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Programme des Journées européennes du patrimoine 2020 en Méditerranée

Les 19 et 20 septembre 2020, venez découvrir les lagunes méditerranéennes autour du thème : « Patrimoine et éducation : apprendre pour la vie ! »

Des animations, la plupart gratuites et pour tous les âges, vous sont proposées autour des zones humides littorales en Corse, Occitanie et Provence-Alpes-Côte d’Azur.

Des visites, sorties nature commentées… ateliers, chantiers ou encore un Escape Game autour du thème national « Patrimoine et éducation : apprendre pour la vie ! ».

C’est l’occasion d’une découverte étonnante des lagunes méditerranéennes, ces étangs littoraux au patrimoine exceptionnel où l’histoire de l’Homme s’inscrit depuis plus de 2 000 ans.

Une belle opportunité de s’approprier ces territoires qui rendent de nombreux services à l’humanité, en particulier vis à vis du changement climatique.

Cet évènement mobilise de nombreuses structures partenaires : gestionnaires de lagunes, sites et musées archéologiques, scientifiques, associations d’éducation à l’environnement et associations de sensibilisation au patrimoine culturel.

Venez nombreux ! Les 5 dernières éditions ont rassemblé chaque année 18 500 participants en moyenne autour des territoires lagunaires.

Nouveauté 2020 : Le programme sous la forme d’un Open Agenda met en avant les animations en lagunes. Cet agenda est en ligne et sera mis à jour régulièrement.

Consulter l’agenda En ligne [1]

Nous vous proposons également des visuels personnalisables à télécharger [2] pour faire la promotion de l’évènement sur vos sites web et réseaux sociaux.

[2]

L’appel à mobilisation est en cours jusqu’au 1er septembre pour intégrer vos animations ! [3]

Ce programme d’animations est coordonné par le Pôle-relais lagunes méditerranéennes pour la 12ème année consécutive.

Avec le soutien technique ou financier :

 

Voir l’Open agenda du Pôle-relais lagunes méditerranéennes [1]

Visuels personnalisables à télécharger [2]

Communiqué de presse [4]

Journées européennes du patrimoine 2020 : l’appel à mobilisation est lancé !

Publié par prlm le Dernières actus | No Comments

Le Pôle-relais lagunes méditerranéennes coordonne cette année encore le programme d’animations des Journées européennes du patrimoine sur les territoires lagunaires de Méditerranée française autour du thème 2020 :

« Patrimoine et éducation : apprendre pour la vie ! »

Avec la mobilisation des gestionnaires des lagunes, les sites et musées archéologiques en Méditerranée, les scientifiques, structures d’éducation à l’environnement et de sensibilisation etc., des dizaines d’animations gratuites seront organisées les 19 et 20 septembre 2020 en Corse, Occitanie & Provence-Alpes-Côte d’Azur pour proposer une rencontre divertissante autour des territoires lagunaires.

Pour ce faire, une seule marche à suivre :

Inscrivez votre animation sur le site dédié du Ministère de la Culture [5]

Nouveauté 2020 :  Un Open Agenda a été spécifiquement créé pour mettre en avant les animations en lagunes 

Voir l’agenda du Pôle-relais lagunes méditerranéennes [1]

Pensez à nous communiquer avant le 1er septembre vos événements intégrés sur l’agenda des DRAC et nous l’ajouterons directement à notre Open Agenda qui sera mis à jour et valorisé jusqu’au JEP !

 

Mobilisons-nous !

Les 5 dernières éditions ont rassemblé 18 500 participants en moyenne autour des territoires lagunaires.

Cet appel à mobilisation invite le plus grand nombre à participer à cet événement et décrit la démarche à suivre pour enregistrer vos animations et ainsi bénéficier de la valorisation la plus large possible.

À noter : cette année, le Pôle lagunes ne soutient pas financièrement les animations.

