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Nouveau bulletin bibliographique « Films & milieux humides »

Les différentes fêtes, journée thématiques ainsi que les événements climatiques actuels mettent sous le feu des projecteurs les milieux humides. Les occasions de sensibiliser le grand public à ces milieux ne manquent donc plus ! Si le discours est la plupart du temps maîtrisé, l’angle d’approche est parfois plus difficile à trouver. Vous êtes chaque année très nombreux à vous rapprocher des Pôles-relais zones humides pour découvrir les ressources audiovisuelles disponibles et prendre connaissance de leurs modalités de diffusion.

L’objectif premier de ce bulletin bibliographique est de dresser la liste la plus exhaustive possible des films existants autour des milieux humides. Lors d’une prochaine mise à jour, nous tenterons d’élargir cette liste, tout en ajoutant les coordonnées des organismes à contacter pour organiser une projection.

Les références des films et documentaires suivants ne sont pas toutes issues des bases de données documentaires des Pôles-relais zones humides. Une recherche en ligne et dans différentes bases de données a permis de sélectionner l’ensemble des documents référencés dans ce bulletin. Des plus courts aux plus longs, des plus scientifiques aux plus vulgarisés, des plus ou moins récents… Autant de pistes pour vous aider à trouver LA ressource qui vous permettra de séduire votre public !

Citation : Fédération des Conservatoires d’espaces naturels ; Pôle-relais tourbières. Films et milieux humides. Pôles-relais zones humides, coll. « Pôles-relais zones humides – Bulletins bibliographiques ». 2018, 54 p.

Appel à projets « Des solutions fondées sur la nature pour des territoires littoraux résilients »

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© L.Mignaux / Terra

À l’occasion du premier anniversaire du Plan biodiversité, François de Rugy, ex-ministre de la Transition écologique et solidaire a lancé l’appel à projets « Des solutions fondées sur la nature pour des territoires littoraux résilients ». L’objectif : promouvoir le rôle des écosystèmes dans l’adaptation au changement climatique des territoires exposés aux évolutions du trait de côte.

Cet appel à projet s’inscrit pleinement dans le Plan biodiversité [1], présenté le 4 juillet 2018 par le Gouvernement. Il répond à l’un des cinq enjeux du plan : préserver la mer et le littoral. Il participe à la mise en œuvre du programme d’actions 2017-2019 de la Stratégie nationale de gestion intégrée du trait de côte.

 

Doté d’un millions d’euros cet appel à projet s’adresse aux acteurs publics (collectivités territoriales, établissements publics, services de l’État, etc.) et privés (associations, socio-économiques, prioritaires de sites, etc.) en France métropolitaine et outre-mer.

Cet appel à projets, issu notamment des réflexions du groupe de travail « artificialisation » du Comité France Océan, a vocation à mettre en lumière des opérations démonstratives et exemplaires qui valorisent le rôle essentiel joué par les espaces naturels littoraux dans la prévention des risques côtiers, la protection de la biodiversité et le maintien de l’attractivité des territoires.

–> Date limite dépôt candidatures : 31 octobre 2019

Toute demande d’informations sur le présent appel à projets pourra être adressée, avant la date de limite de dépôt des dossiers de candidature, à l’adresse suivante : [email protected] [2]

Programme des Journées européennes du Patrimoine 2019

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Les 21 & 22 septembre 2019, venez découvrir les lagunes méditerranéennes autour du thème : « Arts & divertissements »

[3]Des dizaines d’animations, la plupart gratuites et pour tous les âges, vous sont proposées le week-end du 21 au 22 septembre 2019, autour des zones humides littorales en Corse, Occitanie & SUD Provence-Alpes-Côte d’Azur.

Des visites, sorties nature commentées, contées… des expositions,  conférences ou manifestations culturelles autour du thème national des « Arts & divertissements ».

C’est l’occasion d’une découverte étonnante des lagunes méditerranéennes, ces étangs littoraux au patrimoine exceptionnel où l’histoire de l’Homme s’inscrit depuis plus de 2 000 ans.

Une belle opportunité de s’approprier ces territoires qui rendent de nombreux services à l’humanité, en particulier vis à vis du changement climatique.

Ce programme mobilise des dizaines de structures partenaires : gestionnaires de lagunes, sites et musées archéologiques, scientifiques, associations d’éducation à l’environnement et associations de sensibilisation au patrimoine culturel.

Venez nombreux ! L’édition 2018 [4] a rassemblé 21 800 visiteurs !

En savoir plus

Contact : Katia LOMBARDINI, Chargée de mission en région SUD-PACA – e-mail [8]

 

Ce programme d’animations est coordonné par le Pôle-relais lagunes méditerranéennes pour la 11ème année consécutive.

