Zones humides et savoirs traditionnels : célébrer le patrimoine culturel
La Journée mondiale des zones humides 2026 aura lieu du 30 janvier au 1er mars. Pour la 22ème année consécutive en Méditerranée, tous les acteurs des zones humides se mobilisent pour faire découvrir aux petits comme aux grands les richesses des lagunes, des marais littoraux, des cours d’eau…
Le programme en Méditerranée
Retrouvez toutes les animations 2026 autour du thème « Zones humides et savoirs traditionnels : célébrer le patrimoine culturel ». Une centaine d’animations est organisée autour de la Méditerranée en Occitanie, Sud Provence-Alpes-Côte d’Azur et Corse.
Bonne fête des zones humides à tous !
Consultez directement les animations en cliquant sur la carte ou sur les sélections en région ci-dessous
Toutes les informations sur le Centre de ressources milieux humides
Retrouvez toutes les informations nationales sur cette édition 2026 de la Journée mondiale des zones humides sur le Centre de ressources milieux humides[13]
Vous êtes organisateur ? Vous pouvez encore proposer une animation sur la plateforme « J’agis pour la nature » ! + d’infos[14]
Cette initiative est proposée par le Pôle-relais lagunes méditerranéennes pour la 22ème année consécutive, avec l’aide de ses partenaires techniques et financiers : Office français de la biodiversité, agence de l’eau Rhône Méditerranée Corse, DREAL PACA, Région Sud Provence-Alpes-Côte d’Azur, Région Occitanie, Département des Bouches-du-Rhône, Département de l’Hérault et Groupe Accor.
Après huit années d’actions visant à améliorer la trajectoire de l’état de conservation des habitats marins, dont les lagunes font partie, le projet Life Marha (2018–2025) se clôture. Pour les « Lagunes côtières » en Méditerranée, le Pôle lagunes a accompagné durant 8 années les gestionnaires et animateurs N2000 concrètement sur le terrain afin d’évaluer l’état de conservation de cet Habitat d’Intérêt Communautaire prioritaire (HIC *1150), en appliquant les indicateurs de la méthode nationale.
Les principaux résultats ont été présentés le 1er avril 2025 à Marseille, lors de la conférence de clôture[22].
Évaluation de l’état de conservation des « Lagunes côtières » d’intérêt communautaire (HIC 1150)* : un défi majeur, essentiel pour assurer une gestion durable de ces milieux fragiles
Un projet LIFE qui s’inscrit dans une dynamique existante
En 2011, en l’absence de méthode spécifique pour des éco-complexes tels que les lagunes, et face aux besoins des gestionnaires en matière de suivi de l’état de conservation des habitats d’intérêt communautaire, la DREAL Occitanie a sollicité le Pôle-relais lagunes méditerranéennes (PRLM) afin d’amorcer une réflexion méthodologique aux côtés du MNHN. Cette collaboration a abouti, en 2013, à une première méthode d’évaluation de l’habitat 1150 à l’échelle du site Natura 2000, testée sur les étangs palavasiens et Salses-Leucate en Occitanie. À l’échelle régionale, les gestionnaires de lagunes méditerranéennes ont alors souligné la difficulté d’évaluer l’état de conservation de cet habitat, en raison de la diversité de sa typologie. En effet, plusieurs déclinaisons hydro-écologiques peuvent être distinguées, allant des systèmes permanents aux temporaires, et des gradients euhalins à oligohalins. Par conséquent, les suivis effectués dans le cadre de la Directive Cadre sur l’Eau (DCE), considérant la lagune en tant que « masse d’eau de transition » se sont révélés utiles et complémentaires, mais ne permettaient pas de répondre pleinement aux exigences de la Directive Habitats Faune Flore (DHFF), notamment sur certains volets écologiques. En outre, les lagunes côtières de petite taille (inférieure à 30 ha comme en Corse) incluant de nombreuses lagunes temporaires, non prises en compte par la DCE, restaient insuffisamment étudiées. Moins connues et par conséquent moins bien cartographiées, ces unités nécessitaient encore une identification fine de l’habitat afin de permettre une évaluation écologique robuste.