Contact :

 

Katia LOMBARDINI 

Chargée de mission du Pôle-relais lagunes en région Sud Provence-Alpes-Côte d’Azur

04 90 97 29 56  –  e-mail [6]

 

Merci à nos partenaires techniques ou financiers :

 

État des lieux 2019 du bassin de Corse : focus sur les lagunes

Publié par prlm le Suivi en milieu lagunaire | No Comments

Le point sur l’état des masses d’eau de transition et le risque de non-atteinte du bon état

La directive cadre sur l’eau (directive 2000/60/CE) impose aux États membres de réaliser un état des lieux dans chacun des bassins au début de chaque cycle de gestion.

À mi-parcours du 2ème cycle (période 2016-2021), l’état des lieux de 2019 fournit les éléments qui permettront de définir le contenu du futur et programme de mesures du 3ème cycle (période 2022-2027), en vue d’atteindre les objectifs fixés par la DCE.

État des masses d’eau de transition

4 masses d’eau de transition sont suivies sur le bassin Corse au titre de la DCE (carte à télécharger ci-dessous), du Nord au Sud : Biguglia, Diana, Urbino, Palu.

EN SYNTHESE POUR LES LAGUNES DE CORSE

Dans le bilan 2019, l’état des lagunes s’est amélioré d’une classe sauf pour l’étang de Palu.

Ainsi, les étangs de Diana et d’Urbinu sont dorénavant en bon état et les étangs de Biguglia et de Palu en état médiocre. Cette amélioration s’explique par la mise en œuvre de mesures, en particulier, l’amélioration de l’assainissement et des pratiques agricoles.

Pour l’ensemble des masses d’eau superficielle, celles qui sont en état écologique bon et très bon augmentent et atteignent 88% du nombre de masses d’eau superficielle en 2019.

Un état chimique qui reste globalement bon (98% des masses d’eau en bon état chimique, sans présence de substance ubiquiste).

 

[7]

Comparaison avec d’autres milieux aquatiques du bassin Corse

[8] 

Pressions, impacts et risque de non-atteinte de l’objectif de bon état des masses d’eau fin 2027

L’état des lieux vise à distinguer parmi toutes les pressions celles qui ont un impact significatif et génèrent un risque de non-atteinte des objectifs environnementaux à l’horizon 2027. Les pressions sont prises en référence pour élaborer le programme de mesures du SDAGE 2022-2027.

EN SYNTHESE

L’amélioration des pollutions diffuses agricoles reste un enjeu sur quelques secteurs, notamment pour les lagunes. La pollution par les substances toxiques ne concerne qu’une seule masse d’eau, l’étang de Biguglia.

Aucun risque de non-atteinte du bon état chimique n’est estimé pour l’ensemble des masses d’eau de Corse.

Le risque de non-atteinte du bon état écologique (RNABE) en 2027 est estimé pour deux lagunes (étang de Biguglia et étang de Palu ) sur les quatre suivies au titre de la DCE.

Par rapport à l’état des lieux 2013 : 2 masses d’eau ne sont plus à risque (étangs de Diana et Urbinu), 1 nouvelle le devient (étang de Palu).

Les pressions prises en compte par milieu, à l’origine d’un RNABE 2027 sont indiquées dans le tableau ci-après :

[9]

Précisions sur ces pressions :

Nutriments urbains et industriels : le risque de non-atteinte du bon état en 2027 concerne une lagune (Biguglia)

Nutriments d’origine agricole et pollutions diffuses par les nutriments (ruissellement agricole et urbain, stock sédimentaire) : le risque de non-atteinte du bon état en 2027 concerne deux lagunes (Biguglia et Palu)

Pesticides : le risque de non-atteinte du bon état en 2027 concerne une lagune (Biguglia). Par rapport au précédent état des lieux, 2 lagunes (Diana et Urbinu) voient l’impact réduit.

Substances toxiques (hors pesticides) : le risque de non-atteinte du bon état en 2027 concerne une lagune (Biguglia).