 

Avec le soutien technique ou financier :

Nouveau bulletin bibliographique « Les poissons des milieux humides »

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La piscifaune, bien qu’étudiée sur les systèmes lotiques, est, à ce jour, encore peu connue en zones humides. En effet, il semble exister un manque de connaissances et de prise en compte du compartiment piscicole qui se traduit par un nombre faible d’inventaires et de suivis sur ces milieux. Cette carence peut s’expliquer par un manque de compétences et de formations spécifiques, une insuffisance de moyens (techniques, matériels, humains et financiers) mais aussi par la difficulté à aborder ce groupe (milieu aquatique peu accessible). De plus, les poissons paraissent moins prioritaires (comparés à des amphibiens ou des oiseaux) et comptent peu d’espèces protégées. Enfin, les zones humides ont longtemps été perçues comme dangereuses, insalubres, inutiles, et ont été sources de légendes effrayantes. Ainsi, ces images ont conduit à une modification de ces milieux mais ont pu également potentiellement retarder les prospections. Pourtant, les poissons constituent un patrimoine biologique, ils font partie intégrante des réseaux alimentaires et peuvent être un indicateur potentiel de la qualité de l’eau et du fonctionnement des systèmes (Rigaud et al., 2008). La connaissance piscicole peut donc permettre de mieux comprendre les enjeux écologiques et le fonctionnement des écosystèmes. Le Forum des Marais Atlantiques pilote deux projets, sur les bassins Artois-Picardie et Seine-Normandie, ayant pour objectif la mise en place d’un protocole harmonisé de suivis piscicoles en marais, afin d’évaluer l’état du peuplement piscicole.

Ce bulletin bibliographique recense les documents disponibles dans les bases documentaires des Pôles-relais zones humides sur cette thématique. Il a été réalisé par le Forum des Marais Atlantiques (Pôle-relais Marais Atlantiques, Manche et mer du Nord.), à l’aide des quatre autres Pôles-relais zones humides.

Citation : Forum des Marais Atlantiques ; Pôle-relais Marais Atlantiques, Manche et mer du Nord. Les poissons des milieux humides, version 2018. Pôles-relais zones humides. 2018, 61 p.

Retour sur la formation « Les espèces exotiques envahissantes des lagunes côtières méditerranéennes et les réseaux d’acteurs »

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Dans le cadre du projet européen Life Marha [9] piloté par l’Agence Française pour la Biodiversité (AFB), le Pôle-relais lagunes méditerranéennes (partenaire de ce Life [9]) œuvre à l’améliorer l’état de conservation des lagunes côtières. En effet, le Pôle lagunes aide les structures animatrices des sites N2000 à prendre en main la méthode d’évaluation de l’état de conservation de l’habitat lagune côtière 1150-2 [10] (V2 du guide disponible depuis juin 2019).

Afin de renforcer les compétences des gestionnaires et animateurs de sites N2000 et d’aider à la prise en main de cette méthode, le Pôle lagunes propose des formations en partenariat avec l’AFB. Ces formations sont inscrites dans la thématique 2 du Life Marha « Renforcement des capacités » et visent à mieux évaluer l’état de conservation de l’habitat lagunes côtières méditerranéennes (1150-2) et identifier des solutions pour tendre vers une amélioration de leur état.

Cette formation sur « les espèces exotiques envahissantes des lagunes côtières méditerranéennes et les réseaux d’acteurs » organisée par l’Office de l’Environnement de la Corse en collaboration avec le Pôle-relais lagunes Méditerranéennes et l’Agence Française pour la Biodiversité répond aux besoins des gestionnaires et animateurs des sites N2000. Les objectifs de cette journée étaient : (i) de renforcer la vigilance des participants face à l’introduction d’espèces non indigènes en s’appuyant notamment sur des réseaux existants, (ii) de savoir identifier les quelques espèces invasives impactant l’état de conservation des lagunes méditerranéennes, (iii) et être informé des dernières réglementations et des moyens de gestion de certaines espèces exotiques envahissantes.

Plus de 30 personnes de quatorze structures différentes ont assisté à cette journée de formation qui a eu lieu le 26 Juin dernier à Corte (2B). Une formation similaire aura lieu le 17 Septembre prochain à Arles pour les gestionnaires et animateurs des sites N2000 des régions Occitanie et Paca.