Nos objectifs
Lors de la dernière évaluation à l’échelle biogéographique réalisée en 2018, l‘état de conservation de l’habitat 1150 « Lagunes côtières » a été jugé « défavorable-inadéquat », avec cependant une « tendance à l’amélioration entre les 2 rapportages (2012-2018) ».
Dans le cadre du projet Life Marha, le PRLM s’est donné pour objectif d’accompagner les gestionnaires et animateurs de sites Natura 2000 dans l’évaluation de l’état de conservation de ces écosystèmes, en appliquant la méthode nationale fondée sur 12 indicateurs, sur les sites Natura 2000 concernés. Ceci afin d’harmoniser les pratiques, renforcer la robustesse des suivis et améliorer la connaissance des lagunes à l’échelle de la façade méditerranéenne.
Retour sur les actions menées
Le projet Life Marha a permis de déployer, aux côtés des animateurs Natura 2000 et des DREAL concernées, la version 2 (finalisée en 2019) de la méthode d’évaluation[23]. Afin de rendre cette méthode plus opérationnelle, pertinente et pragmatique, dans une démarche collaborative et itérative, un classeur technique[24] a été élaboré en 2020. Cette évolution a conduit à une montée en compétence des gestionnaires, via l’organisation de sessions de formation : plus de 500 participants ont ainsi été formés.
Enfin, sur les grands sites les pièces d’eau à évaluer ont été priorisées en concertation avec les gestionnaires, selon des critères tels que leur accessibilité, leur représentativité à l’échelle du site Natura 2000 ou encore le niveau de connaissances disponibles sur certains secteurs.
L’approche de façade a été une réelle plus-value pour un déploiement efficace à large échelle avec des méthodes innovantes, standardisées et réplicables. Ainsi, il a été réalisé i) la première cartographie de l’habitat 1150* « Lagunes côtières »[25], et selon une méthode homogène couvrant près de 86 000 ha à l’échelle de la façade méditerranéenne française avec 3281 lagunes identifiées dont 92 % d’entre elles sont permanentes (46 205 ha en région Paca, 36 080 ha en Occitanie et 3 281 ha en Corse) et ii) la cartographie de la surface des herbiers de 8 sites Natura 2000 en régions Occitanie et Paca[26] par machine learning (il n’existait pas encore de méthode automatisée bâtie sur la télédétection des herbiers permettant d’évaluer leur surface au sein d’une lagune).
Sur 32 sites Natura 2000 en animation pour lesquels l’HIC prioritaire 1150* est présent, 21 sites ont pu mener une évaluation partielle ou totale. Parmi ces sites, l’effort de suivi des indicateurs a été important pour treize d’entre eux. D’autre part, dix d’entre eux ont obtenu une très bonne représentativité de l’habitat évalué sur le site en termes de diversité de la nature des lagunes temporaires et permanentes.
Zones spéciales de conservation des habitats en mer et en lagune (DHFF) localisées par rapport aux autres sites N2000, parcs nationaux, parcs naturels marins et régionaux.
Effort d’évaluation de l’EC de l’habitat 1150* (21 sites du réseau Natura 2000). Les termes « restreints » ou « très bons » ne constituent en aucun cas un jugement de valeur ; ils traduisent l’ampleur des moyens effectivement mobilisés sur la période considérée compte tenu des ressources disponibles.
Pourcentage de sites Natura 2000 qui ont déployé chaque indicateur (en dehors des suivis effectués dans le cadre de la DCE)
Les résultats d’évaluation à l’échelle du site Natura 2000 sont contrastés avec de nombreux indicateurs montrant un état altéré ou dégradé. Néanmoins un résultat positif majeur concerne l’indicateur 1 relatif à la surface de l’habitat. En effet, les travaux de la Tour du Valat basés sur la télédétection sur deux périodes successives de trois ans (2018-2020 et 2022-2024) (Guelmami et al en prepa), dont les hydro-périodes sont contrastées ont montré que la surface de l’habitat est restée stable, indiquant ainsi un bon état de conservation pour cet indicateur.