Altérations de la morphologie, le risque de non-atteinte du bon état en 2027 concerne une lagune (Biguglia)

Autres pressions : pêche professionnelle et conchyliculture, pêche de loisir et espèces introduites. Aucune masse d’eau (côtière ou de transition) n’est à risque de non-atteinte du bon état au titre de la DCE pour ces pressions. Aucun impact significatif n’a été évalué pour ces pressions.

 

Les causes de risque pour les lagunes sont synthétisées ci-après, et comparées à l’état des lieux antérieur (2013).

[10]

Le risque de non-atteinte du bon état écologique (RNABE) en 2027 est synthétisé dans le tableau ci-dessous pour chaque lagune.

Masses d’eau de transition à RNABE 2027

[11]

MEN : Masse d’eau naturelle.

Avec 64 masses d’eau à risque de non-atteinte du bon état en 2027 (dont deux lagunes), au lieu de 37 en 2013, le bassin de Corse présente un taux de masses d’eau à risque de 26%, ce qui reste faible par rapport aux autres bassins français. Cette augmentation est principalement due à l’amélioration des données et à la prise en compte d’un nouveau principe de cumul de pressions pouvant engendrer un risque, qui améliore la cohérence entre le niveau d’impacts des pressions et l’état des masses d’eau.

L’état des lieux a été adopté par le comité de bassin puis approuvé par l’Assemblée de Corse en novembre 2019.

 

A NOTER : Les informations ci-avant sont extraites du document « État des lieux du bassin de Corse présenté au comité de bassin du 19 novembre 2019 et à l’Assemblée de Corse  [12]» (162 p) en focalisant sur les lagunes (masses d’eaux de transition).

Brève compilée par le Pôle-relais lagunes méditerranéennes.

Voir aussi la brève « État des lieux 2019 du bassin Rhône-Méditerranée : focus sur les lagunes » [13]

Lancement d’un nouvel appel à projets pour les « Atlas de la biodiversité communale »

Publié par prlm le Financement | No Comments

Jusqu’au 15 septembre 2020, communes et intercommunalités peuvent déposer leur candidature pour l’appel à projets « Atlas de la biodiversité communale » [14] (ABC) lancé par l’Office français de la biodiversité (OFB). De nombreux partenaires institutionnels, régionaux, et associatifs sont associés à cette initiative.

Pour la 4année consécutive, l’OFB donne l’occasion aux communes et intercommunalités de réaliser un diagnostic précis de la biodiversité sur leur territoire pour mieux préserver et valoriser leur patrimoine naturel.

Un Atlas de la biodiversité communale (ABC) est une démarche qui permet à une commune, ou une « structure intercommunale », de connaitre, de préserver et de valoriser son patrimoine naturel.

Les ABC ont pour objectifs de :

1156 communes et intercommunalités déjà impliquées dans un ABC

Avec un appel à projets par an depuis 2017, 107 projets en métropole et dans les Outre-mer ont bénéficié sur ces trois dernières années du soutien de l’Agence française pour la biodiversité, aujourd’hui devenue l’Office français de la biodiversité. Cette année encore, près de 2,5 millions d’euros seront consacrés à la mise en place « d’Atlas de la biodiversité communale » sur les territoires de collectivités volontaires.

Un site web dédié aux ABC

Inventaires naturalistes, cartographies des enjeux de biodiversité, ressources documentaires relatives à la démarche mise en œuvre, un ABC donne lieu à des productions diverses. Elles contribuent à une meilleure connaissance de la biodiversité d’un territoire et de ses enjeux. Pour faciliter leur partage et leur consultation, un portail dédié est accessible en ligne [15].

L’appel à projet ABC, en bref :

Date de clôture de l’appel à projets : Mardi 15 septembre 2020 à 20h

État des lieux 2019 du bassin Rhône-Méditerranée : focus sur les lagunes

Publié par gwasse le Suivi en milieu lagunaire | No Comments

Le point sur l’état des masses d’eau de transition et les fortes pressions qu’elles subissent

La directive cadre sur l’eau (directive 2000/60/CE) impose aux Etats membres de réaliser un état des lieux dans chacun des bassins au début de chaque cycle de gestion. Cet état des lieux du bassin Rhône-Méditerranée 2019 a été adopté par le comité de bassin fin 2019, il est le socle des travaux de révision du SDAGE et du programme de mesures 2022-2027.