Les premiers points de conclusion

Cette rencontre ouvre de nombreuses perspectives de travail avec, entre autres, le Centre de ressources dédié aux espèces exotiques envahissantes [11]. En effet, les EEE et les impacts qu’elles engendrent sont une des préoccupations des gestionnaires d’espaces naturels. Dans ce cadre, le CR EEE a réalisé trois volumes de la collection « comprendre pour agir ». Ces documents présentent les éléments nécessaires à une réflexion claire et une démarche argumentée d’aide à la mise en place d’actions de gestion pour et par les gestionnaires. Les volumes 2 et 3 constituent un recueil de retours d’expérience de gestion conduite en France métropolitaine, Outre-mer et Europe. Les gestionnaires/acteurs de la région Corse, à la demande et avec l’appui du centre de ressources, pourront contribuer à ces documents en faisant part des actions de gestions réalisées sur : Baccharis halimifolia [12] Baccharis à feuilles d’arroche, Ludwigia peploides [13] – Jussie à petites fleurs, Trachemys scripta elegans [14] – Tortue de Floride, Cotula coronopifolia [15] – Cotule Pied-de-corbeau et Cortaderia selloana [16] – Herbe de la pampa.17

Le CDR EEE peut également fournir un appui aux acteurs territoriaux, en les conseillant par exemple sur la réalisation du cahier des clauses techniques particulières nécessaire dans le cadre d’une prestation pour réaliser un chantier de gestion d’espèces exotiques envahissantes.

Concernant les espèces introduites marines, et particulièrement le Crabe bleu – Callinectes sapidus [17], nous sommes toujours à la recherche de femelles et/ou de juvéniles, sachant que la maturité sexuelle est atteinte un peu après un an et la reproduction a lieu en eau saumâtre. Jusqu’à présent, il n’y a pas de reproduction avérée sur les côtes françaises ni sur les côtes atlantiques européennes [17]. L’OEC a alerté le « Réseau Alien Corse » et propose de lancer un suivi spécifique sur cette espèce sur la région Corse.

L’intérêt de mettre en place une stratégie et une liste d’espèces exotiques envahissantes à l’échelle régionale a été relevé. Ces outils, réalisés en concertation avec les acteurs territoriaux, sont complémentaires à ceux existants aux échelles nationale et/ou européenne. Il a été également souligné l’importance de la gouvernance et de la règlementation. C’est d’ailleurs dans ce cadre que l’OEC participe au programme Interreg INVALIS, visant à améliorer les politiques environnementales des différents pays partenaires en appuyant des mesures politiques de prévention, de détection précoce et de contrôle des EEE. Le politique a un rôle prépondérant à jouer dans l’impulsion de la mise en place d’outils réglementaires et décisionnaires (e.g. motion et délibération prisent par l’Assemblée de Corse sur les EEE). Cependant la volonté de faire n’est pas suffisante, car il faut disposer d’un cadre réglementaire à différentes échelles : régionale, nationale et internationale notamment européen. À terme, INVALIS (programme d’une durée de 60 mois) permettra de faire remonter au niveau européen les besoins en matière de gestion des EEE des régions partenaires à travers des notes d’orientations et différents plans d’actions. Ces orientations pourraient impulser de nouveaux cadres réglementaires.

 

Les présentations de cette formation sont disponibles en cliquant sur les liens ci-dessous :

Introduction et contexte

Marie Garrido (OEC): Télécharger la présentation [18]

I. Réseaux et réglementations

II. EVEE et EAEE en milieux lagunaires

Contact

Marie Garrido, (e-mail [24]) Chargée de mission Corse – Pôle-relais lagunes méditerranéennes, Office de l’Environnement de la Corse

 

 

 

 

J’aime ma lagune – Étang de Berre

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Entre la Camargue et Marseille se 15trouve une lagune cachée, méconnue mais si riche. Riche d’histoire, riche de biodiversité. Les actions pour sa réhabilitation sont toujours d’actualité. C’est dans ce contexte si particulier et dans le cadre du partenariat avec le collège de Rognac qu’est né le projet de cahier de coloriage « J’aime ma lagune (de l’étang de Berre) » avec Nostà Mar. L’association a pour vocation la valorisation du patrimoine de Rognac, notamment au travers du sentier pédagogique du marais de la Tête noire.

« À la suite d’une belle rencontre avec l’association Nostà Mar dans le cadre de la découverte du marais de Rognac et de l’Opération « Nettoyons la Nature », le Collège Commandant Cousteau se devait d’être l’ambassadeur de la famille des Gabians pour sensibiliser les jeunes au respect de la nature.

Faire de nos écoliers des citoyens acteurs de la lutte contre le réchauffement climatique, tel est l’objectif de ce cahier à colorier qui a été réalisé par des collégiens de la 6ème à la 3ème et des passionnés qui défendent et valorisent notre patrimoine local.