En conclusion, bien que certaines évaluations restent incomplètes par manque de temps et ou de moyens, elles permettent d’ores et déjà aux gestionnaires de prioriser leurs actions et d’adapter leur gestion à chaque secteur, en fonction de l’état de dégradation des lagunes et des pressions observées (e.g. concentration de polluants, impacts du changement climatique), dans un objectif général de gestion plus durable.
Bancarisation des données d’évaluation
Pour capitaliser sur ce huit années de collecte de données et d’acquisition de connaissances, l’ensemble des informations issues des évaluations menées dans le cadre du programme ont été centralisées dans une base de données de l’OFB servant à la fois pour leur traitement et leur diffusion. Ces données sont recensées sur le catalogue en ligne associé data.ofb.fr et une visualisation interactive, sous forme de cartographie dynamique des différents indicateurs suivis sur les trois régions[27], est disponible.
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Tous les rapports d’évaluation des « Lagunes côtières » méditerranéennes produits sont consultables ici :[28]
[28]
Bilan du projet Life Marha 2018-2025
Évaluer un état de conservation est scientifiquement compliqué, mais les bénéfices sont clairs : grâce à ce suivi nous avons pu renforcer considérablement les connaissances, notamment sur les lagunes non-DCE. Cette évaluation détaillée fondée sur 12 indicateurs est unique en son genre pour un Habitat d’Intérêt Communautaire aussi complexe et varié. Ceci représente une plus-value pour l’évaluation à l’échelle biogéographique. A ce titre, la publication des résultats du dernier rapportage (2019-2024), rapportée à la Communauté Européenne à l’été 2025 devrait avoir lieu prochainement.
Suite à une enquête auprès des gestionnaires et animateurs N2000 réalisée courant 2025, il résulte que 80% sont satisfaits et prêts à refaire l’évaluation. Cependant, un accompagnement technique et financier reste indispensable.
Perspectives
Le retour d’expérience du déploiement de la méthode nationale pendant le Life Marha, souligne la nécessité d’adapter davantage cette méthode à la diversité des typologies lagunaires. Certains indicateurs apparaissent en effet trop déclassants ou inadaptés aux lagunes temporaires ou de petite taille, notamment ceux issus des protocoles DCE. Les travaux récents (Ligorini et al., 2023 ; Malet et al., 2023 ; Penelle et al., 2025 ; Garrido et al., 2025) confirment la nécessité d’une révision raisonnée de certains outils et seuils d’évaluation. Les retours d’expérience issus des déploiements menés sur les lagunes méditerranéennes françaises ont constitué une base de réflexion collective qui a abouti à une note technique pour la future évolution de la méthode et de son classeur technique. Cette note fera l’objet de discussions avec l’UMS PatriNat et les groupes de travail concernés, afin de soutenir les déploiements futurs et d’alimenter une éventuelle révision de la méthode et du classeur technique pour une évaluation plus robuste de l’état de conservation des lagunes côtières méditerranéennes.
Afin de répondre aux besoins croissants des gestionnaires et pour conserver sa valeur opérationnelle il est essentiel que la cartographie centralisée continue à évoluer et à s’enrichir. Les gestionnaires expriment d’ailleurs une forte demande : ils ont besoin d’outils vivants, régulièrement actualisés, afin de poursuivre le suivi de l’évaluation au-delà du Life Marha.
Enfin, une actualisation des DOCOB et l’intégration de fiches actions spécifiques à cet HIC 1150* sont également recommandées afin d’assurer la cohérence entre les évaluations et la planification opérationnelle, tout en pérennisant les financements mobilisés.
Le Pôle-relais lagunes méditerranéennes remercie chaleureusement l’ensemble des gestionnaires et animateurs N2000 qui se sont lancés dans l’aventure Marha, l’équipe du Life Marha de l’Office Français de la Biodiversité, ainsi que tous les bénéficiaires associés et partenaires techniques et financiers ayant contribué au projet. Il souhaite souligner tout particulièrement l’implication des gestionnaires pour leur précieuse contribution à ce travail, ainsi que pour leur patience et assiduité dans la remontée de leurs données d’évaluation. La réussite de ce travail collaboratif repose avant tout sur leur précieuse implication.
