur exploitation.

Elles ont ainsi été intégrées dans la base de données de l’OFB, servant à la fois pour leur traitement et leur diffusion, et sont recensées sur le catalogue en ligne associé data.ofb.fr.

Une visualisation interactive, sous forme de cartographie dynamique des différents indicateurs suivis sur les trois régions, est désormais disponible.

Accéder à la cartographie dynamique [63]

[63]

L’outil cartographique Lizmap permet aux utilisateurs d’interagir avec la carte, filtrer les données par région et par type d’indicateur, et accéder à des informations détaillées pour chaque entité grâce à des pop-ups explicatifs. Ils ont également la possibilité d’exporter les données, assurant ainsi un suivi efficace, une centralisation des informations et une communication transparente des résultats auprès des partenaires.

Des données amenées à être enrichies au fil du temps

Ce travail de centralisation des données s’est révélé complexe, notamment du fait de la difficulté d’avoir une visibilité précise sur la nature et le volume des données qui allaient être collectées à l’échelle de la façade méditerranéenne. Par ailleurs, il a été nécessaire de retravailler l’ensemble des données avec les gestionnaires afin d’harmoniser et de structurer correctement les informations pour permettre leur bancarisation.

Ce projet Life Marha arrive à la fin de huit années d’acquisition de données et de connaissances. Cette cartographie dynamique constitue l’aboutissement de cette démarche, c’est une étape majeure dans la valorisation des résultats du projet.  Pour autant, il est essentiel que la cartographie centralisée continue à évoluer et à s’enrichir pour répondre aux besoins croissants des gestionnaires et pour conserver sa valeur opérationnelle. Les gestionnaires expriment d’ailleurs une forte demande : ils ont besoin d’outils vivants, régulièrement actualisés, afin de poursuivre le suivi de l’évaluation au-delà du Life Marha.

Nous tenons à remercier tous les gestionnaires et structures animatrices du réseau Natura 2000 pour leur précieuse contribution à ce travail, ainsi que pour leur patience et assiduité dans la remontée de leurs données d’évaluation. Un grand merci particulièrement à Sara Terrin en charge de la gestion des données Life Marha au sein de l’OFB, dont l’appui technique, la disponibilité et l’accompagnement à la résolution des problèmes a été déterminant pour le bon déroulement de ce travail.

Rapport d’expertise concernant l’évaluation initiale de la contamination chimique de lagunes permanentes d’Occitanie (narbonnais), dans le cadre du Life Marha en 2024.

Publié Par prlm Sur Dans Rapports d’étude | Pas de commentaire

Cette étude a été réalisée durant l’été et l’automne 2024 en vue de compléter l’évaluation de l’état de conservation des lagunes côtières méditerranéennes (HIC UE-1150) qui est réalisée dans le cadre du Life Marha [62] (2018-2025).
En partenariat avec le PNR de la Narbonnaise et le Pôle-relais lagunes méditerranéennes, l’IFREMER a mené l’évaluation de la contamination chimique de 4 masses d’eau de transition (l’Estarac, du Grazel, de Gruissan et de St Paul) du site N2000 du complexe lagunaire de Bages-Sigean. Le rapport présente le bilan des protocoles utilisés, des résultats obtenus et des indicateurs d’état pour ces étangs dont c’est le premier diagnostic chimique (sauf pour Gruissan). Pour cela, les protocoles DCE « lagune » et OBSLAG ont été mis en oeuvre pour caractériser l’état chimique de ces masses d’eau, à partir de la phase aqueuse via l’emploi d’échantillonneurs intégratifs POCIS, DGT et SBSE.

Résultats

Sur les 190 substances chimiques organiques recherchées, 32 contaminants ont été retrouvés au moins une fois au cours du suivi. C’est dans l’étang de St Paul qu’on retrouve le plus grand nombre de substances organiques différentes (24) et dans celui de Grazel le plus petit nombre (16). Les résultats ne révèlent pas de problématique chimique majeure sur ces lagunes. D’un point de vue règlementaire, aucune des substances prioritaires de la DCE recherchée n’a dépassé sa norme de qualité environnementale.