En effet, les enfants doivent être éduqués de manière positive à l’environnement afin de développer une prise de conscience précoce et un sens de la participation, et de les aider à acquérir des connaissances sur les principes écologiques visant à trouver un juste équilibre entre le bien-être individuel et celui de la planète.

La famille des Gabians invite chacun et chacune à adopter les bons réflexes au quotidien : éviter le gaspillage, pratiquer le tri des déchets, utiliser des appareils économes, consommer de façon responsable, éviter les transports polluants…

Espérons que le 9ème Art fera sortir les plus jeunes de leur bulle ! »

Sylvie Laurent, Professeure documentaliste au Collège Commandant Cousteau de Rognac

Pendant 2 ans, les élèves du collège Commandant Cousteau et leur documentaliste Sylvie Laurent ont travaillé sur ce projet pour expliquer ce qu’est le développement durable, notamment au niveau local. Les nombreuses opérations de nettoyage menées conjointement par Nostà Mar et les scolaires ne suffisent pas toujours à réveiller les consciences. Certains continuent de jeter tout et n’importe quoi par terre. Ce geste, démultiplié par une population grandissante, a un impact désastreux sur notre environnement. La nature n’arrive pas à absorber nos déchets, il lui faut du temps mais du temps, nous, humains en avons-nous encore ? Les déchets partent dans les ruisseaux, puis dans l’étang de Berre puis dans la mer.

Le 1er juillet 2019, ce cahier imprimé pour l’instant à 700 exemplaires (grâce à des subventions du CD13 et de la ville de Rognac) a été remis aux 14 élèves qui l’ont réalisé, dont Maëlann Cœur d’Acier, également membre du Conseil d’Administration de Nostà Mar, ainsi qu’au principal du collège et à l’inspectrice de l’Académie des Bouches du Rhône.

Ce sont 40 pages illustrées à l’aide de la famille de mascottes intergénérationnelles de Nostà Mar dessinées par Cyrielle Doret, où ce sont les Gabians (Goéland Leucophée) qui expliquent les problèmes mais aussi et surtout évoquent les solutions que petits et grands peuvent mettre en place pour sauvegarder notre environnement. Le dessin à colorier permet aux plus jeunes de mieux comprendre et de mémoriser plus facilement tous les concepts théoriques. L’enfant peut s’identifier à la petite famille de Gabians.

Déjà distribué dans une classe de CP en récompense après leur visite du sentier pédagogique du marais de la Tête noire à Rognac, ce cahier a pour but de devenir un outil de travail pour les écoles du pourtour de l’étang de Berre. C’est pourquoi il porte le logo de l’association, qui défend sa candidature au Patrimoine Mondial de l’Unesco.

Dès la rentrée 2019-2020 d’autres distributions sont prévues en partenariat avec la ville de Rognac.

© Guislaine Doret / Nostà mar

© Guislaine Doret / Nostà mar

© Guislaine Doret / Nostà mar

Offre de poste « Ecogarde  » – Pays de l’Or

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La Communauté d’Agglomération du Pays de l’Or, 8 communes, 45 000 habitants l’hiver et 210 000 l’été, est un territoire très diversifié doté de zones littorales et touristiques, de zones urbaines à la périphérie de Montpellier et des vastes plaines agricoles.

4ème bassin d’emploi de l’Hérault, le territoire économique du Pays de l’Or accueille plus de 3.500 entreprises, 13 zones d’activités, un aéroport international, un aérodrome.

Au sein du pôle eau et milieux aquatiques, sous l’autorité du responsable de service, vous êtes éco-garde sur les sites naturels du Pays de l’Or.

CDD de droit public de 2 mois, entre la mi-juillet et la mi-septembre 2019 .

Statut : contractuel – Cadre B

 

Missions et activités :

Pour représenter l’Agglomération du Pays de l’Or sur le terrain, l’agent ira au contact du public et réalisera des patrouilles quotidiennes sur les sites naturels gérés par la collectivité :

 

Candidature (lettre de motivation et curriculum vitae) à envoyer avant le 10 juillet 2019 par mail ([email protected] [25]) et par courrier à :

Monsieur le Président,
Agglomération du Pays de l’Or,
300 avenue Jacqueline Auriol,
Zone aéroportuaire CS 700 40
34 137 MAUGUIO cedex

 

 

Résultats de la consultation technique du SDAGE Rhône Méditerranée 2022-2027

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Les travaux d’élaboration du SDAGE et du programme de mesures 2022-2027 sont engagés sur le bassin Rhône Méditerranée depuis juillet 2018.