Appel à projets printemps 2026 – Fonds de dotation Maupertuis
Le fonds de dotation Maupertuis[29] soutient des actions qui favorisent la protection, la régénération et la résilience des écosystèmes dans un but de préservation de la biodiversité.
Pour rendre possible la protection des écosystèmes, s’adapter aux changements climatiques et pour enrayer le déclin d’une partie croissante des espèces vivantes, le fonds de dotation Maupertuis finance des projets qui proposent des alternatives ambitieuses et réalistes qui puissent être mises en œuvre à toutes les échelles et sur tous les territoires de France métropolitaine et d’outre-mer.
En développant la coopération entre tous les acteurs, le dialogue et le respect de chacun, les projets soutenus facilitent la mise en œuvre de pratiques vertueuses et régénératrices dans le but d’assurer la protection :
Des océans et des milieux aquatiques.
Des forêts et des arbres non forestiers.
Des autres écosystèmes et espèces vulnérables ou menacées.
Date limite de soumission des projets : 22 mars 2026
Le Domaine de la Capelude à l’extrémité Est de l’Espiguette (Gard) est une propriété du Conservatoire du littoral de 200 ha qui constitue un ilot dunaire bordé au nord par la lagune du Rhône Saint Roman et à 100 m au Sud par la mer Méditerranée. Composé d’une mosaïque d’habitats naturels littoraux, les enjeux de biodiversité présents au sein de cet ilot sont très forts avec notamment pour la faune, le Pélobate cultripède et le Leste à grands stigmas, et pour la flore la Saladelle de Girard, et la Tolypelle saline.
Toutefois, l’état de conservation et la fonctionnalité écologique de cet écosystème est perturbé par l’artificialisation du littoral. Ainsi, deux bâtiments en ruine totalisant près de 900 m2 et leurs annexes ainsi qu’un réseau de pistes couvrant 1,5 hectares morcellent et portent atteinte à l’intégrité du site. En plus de répondre à une reconquête de biodiversité, l’effacement de ce point dur artificialisé répond à plusieurs enjeux stratégiques du territoire. Depuis 2007, la commune de Le Grau du Roi et le Conservatoire du littoral portent une stratégie d’action globale visant à promouvoir des solutions fondées sur la nature afin de s’adapter à l’érosion du trait de côte, menaçant les enjeux humains et agricoles face aux submersions marines.
Plus de 5 opérations ont été entreprises permettant de reconstituer un cordon dunaire de second rang fonctionnel sur près de 11 km et de réhabiliter une mosaïque de milieux dunaires dégradés sur plus de 55 ha. Cette stratégie globale d’adaptation au changement climatique contribue à redonner de la résilience aux écosystèmes littoraux, de restaurer les fonctionnalités des zones humides et de réhabiliter les continuités écologiques. Cela concourt également à la reconquête du paysage du site classé de l’Espiguette.
Opération de réhabilitation sur 10 ha de l’écocomplexe littoral
L’opération proposée vise à réhabiliter un écocomplexe littoral fonctionnel sur 10 hectares. Les secteurs artificialisés seront dépollués, déconstruits et remodelés afin de réhabiliter la résilience des habitats naturels et restaurer ainsi la fonctionnalité écologique, les états de conservation des habitats naturels et des espèces inféodées. Les fonctionnalités hydromorphologiques des berges de la lagune seront ainsi retrouvées et une panne dunaire connectée à la nappe d’eau douce sous-jacente créée pour la reproduction du pélobate cultripède.
Cette opération fait partie des lauréats de l’appel à projet « Mission Nature » porté par l’Office Français de la Biodiversité et la Française des Jeux. À travers un jeu de grattage consacré à la biodiversité lancé en 2023 baptisé, « Mission Nature », les citoyens peuvent soutenir des projets concrets et ambitieux de restauration de la biodiversité.
Une convention de délégation de maitrise d’ouvrage du Conservatoire du littoral vers la commune de Le Grau du Roi encadre le portage de ces opérations. Le Conservatoire d’espaces naturels d’Occitanie, gestionnaire associé, accompagne l’équipe technique municipale, par l’intermédiaire d‘une convention de coopération spécifique.