État des masses d’eau de transition

27 masses d’eau de transition sont suivies sur le bassin Rhône-Méditerranée au titre de la DCE (carte à télécharger ci-dessous).

EN SYNTHÈSE POUR LES LAGUNES DU BASSIN RHÔNE MEDITERRANEE
État écologique : En 2019, 22 % des masses d’eau sont en bon ou très bon état écologique. Compte tenu du faible nombre de masses d’eau (27), les résultats en pourcentage sont à examiner avec vigilance. Des améliorations sont à noter au sein des éléments de qualité qui composent l’état écologique. Pour autant, les eaux de transition restent des milieux impactés par les nombreuses pressions qu’ils subissent.État chimique : 100% des masses d’eau présentent un bon état chimique en 2019. Ce résultat ne reflète pas forcément une baisse du niveau de contamination des eaux de transition mais également le caractère fluctuant des concentrations dans le milieu.

Précisions sur l’état écologique des eaux de transition :

En 2019, la répartition des masses d’eau dans les 5 classes d’état écologique est la suivante : 1 masse d’eau en très bon état (4 %), 5 en bon état (18.5 %), 6 en état moyen (22 %), 6 en état médiocre (22 %), 9 en état mauvais (33.5 %).

Au total, 22,5 % des masses d’eau sont en bon ou très bon état. Il y en avait 26 % en 2015.

L’analyse de l’évolution de l’état des eaux de transition nécessite de raisonner par type de masses d’eau. En effet, le faible nombre de masse d’eau (27) rend l’interprétation statistique délicate.

Les lagunes oligo-mésohalines (7 masses d’eau) doivent être analysées à part car ces masses d’eau disposent encore de peu de données et les grilles d’évaluation de leur état ont fait et feront encore l’objet d’adaptations. Ces dernières visent à mieux prendre en compte le caractère très peu salé et très confiné de ces lagunes qui se caractérisent par un fonctionnement complexes et des communautés biologiques différentes des autres lagunes. Il est par conséquent difficile de parler d’évolution mais plutôt de stabilisation de leur caractérisation. De manière générale, ce sont des lagunes moyennement à très eutrophisées et sur lesquelles les efforts de réduction des apports polluants et de gestion doivent être accélérés.

Les lagunes poly-euhalines (17 masses d’eau) sont globalement dans une dynamique de restauration. Sept d’entre elles voient leur état écologique global s’améliorer d’une classe. Ce résultat constitue une avancée très significative compte tenu du principe très pénalisant du paramètre déclassant. Sept autres masses d’eau montrent une stabilité de leur état écologique global qui confirme le temps de réaction long de ces écosystèmes. L’analyse plus fine des dernières données de surveillance, et notamment l’examen des différents compartiments, montre une réelle dynamique de restauration de ces milieux. Comme il faut garder à l’esprit que les lagunes sont soumises à une forte inertie liée à leur fonctionnement, et que le bon état reste un objectif très ambitieux pour certaines, les progrès accomplis sont certes encore insuffisants mais réellement encourageants.

Les bras et l’estuaire du Rhône (3 masses d’eau), respectivement en état moyen et bon, sont très directement dépendants de la qualité écologique du fleuve Rhône directement en amont.