Entre juillet et octobre 2018, une consultation technique des acteurs de la gestion de l’eau a été réalisée sur l’évaluation actualisée de l’impact des pressions qui s’exercent sur les milieux aquatiques. Elle a recueillie 4118 avis riches et pertinents, qui témoignent d’une nette amélioration des connaissances grâce à la mise en oeuvre des SDAGE et des programmes de mesures 2010-2015 et 2016-2021, des SAGE et des contrats de milieux.

Retrouvez l’ensemble des résultats relatifs à cette consultation sur le site internet de l’agence de l’eau RMC. [26]

La Planète Revisitée – expédition au service de la biodiversité en Corse

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Les lagunes corses dans le collimateur des scientifiques de La Planète Revisitée. Fragment de continent devenu île, la Corse regorge aussi d’une diversité de paysages terrestres et marins remarquables.

Depuis quelques semaines les scientifiques de La Planète Revisitée entament en Corse un programme d’expéditions de 3 ans (2019-2021) conduit par le Muséum national d’Histoire naturelle, en partenariat avec la Collectivité de Corse et l’Agence française pour la Biodiversité.

À la frontière entre la terre et la mer, les lagunes constituent une mosaïque de milieux très variés, caractérisés par une exceptionnelle richesse biologique et une grande diversité paysagère. Elles participent au bon équilibre de notre planète en assurant de nombreuses fonctions et services rendus à la société. Pourtant, en dépit de leur rôle fondamental, les lagunes subissent des dysfonctionnements importants face aux activités anthropiques ou encore aux changements climatiques.

Le littoral corse compte quatre grandes lagunes le long de la côte orientale (Biguglia, Diana, Urbinu et Palu) et de très nombreuses lagunes de plus petites tailles réparties sur l’ensemble du littoral. Ce patrimoine exceptionnel, encore trop peu étudié en Corse, nécessite une meilleure connaissance scientifique afin de pouvoir les préserver, les restaurer et valoriser leurs ressources. Conscient de l’intérêt que présentent ces milieux, les scientifiques de La Planète Revisitée, avec le soutien technique et la connaissance scientifique d’acteurs de ces milieux (e.g. Office de l’Environnement de la Corse, Université de Corse, Collectivité de Corse) se sont penchés sur ces zones humides littorales. Les quatre principales lagunes (Biguglia, Diana, Urbinu et Palu) ont pu fait l’objet d’échantillonnages d’espèces d’algues et d’invertébrés. Lors des campagnes en Corse prévues en 2020 quelques lagunes de l’extrême sud devraient être également échantillonnées.

Grâce aux moyens déployés par le Muséum national d’Histoire naturelle et ces partenaires locaux, cet inventaire de biodiversité en milieu lagunaire sera une référence, non seulement pour la Corse, mais aussi pour les autres lagunes méditerranéennes. Il viendra ainsi compléter les données scientifiques collectées, au fil du temps, par de nombreux acteurs de la conservation de la nature et du développement durable de l’île.

Contact

Muséum national d’Histoire naturelle
Line Le Gall / e-mail [27]

Fanny Lepareur / e-mail [28]

Office de l’Environnement de la Corse
Marie Garrido / e-mail [24]

Formations Life Marha sur l’habitat lagune côtière 1150-2

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Dans le cadre du projet européen Life Marha piloté par l’Agence Française pour la Biodiversité (AFB), le Pôle-relais lagunes méditerranéennes se mobilise pour améliorer l’état de conservation des lagunes côtières.

En effet, le Pôle lagunes aide les structures animatrices des sites N2000 à prendre en main la méthode d’évaluation de l’état de conservation de l’habitat lagune côtière 1150-2.

NOUVEAU: La version 2 du guide d’application relatif à cette méthode [10] est en ligne sur le site de l’INPN.

Référence : État de conservation des « Lagunes côtières » d’intérêt communautaire (UE 1150*), Méthode d’évaluation à l’échelle du site – Guide d’application (Version 2) [29]. LEPAREUR F., BERTRAND S., MORIN E., LE FLOC’H M., BARRE N., GARRIDO M., RIERA L. & MAUCLERT V., 2018. État de conservation des « Lagunes côtières » d’intérêt communautaire (UE 1150*), Méthode d’évaluation à l’échelle du site – Guide d’application (Version 2). Rapport UMS PatriNat, Muséum national d’Histoire naturelle, Pôle-relais lagunes méditerranéennes, 73p.

Les fiches techniques associées à ce guide paraîtront à l’automne 2019.

Afin de renforcer les compétences des gestionnaires et animateurs de sites N2000 dans la prise en main de cette méthode, le Pôle lagunes propose des formations en partenariat avec l’AFB :

1. Les espèces exotiques envahissantes (EEE) des lagunes côtières méditerranéennes (habitat 1150-2) et les réseaux de vigilance (Arles 17 septembre 2019 / Corte 26 juin 2019) :

Objectifs

2. Utilisation de QGIS en appui à la cartographie de l’habitat lagune côtière 1150-2 (Arles 15-16 octobre 2019 / Corte 7-8-9 octobre 2019) :

Objectifs

Les publics ciblés sont précisés sur les fiches disponibles ci-dessous.