Objectifs et résultats attendus du projet
Les objectifs de conservation identifiés au plan de gestion ainsi que les précédentes phases de travaux de restauration écologiques visent à reconnecter les milieux naturels, améliorer la fonctionnalité écologique en restaurant le cortège végétal et faunistique caractéristique. Elles ont contribué également à la reconquête du paysage du grand ensemble dunaire de l’Espiguette.
Fort de plusieurs années de retour d’expériences et de la présence d’une équipe de gestion pluridisciplinaire et expérimentée, le projet de restauration écologique et paysagère de l’écosystème littoral de la Capelude apparait comme une action concrète, ambitieuse, promouvant des solutions fondées sur la nature afin de poursuivre l’adaptation du territoire à l’érosion du trait de côte et au changement climatique.
L’objectif opérationnel du projet est de faciliter la reconquête des enjeux écologiques exceptionnels de ce littoral en réhabilitant des conditions stationnelles et fonctionnelles qui sont dégradées par l’artificialisation du sol. Les habitats naturels patrimoniaux et les espèces inféodées, libérés de la pression d’artificialisation vont regagner en résilience :
i) La mare dunaire créée en lieu et place de l’ancienne piscine favorisera la reproduction du Pélobate cultripède et du Lestes à grands stigmas. A l’heure actuelle ces deux espèces identifiées respectivement comme des enjeux faunistiques fort et exceptionnel ne disposent plus de site de reproduction en bon état de conservation sur Capelude. Les dépressions humides actuelles localisées en bordure de lagune ont vu leur salinité augmenter et dépasser les seuils de tolérance de ces espèces ces 6 dernières années.
ii) Les steppes salées méditerranéennes, identifiées comme un enjeu exceptionnel du territoire et abritant la saladelle de Girard (espèce protégée à enjeu fort) seront en capacité de recoloniser les emprises des pistes des bâtiments.
iii) Les dunes boisées, identifiées comme un enjeu fort seront en capacité de recoloniser les zones renaturées en lieu et place des bâtiments.
iv) Les lagunes méditerranéennes temporaires, identifiées comme un enjeu fort et abritant la Tolypelle saline seront positivement impactées par la restauration de l’hydromorphologie locale et la réhabilitation des continuités hydrauliques une fois les marqueurs de l’artificialisation des sols effacés.
v) Le Gravelot à collier interrompu, identifié comme un enjeu fort, nicheur sur les berges de la lagune verra son habitat restauré offrant une meilleure capacité d’accueil notamment pour ses jeunes.
Un protocole scientifique global avant-après travaux est mis en œuvre. Il vise une analyse descriptive croisée entre des suivis écologiques (flore, habitats, faune) et un suivi photographique du paysage.
Le projet a débuté au printemps 2025 par les états écologiques avant travaux, puis par l’élaboration des cahiers des charges et la consultation des entreprises sur le dernier semestre 2025. Les travaux ont débuté le 8 janvier 2026 et se termineront courant mars.
Le montant global du projet est de 269 000 euros financés à 80% par l’OFB, 11% la Commune du Grau du Roi et 9% le Conservatoire du littoral.
Contacts
Aude JAVELAS – Responsable du Pôle Espaces Naturels – Mairie du Grau du Roi. Email: [email protected][31]
Morard Nicolas – Chef de projet restauration écologique, Office français de la biodiversité. Email : [email protected][33]
Avec le soutien financier de l’Office français de la biodiversité
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Dans le cadre du projet Life Adapto plus[34] coordonné par le Conservatoire du littoral, la démarche sur le site de Grand Radeau Brasinvert, sur la commune des Saintes-Maries-de-la-Mer, est désormais lancée.
Sur ce vaste espace naturel de 1000 ha situé en bordure ouest du Petit Rhône[1][35], l’enjeu est d’accompagner l’évolution des activités agricoles (élevage extensif de taureaux) ainsi que des usages (balnéaire, chasse), tout en prenant en compte l’évolution des milieux face aux problématiques littorales accentuées par le changement climatique. La démarche du projet vise ainsi à étudier l’opportunité de mettre en place des solutions fondées sur la nature, à travers différents scénarios d’évolution du site. Elle s’appuie également sur la mobilisation de la population, en travaillant sur la mémoire du lieu, les représentations qui y sont associées et la question du risque.