[16]

Remarque: l’état écologique affiché résulte de la valeur moyenne, sur la chronique de données utilisée de l’élément de qualité le plus déclassant parmi les éléments pertinents utilisés pour l’évaluation (éléments biologiques, physicochimiques et substances pertinentes). De fait, l’état écologique s’améliore si, et seulement si, l’ensemble des éléments déclassants s’améliorent aussi. L’amélioration de certains éléments biologiques peut donc être masquée par les éléments dégradés qui ne s’améliorent pas. A l’inverse, il suffit qu’un seul élément de qualité se dégrade pour que l’état écologique soit déclassé. La sensibilité de l’indicateur d’état écologique est ainsi très dissymétrique, forte pour révéler des dégradations, mais bien plus faible (avec une forte inertie de réponse) lorsqu’il s’agit de rendre compte de l’amélioration des éléments de qualité.

Comparaison avec d’autres milieux aquatiques du bassin Rhône-Méditerranée

[17]

Pressions, impacts et risque de non-atteinte de l’objectif de bon état des masses d’eau fin 2027

L’objet central de l’état des lieux est d’actualiser le diagnostic des pressions dues aux usages de l’eau. Il vise à distinguer parmi toutes les pressions celles qui ont un impact significatif et génèrent un risque de non-atteinte des objectifs environnementaux à l’horizon 2027. Les pressions sont prises en référence pour élaborer le programme de mesures du SDAGE 2022-2027.

EN SYNTHÈSE POUR LES LAGUNES DU BASSIN RHÔNE MEDITERRANEE
Parmi l’ensemble des milieux aquatiques, les masses d’eau de transition sont les plus concernées par des pressions dues aux activités humaines susceptibles de faire peser sur elles un risque de non-atteinte du bon état en 2027.Malgré les succès enregistrés dans l’épuration des eaux, le risque constitué par les pollutions par les matières organiques et les formes de l’azote et du phosphore (nutriments pour les eaux de surface) et par les pesticides reste prégnant en particulier pour les eaux de transition (près de 60% concernées par les nutriments et 67 % par les pesticides). Les lagunes sont très concernées par des apports significatifs en provenance des bassins versants et les canaux (plus de 70% des masses d’eau à risque pour cette catégorie de pression).

L’actualisation de l’état des lieux confirme le poids dominant des altérations physiques. Même si sur l’hydrologie et la continuité écologique, des progrès nets sont enregistrés, 2/3 de lagunes littorales présentent des formes altérées qui peuvent expliquer une qualité écologique insuffisante due à des habitats dégradés. Des perturbations significatives des échanges avec la mer concernent également les étangs littoraux.

Le risque de non-atteinte du bon état écologique (RNABE) en 2027 est estimé pour 85% des eaux de transition (23 masses d’eaux de transition), qui subissent encore des flux de pollutions importants (matières organiques, nutriments, micropolluants) rejetés directement ou apportés par les milieux affluents et des pressions physiques dues à l’altération des annexes humides et des berges. Ce risque est resté stable depuis le dernier état des lieux.

En comparaison, ce risque est de 15% des eaux côtières, 26% des eaux souterraines, 50% des plans d’eau et 72% des cours d’eau.

Les pressions prises en compte pour les masses d’eaux de transition sont indiquées dans le tableau ci-après :

[18]

Précisions sur ces pressions :

Matières organiques et nutriments urbains et industriels : le risque de dégradation a été ramené de 74 à 59 % (soit 16 lagunes) grâce aux efforts d’épuration conduits depuis 2013 sur 4 lagunes (lagunes de Bages, de Sigean et les étangs palavasiens et de Thau).

Nutriments d’origine agricole : le risque de dégradation concerne 59 % des lagunes littorales (16 lagunes). Ces apports soutiennent les proliférations végétales et des désoxygénations des fonds à des concentrations très faibles en raison de la sensibilité particulière de ces milieux liée à leur confinement. Le risque spécifique lié est resté stable depuis 2016 au regard des apports directs et ceux des bassins versants affluents.

Substances toxiques (hors pesticides) : le risque de dégradation a pour origine les rejets des systèmes d’assainissement urbain (eaux usées domestiques) et les rejets industriels organisés ou accidentels (secteurs de la mécanique, de la chimie, du traitement de surface…). Il concerne 41 % des eaux de transition (11 masses d’eau), du fait des apports des cours d’eau plus que des rejets directs.