Ces formations sont inscrites dans la thématique 2 du Life Marha « Renforcement des capacités » et visent à mieux évaluer l’état de conservation de l’habitat lagunes côtières méditerranéennes (1150-2) et identifier des solutions pour tendre vers une amélioration de leur état.

Une espèce américaine introduite massivement en Europe

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Les cténaires (du grec ktenos, « peigne ») sont des organismes gélatineux regroupant 200 espèces toutes marines principalement holoplanctoniques – dont le cycle de vie complet s’effectue à l’état planctonique – se déplaçant en utilisant 8 rangées de cils. Trois formes sont principalement rencontrées : pélagiques ovoïdes (principalement les ordres des Beroida, Cydippida, Lobata), pélagiques rubanées (ordre des Cestida, Cestum veneris) et benthiques (ordre des Platyctenida). Elles sont toutes hermaphrodites et capables d’autofécondation. Les œufs fertilisés de manière externe se développent en larves planctoniques dites larves cydippides qui graduellement adopteront la forme adulte. Les taux de reproduction et de croissance des cténaires dépendent des facteurs environnementaux (température et salinité) mais aussi de la quantité de nourriture disponible.

Mnemiopsis leidyi A. Agassiz, 1865 est un cténaire (classe des Tentaculata, ordre des Lobata) endémique des côtes atlantiques américaines : côtes Amérique du Sud, Golfe du Mexique et baie de Chesapeake et qui colonise principalement les estuaires, les lagunes ou les mers intérieures.

Les zones envahies par M. leidyi sont généralement soumises aux pressions anthropiques comme l’eutrophisation ou la surpêche, ces derniers favorisant le succès de cette espèce. Cette dernière a été récemment classée parmi les 100 espèces marines les plus invasives au monde.

Certainement transporté depuis le golfe du Mexique dans les eaux de ballasts de navires de commerce Mnemiopsis leidyi est apparu en Mer Noire en 1982 (Fig. 1). Il s’est depuis répandu en Mer Caspienne, en Mer de Marmara et en Méditerranée (Mer Egée, Mer Adriatique, Bassin nord-occidental) en suivant la circulation hydrodynamique ou par transport maritime à nouveau. Plus récemment, une seconde vague d’invasion a été observée dans le Nord de l’Europe, en 2005 en Norvège et en Mer Baltique. Les organismes proviendraient dans ce cas de la côte Est des Etats-Unis (Baie de Chesapeake) alors que les populations méditerranéennes seraient originaires du Mexique.

Figure 1. Carte de répartition des zones d’introduction de Mnemiopsis leidyi en Europe.

Sur les côtes méditerranéennes françaises, M. leidyi a été identifié pour la première fois dans l’étang de Berre (Fig. 2) en 2005. Cependant, Pascal Contournet, pêcheur scientifique à l’Institut de recherche de la Tour du Valat (com. pers.), indique lors de notre étude en avoir observé en Camargue dès 1996. Mnemiopsis est présent de façon épisodique dans les étangs de Le Grec et Salses-Leucate en 2009/2010, de Bages-Sigean et dans l’étang de Biguglia (Corse). Enfin, d’autres observations ont été faites dans l’étang de Villepey (Fréjus) en 2011 (Julien Caucat du Syndicat Mixte des Eangs Littoraux, com.pers.) et dans la baie de Villefranche-sur-Mer.

Figure 2. Distribution de Mnemiopsis leidyi sur les côtes Méditerranéennes françaises.

Entre 2015 et 2019, une thèse interdisciplinaire, menée par Guillaume Marchessaux (bourse inter-écoles doctorales d’Aix-Marseille Université), associant océanologie et sociologie a été menée pour comprendre l’évolution et l’impact de la prolifération de Mnemiopsis leidyi dans l’étang de Berre et l’étang du Vaccarès.