À la suite du premier comité de suivi du 21 octobre, qui a permis de réunir l’ensemble des acteurs impliqués dans le périmètre du projet et de faire un point sur les actualités, la dynamique collective du projet a été enclenchée.
En janvier, entre l’évènement de lancement de la démarche de mobilisation citoyenne et l’atelier « carte sur table » avec les partenaires du projet, les temps d’échange et de travail se sont succédé à un rythme soutenu.
Le 15 janvier, un atelier « hybride » a réuni les partenaires techniques du projet afin d’initier le diagnostic du site. Accueilli au Parc naturel régional de Camargue, cet atelier a été animé par les paysagistes de l’Hydre, l’association SAVE — spécialisée dans l’environnement littoral et ses problématiques — ainsi que le Conservatoire du littoral. L’après-midi s’est poursuivie par une visite de terrain avec la Manade Raynaud, en direction de l’étang d’Icard et du Petit Rhône, permettant d’échanger concrètement autour de plusieurs enjeux du site.
Le lancement de la démarche de mobilisation citoyenne sur le Grand Radeau a eu lieu le 29 janvier.
La contribution des habitants constitue en effet l’une des ambitions fortes du projet. Cet événement a pleinement joué son rôle : la salle était comble et, à l’issue de la présentation du calendrier et des objectifs, les participants ont exprimé à la fois leurs attentes, leurs points de vigilance et un réel enthousiasme. Il faut maintenant que la mobilisation suive sur les temps collectifs proposés !
Atelier « carte sur table», 15/01 (Hydre, 2026)
Visite du site l’après-midi, paysages, 15/01 (Hydre, 2026)
Affiche / communication pour l’événement de lancement du 29/01 aux Saintes Maries de la Mer
Temps d’échanges autour du projet lui-même et de l’implication citoyenne qui est proposée, 29/01 (Save, 2026)
Article «Mobilisés pour le Grand Radeau », 01/02 (La Provence, 2026)
[1][36] (env. 600 ha et 400ha, propriété de la commune des SMM et du Conservatoire du littoral -en co-gestion entre la Commune des SMM et le PNRC, qui sont partenaires du projet),
Un récit climatique pour le littoral de la région Occitanie
Dans le cadre de sa démarche d’adaptation au changement climatique, la Délégation Languedoc-Roussillon du Conservatoire du littoral publiera au premier trimestre 2026 un récit climatique du littoral de la région Occitanie, qui sera présenté lors d’un prochain webinaire le 17 mars prochain[37]. Ce récit propose une analyse de l’évolution depuis 1976-2005 (période de référence) et à venir des principaux paramètres et indicateurs climatiques, par unités hydro-littorales et selon la Trajectoire de réchauffement de référence pour s’adapter au changement climatique (TRACC). Un total de 22 indicateurs a été retenu, selon 6 catégories : des indicateurs thermiques, de précipitations, de vent, d’incendies, et liés au paramètre d’élévation du niveau marin. Plusieurs ateliers et temps d’échange ont été organisés avec les agents du littoral entre septembre 2025 et janvier 2026, pour sélectionner les indicateurs et paramètres climatiques les plus pertinents à retenir, et échanger sur le contenu et le format du livrable.
Cette analyse, réalisée par le groupement RECOnnexion et GeographR pour le compte du Conservatoire du littoral, s’inspire largement de la méthode Natur’Adapt proposée par Réserves Naturelles de France (RNF) et constitue la première étape de toute démarche d’adaptation au changement climatique. Elle peut être utilisée par les gestionnaires d’espaces naturels qui souhaiteraient se lancer dans les étapes suivantes de la démarche, de la réalisation d’un diagnostic de vulnérabilités et d’opportunités à un plan d’adaptation ou l’intégration dans un plan de gestion ou autre document stratégique. Ce projet est financé par le Conservatoire du littoral et les partenaires du Plan littoral 21 (Région Occitanie, Banque des Territoires et Etat).
Figure : Cartographie des neuf unités hydro-littorales en recoupant bassins-versants et unités littorales homogènes (Source : GeographR).