Pesticides : le risque de dégradation résulte de l’usage de ces substances à effets biocides principalement par l’agriculture (l’usage en est interdit pour l’entretien des espaces verts par les collectivités depuis 2017 et pour les particuliers depuis 2019). Il concerne 67% des lagunes (18 masses d’eau). Ce risque était d’environ 80% en 2016.

Altérations de la morphologie, 67 % des lagunes (18) présentent des zones de berges et des rives fortement altérées ou enrochées par des aménagements (zones portuaires, zones de loisirs …). Ce taux était d’environ 55% en 2016. La pression augmente du fait de la meilleure caractérisation des données d’occupation du sol et notamment de surfaces de zones humides périphériques. Pour 44% de ces masses d’eau, le fonctionnement des échanges avec la mer par les ouvertures naturelles du cordon lagunaire (grau) a été artificialisé en modifiant notablement la circulation et les échanges entre les eaux marines salées et les eaux douces en provenance du continent.

Autres pressions : Conchyliculture, pêche professionnelle et de loisir, espèces introduites. Même si l’ensemble des masses d’eau de transition sont concernées par la problématique des espèces introduites, cette pression est significative pour un tiers d’entre elles. Pour autant, cette pression ne constitue pas un risque de non atteinte du bon état pour ces milieux.

Les causes de risque pour les eaux de transition sont synthétisées ci-après, et comparées à l’état des lieux antérieur (2016).

[19]

Les évolutions entre les états des lieux 2016 et 2019 restent marginales et on observe plutôt une stabilité du risque. Seuls les apports ponctuels en nutriments ont été significativement réduits sur certaines masses d’eau.

Quoi qu’il en soit, cette notion de risque s’applique particulièrement bien aux milieux lagunaires qui constituent le réceptacle des apports de leur bassin versant et demeurent naturellement très confinés. Les lagunes stockent ainsi les polluants reçus et sont donc particulièrement sensibles aux pressions qu’elles subissent. Pour autant, cette situation est réversible et on observe des trajectoires de restauration sur les lagunes ayant fait l’objet d’une réduction importante des flux de nutriments.

Le risque de non-atteinte du bon état écologique (RNABE) en 2027 est détaillé dans le tableau ci-dessous pour chaque masse d’eau de transition.

Masses d’eau de transition à RNABE 2027 (extrait tableau annexe 4 p.237)

[20]MEN : Masse d’eau naturelle. MEFM : Masse d’eau fortement modifiée, i.e. masse d’eau de surface ayant subi certaines altérations physiques, non ou peu réversibles, dues à l’activité humaine (navigation, urbanisation, production d’hydroélectricité,..). La masse d’eau doit atteindre un bon potentiel écologique, et non pas le bon état écologique qui incombe aux masses d’eau dites naturelles.

En conclusion, les lagunes sont des milieux fragiles, au fonctionnement complexe et particulièrement exposés aux pressions physiques et aux pollutions, compte tenu de la forte anthropisation de leurs bassins versants.

Les apports polluants en nutriments, qui enrichissent les lagunes et sont à l’origine d’une eutrophisation excessive (dystrophie) de la majorité des masses d’eau (près de 60%), restent un enjeu majeur.

Les apports en substances toxiques qui contaminent les eaux, les sédiments et les organismes vivants, sont également un point de blocage important pour l’atteinte du bon état (40% environ).

Enfin, les deux tiers des lagunes sont situées dans des bassins versants particulièrement anthropisés : urbanisation des bassins versants, surfaces agricoles, gestion des apports d’eau douce (vannes, martelières, …), présence de canaux, artificialisation des graus … Ces altérations physiques peuvent constituer un facteur aggravant vis-à-vis des phénomènes d’eutrophisation.