Forte capacité de reproduction, faculté d’adaptation et croissance rapide : les clefs d’une invasion réussie

Figure 3. Mnemiopsis leidyi © Guillaume Marchessaux

Espèce hermaphrodite, M. leidyi peut pondre, en conditions optimales, plus de 10 000 œufs par individu par jour. Son cycle de vie simple s’effectue en 14 jours en milieu tempéré. Elle s’adapte très bien à de grandes gammes de température (1°C à 32°C) et de salinité (2 à 38). Elle peut aussi survivre dans des zones très peu oxygénées et par conséquent est capable de « conquérir » des milieux aux caractéristiques parfois très différentes.
M. leidyi est aussi un prédateur carnivore opportuniste particulièrement vorace. Elle est capable d’ingurgiter une quantité de proies représentant jusqu’à 10 fois son poids humide par jour, et peut s’attaquer aussi bien à des proies de petites tailles (~100 µm : nauplii de copépodes, larves de bivalves et de gastéropodes) qu’à des proies faisant plusieurs millimètres (larves de poissons, juvéniles d’amphipodes). En conditions alimentaires défavorables, M. leidyi est capable de s’auto-digérer en puisant dans ses réserves et peut ainsi survivre durant des semaines.

Son invasion, favorisée par l’eutrophisation et la surpêche, aggrave les problèmes écologiques

L’eutrophisation et la surpêche tendraient à favoriser le développement des populations de gélatineux et M. leidyi ne semble pas déroger à la règle. En Mer Noire, l’invasion de M. leidyi est intervenue en plein effondrement des stocks de sardines et d’anchois suite à une surpêche intensive. L’apparition massive de ce cténaire a seulement empiré ce phénomène, Mnemiopsis s’alimentant sur les œufs et larves de ces poissons et, combiné à la surpêche a provoqué d’importants dégâts écologiques et socio-économiques. Pour tenter de contrôler la population de Mnemiopsis, son prédateur spécifique, le cténaire Beroe ovata, y a été introduit. L’équilibre proie/prédateur a permis de maintenir la population de Mnemiopsis à un niveau d’abondance acceptable pour permettre, en complément d’une réglementation des pêches, un début de restauration des stocks de petits poissons pélagiques. En revanche, cette tentative de contrôle n’a pas fonctionné en Mer Caspienne où la population de ovata ne s’est pas maintenue.

Figure 4. Colmatage de filets de pêche par Mnemiopsis leidyi

Vers une compréhension de l’impact de la prolifération de M. leidyi en lagunes méditerranéennes

Installée depuis le début du siècle dans les étangs de Berre et de Camargue, M. leidyi semble profiter pleinement des conditions d’eutrophisation perdurant dans l’étang de Berre – malgré des efforts de régulation – permettant ainsi le maintien d’une communauté zooplanctonique (sa nourriture) très abondante, au-delà des seuils limitants pour le développement de Mnemiopsis. Néanmoins, le cnidaire Aurelia sp., endémique à l’étang de Berre, a vu sa population décliner depuis l’introduction de M. leidyi. Ceci est certainement à mettre en relation avec la prédation de Mnemiopsis sur les éphyrules (premier stade méduses) d’Aurelia.

Mnemiopsis leidyi est présente toute l’année dans les étangs de Berre et de Camargue et des proliférations plus importantes sont observées de la fin du printemps jusqu’au début de l’hiver. Durant ces périodes-là, la population est composée principalement d’adultes, alors qu’en hiver, dominent les larves et les stades transitoires. L’étude en laboratoire du cycle de vie de la population de M. leidyi de l’étang de Berre a montré qu’en période froide, les jeunes individus bloquent leur croissance pour pouvoir survivre en attendant un réchauffement de l’eau.
Dans ces étangs, M. leidyi est identifiée comme un problème pour plusieurs activités humaines. En particulier, les pêcheurs professionnels à l’anguille, les plus affectés, indiquent que ces gélatineux obstruent leurs filets, pouvant même les déchirer et entrainer l’asphyxie des poissons qui y sont piégés (Fig. 4). Le manque à gagner pour ces pêcheurs est réel et se monte à plusieurs milliers d’euros. En revanche, cette espèce n’étant pas urticante, les activités de baignade sont peu impactées dans l’étang de Berre, même si certains nageurs n’apprécient guère de nager au milieu de ces masses de gélatineux.

L’impact de Mnemiopsis leidyi sur le fonctionnement de l’étang de Berre

L’intérêt de cette étude interdisciplinaire permet de placer l’invasion de M. leidyi dans l’étang de Berre dans son contexte socio-écologique où l’empreinte de l’Homme est bien marquée et où l’environnement est nécessaire pour l’Homme. Prenant en compte les liens entre la société et l’environnement, le cadre de notre étude interdisciplinaire a permis d’établir un état des lieux complet des interactions et des impacts de l’invasion de M. leidyi (Fig. 5).

Figure 5. Résumé global des interactions identifiées entre Mnemiopsis leidyi et le socio-écosystème de l’étang de Berre.