Trame littorale continentale méditerranéenne portée par le Conservatoire Botanique National Méditerranéen
La trame littorale est née d’une volonté de mutualiser la coordination des projets du CBNMed en lien avec la flore et les végétations du littoral continental méditerranéen français.
Le lancement de cette trame littorale a été officialisé durant l’été 2025 avec le premier comité de suivi organisé par le CBNMed, en partenariat avec le Pôle-relais lagunes méditerranéennes. Deux premiers groupes de travail ont également eu lieu en Occitanie et PACA. Ces premières instances ont notamment permis d’asseoir les ambitions de cette trame littorale en matière de communication, composante transversale à tous les projets concernés.
Dans les actions les plus notables en 2025 mises en place par le CBNMed et ses partenaires : une pré-manip’ d’étude de la banque de graines en dormance dans les sols des lagunes temporaires a été réalisée, elle permettra une meilleure cartographie des herbiers typiques de l’espèce ; des graines ont été récoltées pour mise en conservation et test de germination pour E. peplis et cinq autres espèces de milieux sableux à enjeux de conservation ; et une pépinière a été mise en place pour S. maritima au Centre de Conservation de Porquerolles afin de disposer de tout le matériel biologique nécessaire et facilement accessible pour plusieurs autres actions du plan. Enfin, plusieurs fiches espèces et habitats ont été réalisées à destination des partenaires pour faciliter l’appropriation et la diffusion des connaissances. Elles sont communiquées très prochainement.
En savoir plus
Présentation de la Trame littorale continentale méditerranéenne lors des 3èmes rencontres RESEDA-Flore le 4 décembre 2025 à Marseille
Contacts
Mathilde LATRON-DUCLERT
Chargée de mission conservation – Plans d’actions Occitanie Conservatoire botanique national méditerranéen [email protected][39]
Julien UGO
Chargé de mission conservation – Plan d’actions PACA Conservatoire botanique national méditerranéen [email protected][40]
Synthèse bibliographique sur les populations piscicoles en marais littoraux
L’Office Français pour la Biodiversité a confié au bureau d’études ECOGEA la réalisation de cette synthèse bibliographique. Celle-ci rassemble les connaissances actuelles sur les cycles biologiques de 17 espèces de poissons et de 4 espèces de crustacés, leurs relations aux marais littoraux (polders) et leurs besoins en termes de libre circulation.
Ce document permet d’apporter une culture commune sur le sujet « des poissons et de la continuité écologique dans les marais littoraux », à destination des acteurs de la gestion de ces milieux, et d’aider à mieux intégrer cet enjeu piscicole dans les documents de planification des territoires littoraux de Méditerranée et d’Atlantique, Manche et mer du Nord.
Les marais littoraux sont des habitats aquatiques à très forts enjeux.
Bien que semi-naturels ou artificiels, ils constituent à la fois des écosystèmes aquatiques à part entière et des zones de transition entre les milieux salins et d’eau douce. Ces milieux peuvent être au contact direct de la mer dans des baies ou ils peuvent se situer dans des estuaires ou en amont de lagunes comme dans la zone méditerranéenne. Ils participent donc souvent à la diversité des habitats des systèmes lagunaires et estuariens.
Au sein de ces écosystèmes, le rôle des connectivités hydrauliques est essentiel au fonctionnement hydrique, physico-chimique, trophique mais également vis-à-vis des déplacements et migrations des espèces notamment piscicoles et carcinicoles.
Pour les poissons, les marais littoraux assurent plusieurs types de fonctions vis-à-vis de leur cycle biologique. Ils peuvent être un habitat de reproduction, de nurserie pour les juvéniles, un habitat de refuge, un habitat de croissance ou simplement une zone de migration avant l’accès à des zones dulçaquicoles.
De très nombreux marais littoraux sont aménagés (polders) et ce depuis très longtemps. Des ouvrages hydrauliques permettent une régulation des niveaux et des volumes d’eau ainsi que la gestion des entrées et sorties d’eau salée, saumâtre ou douce. Ces ouvrages constituent des obstacles partiels ou totaux aux déplacements des espèces et au transit sédimentaire.
Concernant la continuité écologique, les actions portent surtout sur la limitation des impacts de ces ouvrages vis-à-vis des migrations piscicoles.