Même si seulement 50% des substances prioritaires ont été diagnostiquées dans ce suivi, cela confirme l’absence de problématique majeure de pollution dans ces lagunes, laquelle aurait été détectée indirectement et préalablement dans le cadre du suivi règlementaire des lagunes proches, comme par exemple l’étang de Bages. Malgré cela, plusieurs substances dissoutes peuvent impacter négativement la biodiversité de ces milieux. Le cuivre est un élément trace métallique, puissant biocide et fongicide qui est présent dans les étangs de Gruissan, de l’Estarac et de St Paul à des niveaux proches de sa NQE. Plusieurs herbicides organiques ou produits de dégradation d’herbicides (hydroxy-simazine, s-métolachlor…) sont également rapportés avec des teneurs dépassant leurs valeurs seuils écotoxicologiques individuelles dans ces milieux.

L’empreinte de contamination par les pesticides des 4 lagunes suivies (i.-e. la composition des mélanges de substances retrouvées dans chaque lagune) diffère assez nettement entre celles connectées à la mer (Grazel et Gruissan) sur lesquelles on retrouve des biocides spécifiques d’usages nautiques (DMSA et DMST) et de vieux herbicides interdits (atrazine, ametryn), de celles non connectées directement à la mer (Estarac et St Paul) où ces substances sont
complètement absentes, mais en revanche où l’hydroxy-simazine et le s-métolachlor et ses produits de dégradation sont prépondérants (signature d’apports diffus d’origine agricole plus ou moins récents). Le métalaxyl, seul fongicide organique retrouvé, l’est d’ailleurs uniquement sur l’Estarac et St Paul.

Ce travail montre également que l’exposition aux pesticides a considérablement diminuée sur la lagune de Gruissan depuis le premier suivi DCE réalisé en 2012, ce qui constitue un point encourageant pour l’avenir, notamment si cette dynamique se poursuit et s’étend aux autres écosystèmes.

 

Munaron Dominique, Gonzalez Jean-Louis, Barré Nathalie (2025). Rapport d’expertise concernant l’évaluation initiale de la contamination chimique de lagunes permanentes d’Occitanie (narbonnais), dans le cadre du Life Marha en 2024. Ref. ODE/COAST/LEROC 25-14. 44p. Ifremer. https://archimer.ifremer.fr/doc/00993/110475/ [64]

 

Projets de lutte contre le Crabe bleu et de valorisation économique : Tables rondes organisées lors de la 4ᵉ conférence interrégionale Crabe bleu

Publié Par prlm Sur Dans Dernières actus | Pas de commentaire

Lors de la deuxième journée de la 4ᵉ conférence interrégionale Crabe bleu [65], deux tables rondes ont permis de croiser les regards entre gestionnaires de lagunes, pêcheurs professionnels et acteurs de la valorisation pour dresser un panorama complet des enjeux liés au crabe bleu.

La première table ronde, consacrée aux initiatives locales de lutte, a mis en lumière la diversité des situations observées dans les lagunes méditerranéennes. Les gestionnaires ont présenté leurs dispositifs de suivi, les difficultés matérielles rencontrées, l’importance du partenariat avec les pêcheurs et les limites des moyens disponibles.

La seconde table ronde, axée sur les perspectives de valorisation, a ouvert le débat sur les leviers socio-économiques mobilisables pour atténuer les impacts de l’espèce. Elle a mis en évidence le potentiel de débouchés alimentaires et non alimentaires, tout en soulignant les limites actuelles liées aux volumes irréguliers, aux contraintes logistiques et aux obstacles administratifs.

    

Télécharger et visionner les présentations des tables rondes en cliquant sur les liens ci-dessous :

Table ronde « Initiatives locales de lutte contre le crabe bleu » 🖥️ Voir la vidéo [30]

Nina Schoen (Communauté de communes La Domitienne), Kevin Bergeron (Estérel Côte d’Azur Agglomération), Delphine Marobin (PNR de Camargue) ➞ Télécharger la présentation [31]

Table ronde « Projets de valorisation du Crabe bleu » 🖥️ Voir la vidéo [32]

Baptiste Canville (Prud’homie de Palavas) ➞ Télécharger la présentation [33]
Louise Hennache (OP du Sud) ➞ Télécharger la présentation [34]
Sophie Guillot (association Biodiv Corsica) ➞ Télécharger la présentation [35]
Manuel Evrard (OP de Normandie)

 

Voir les résultats du stage de Chloé Berthoud au Parc naturel régional de Camargue sur la « Détermination de la répartition du crabe bleu américain dans le delta du Rhône (Camargue) » [66] présentés lors de la 1ere table ronde