Prédateur vorace, Mnemiopsis leidyi exerce une pression de prédation importante sur la communauté zooplanctonique dont le broutage sur le phytoplancton reste dans ce contexte limité. La présence de M. leidyi entretien l’eutrophisation de la lagune d’une part par le contrôle sur le zooplancton et d’autre part en contribuant au développement phytoplanctonique par l’excrétion d’azote ammoniacal. Ce constat permet d’émettre l’hypothèse que M. leidyi participe aux crises hypoxiques de la lagune. Ces crises hypoxiques survenant généralement en été sont mortelles pour les populations d’organismes benthiques.

La compétitivité des cténaires pour la ressource a provoqué le déclin du cnidaire Aurelia spp. dont l’observation dans le milieu devient limitée dans le temps. Connaissant cette compétition entre les deux espèces de gélatineux, l’hypothèse d’une compétition avec les poissons planctonophages de la lagune peut être posée.

Cela n’a pas été testé dans notre étude mais si compétition il y a, les téléostéens à valeur commerciale pourraient voir leur population diminuer ce qui pourrait avoir des conséquences économiques catastrophiques sur la pêche professionnelle. La pêche professionnelle est l’activité humaine la plus impactée par les proliférations de gélatineux. Les dommages causés par les cténaires sont importants (colmatage des filets, mutilation des prises, dégradation du matériel, pénibilité du travail) et impliquent des pertes pouvant atteindre 50 % du chiffre d’affaire annuel. L’activité de baignade est peu impactée. Il existe une acceptabilité des cténaires dans l’environnement de loisir des baigneurs dans la mesure où ils ne sont pas urticants. En revanche, notre étude a permis de déterminer un seuil d’acceptabilité (10 ± 8 ind m-3) qui, une fois dépassé provoque la désertion des baigneurs en faveurs d’autres plages en bord de mer par exemple. Le nautisme n’est pas touché par la prolifération des cténaires dans la lagune mais, en cas de fortes proliférations, des dommages sur les circuits de refroidissement des moteurs de bateau sont observés.

La présence d’une importante population de Mnemiopsis leidyi contre-carre les efforts de réhabilitation et favorise le maintien de l’eutrophisation (Fig. 6). Mnemiopsis contrôle la communauté zooplanctonique pouvant être ingérée jusqu’à 80 % de son abondance par jour. Cela a comme directe conséquence une réduction de la pression de broutage du zooplancton sur les communautés phytoplanctoniques. De plus, l’excrétion N-NH4 de Mnemiopsis leidyi contribue à hauteur de 3,8 % aux apports d’ammonium dans la lagune, ce qui favorise aussi la croissance du phytoplancton via la production régénérée. Donc par effet « top-down » et « bottom-up », la population agit favorablement sur le maintien de l’eutrophisation de la lagune de Berre.

Figure 6. Schéma conceptuel des modifications du fonctionnement du réseau trophique pélago-benthique dans l’étang de Berre en présence de Mnemiopsis leidyi.

Contacts

Guillaume Marchessaux1,2 / e-mail
1 Aix Marseille Université, Université de Toulon, CNRS, IRD, MIO, Marseille, France
2 Aix-Marseille Université, IRD, LPED, Marseille, France

Le Pélobate cultripède sur le pourtour du Golfe de Fos

Posted ByprlmOn In Autres publications | No Comments

Le Pélobate cultripède Pelobates cultripes (Cuvier, 1829) sur le pourtour du Golfe de Fos (Bouches-du-Rhône) : distribution actuelle, évolution du paysage, caractérisation des habitats et menaces.

Résumé

Pélobate cultripède © O.Pineau

A l’échelle de la région PACA, la répartition fragmentée et le déclin du Pélobate cultripède Pelobates cultripes (Cuvier, 1829), ont conduit à son classement en tant qu’espèce « En Danger » dans la Liste Rouge Régionale des Reptiles et Amphibiens.

Face à ce constat, et au regard de l’importance des populations qu’accueille le littoral du Golfe de Fos, une synthèse des connaissances à l’échelle de ce territoire semblait nécessaire. Des prospections ciblées menées par les auteurs depuis la fin des années 1990, auxquelles s’ajoutent les données collectées dans les différentes bases de données naturalistes, ont été mises à profit pour réaliser ce travail.

A l’instar du constat régional, la situation de l’espèce sur le littoral du Golfe de Fos est particulièrement précaire, conséquence de la mutation industrielle de ce territoire sous l’impulsion du développement de l’activité portuaire, conduisant ainsi à restreindre ses biotopes de prédilection et à isoler la plupart des sites de reproduction, dont la majorité est située au sein de secteurs à vocation industrielle.

Au regard de cette situation alarmante, la mise en place d’un plan de conservation paraît urgente.

Article publié sur : Nature de Provence [30]

Source : CEN PACA [31]