Les actions les plus significatives ont, pour l’instant, porté sur l’espèce anguille avec la mise en œuvre de modalités de gestion des 1ers ouvrages à la mer afin de favoriser la montaison des civelles. Ces actions qui visent à retarder la fermeture des ouvrages ou à assurer le passage d’un volume d’eau vers l’amont peuvent également permettre le franchissement d’autres espèces au comportement proche des civelles. Des tests ont également été conduits pour les lamproies ou les aloses.
Afin de mettre en œuvre des solutions techniques adaptées à la migration et au déplacement des espèces de poissons et de crustacés dans les marais littoraux, il est nécessaire de disposer d’un bilan des connaissances biologiques pour un cortège d’espèces représentatives des communautés de ces milieux ainsi que des espèces à fort enjeu de conservation.
Les objectifs de cette synthèse bibliographique sont d’établir un bilan des connaissances
1- Sur les habitats et les espèces (Partie I)
Des habitats utilisés, des préférences écologiques, des comportements migratoires, des capacités de franchissement, des potentialités d’accueil des marais,
2- Sur les impacts des aménagements et des ouvrages ainsi que sur les solutions techniques de réduction de ces impacts (Partie II)
Recensement et typologie des ouvrages, terminologie des marais littoraux, modèle de pression-altération-impacts, types d’impacts directs et indirects, choix et dimensionnement de solutions techniques…
Les 17 fiches d’espèces de poissons et les 4 fiches d’espèces de crustacés
Loic Anras – Forum des marais atlantique – Pôle-relais marais atlantique, manche et mer du Nord – [email protected][65]
Synthèse bibliographique sur la salinisation des lagunes méditerranéennes & leurs milieux humides périphériques
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Pôle-relais lagunes méditerranéennes, Version 1 – février 2026
Cette synthèse bibliographique rassemble des études finalisées ou en cours qui portent une réflexion sur le sujet de la salinisation des lagunes côtières méditerranéennes françaises et de leurs milieux humides périphériques. Les méthodes employées visent notamment à suivre l’évolution de la salinité au sein des hydrosystèmes (lagunes, cours d’eau et canaux), des sols des milieux humides ou encore des terres agricoles, à interpréter les trajectoires d’évolution de ces écosystèmes littoraux puis de définir des perspectives de recherche ou d’aménagements hydrauliques. Au travers de ces travaux menés de 2019 à 2025, les porteurs des projets et leurs partenaires ont apporté des connaissances concernant l’impact de la salinisation sur :
– les modifications des écosystèmes lagunaires (fonctionnement du milieu, communautés végétales…),
– les habitats naturels supports de biodiversité,
– l’écologie de certaines espèces animales protégées et vulnérables,
– les systèmes de production en lagunes (conchyliculture), et sur les milieux agricoles proches de celles-ci,
– la gestion de l’eau et ses modes de gouvernance à l’échelle des territoires de la façade méditerranéenne française.
Les approches et méthodes employées pour le suivi de ces impacts font appel à des disciplines diverses telles que l’hydrologie, l’hydrogéologie, l’écologie, et les sciences humaines et sociales, au travers de l’histoire, de l’étude des paysages et des perceptions des acteurs des territoires concernés.
Les démarches d’amélioration de la connaissance et les études esquissant la recherche de solutions pour limiter la salinisation portés localement témoignent d’une implication des territoires face à la progression de ce phénomène naturel accentué par le changement climatique et par les pressions existantes sur le territoire.
La rédaction des fiches propres à chacun de ces projets s‘appuie sur l’analyse bibliographique de rapports ou d’articles publiés en ligne qui sont cités en pied de chaque fiche. Elles se basent principalement sur les résumés des projets des auteurs, ainsi que sur les dires experts des maitres d’ouvrage, elles pourront être mises à jour au fur et à mesure de l’avancement des projets. De nouvelles fiches pourront enrichir cette synthèse à partir des nouveaux projets sur cette thématique.
Les fiches, classées par grandes thématiques, sont téléchargeables ci-dessous :
I. Évolution du fonctionnement des écosystèmes lagunaires et de l’écologie de leurs communautés végétales