 

L’état des lieux a été adopté par le comité de bassin et approuvé par le préfet coordonnateur de bassin fin 2019. Il constitue la première étape du troisième et dernier cycle de gestion prévu par la DCE, qui couvre la période 2022-2027. Les pressions qui ont un impact significatif et génèrent un risque de non-atteinte des objectifs environnementaux à l’horizon 2027 sont prises en référence pour élaborer le programme de mesures du SDAGE 2022-2027.

 

A NOTER : Les informations ci-avant sont extraites du document « État des lieux du bassin Rhône-Méditerranée adopté par le comité de bassin du 6 décembre 2019 » [21] (350 p.) en focalisant sur les lagunes (masses d’eaux de transition).

Brève compilée par le Pôle-relais lagunes méditerranéennes.

 Voir aussi la brève « État des lieux 2019 du bassin de Corse : focus sur les lagunes » [22]

Offre de poste « chargé(e) de mission gestion des zones humides littorales »

Publié par prlm le Emplois et stages | No Comments

Le Parc naturel régional de Camargue recrute un(e) technicien(ne) territorial(le) pour un poste de chargé(e) de mission de gestion des zones humides littorales, affecté aux opérations de suivis et de veille des sites du Conservatoire du littoral gérés par le Parc dans le pôle « Gestion des Terrains Naturels ».

Date limite de candidature : 16 août 2020.

 

Offre de poste « Ouvrier pour la gestion d’un espace naturel (H/F) »

Publié par prlm le Emplois et stages | No Comments

L’OFB recrute un CDD de 4 mois sur le domaine des Grandes Cabanes du Vaccarès Sud (commune des Saintes-Maries-de-la-Mer en Camargue).

Description du poste : Les principales activités demandées au candidat sont l’entretien des abords du site et du domaine en autonomie ou en appui du technicien de gestion présent sur le site ainsi que la lutte contre les espèces exotiques envahissantes. Des travaux d’aménagements sont également effectués par les prestataires et suivi par le gestionnaire. Le ou la candidate pourra également participer aux suivis scientifiques de la faune effectués sur le domaine.

Date limite de candidature : 10 août 2020.

 

Offre de poste « Chargée / Chargé d’études environnement » à l’EID Méditerranée

Publié par prlm le Emplois et stages | No Comments

L’EID Méditerranée a pour mission centrale le contrôle de la population des espèces nuisantes de moustiques proliférant dans les zones humides des étangs et lagunes du littoral. Ce contrôle consiste, non pas à éradiquer l’ensemble des insectes piqueurs, mais à maintenir la gêne due aux moustiques à un seuil jugé tolérable, avec un impact environnemental minimum et dans un cadre budgétaire maîtrisé.

L’EID Méditerranée est une « institution interdépartementale « . Elle réunit les conseils départementaux des Pyrénées-Orientales, de l’Aude, de l’Hérault, du Gard, des Bouches-du-Rhône, du Var et la région Occitanie. L’EID Méditerranée est gérée selon les dispositions s’appliquant aux syndicats mixtes.

 

Le (la) Chargé(e) d’étude propose, conduit et formalise des études sur le littoral.

Missions : Le (la) chargé(e) d’études devra :

Contrat à durée déterminée de 1 an. Poste à pourvoir le : 01/09/2020.

Date limite de candidature : 27 juillet 2020

Prix national du génie écologique 2020

Publié par prlm le Dernières actus | No Comments

L’appel à candidatures a été prolongé au 31 juillet 2020 !

La remise des prix de cette troisième édition, coorganisée par l’A-IGÉco et le centre de ressources génie écologique de l’Office français de la biodiversité (OFB), et en partenariat avec le ministère de la Transition écologique et solidaire (MTES) et le Forum des marais atlantiques (FMA), aura lieu lors des Assises nationales de la biodiversité à Massy, le 8 octobre 2020.

Appel à candidatures

L’appel à candidatures s’adresse à tout projet ou opération de génie écologique, finalisé à la date de candidature, et qui répond à l’une des cinq catégories suivantes:

Un Grand Prix pourra également être décerné pour récompenser un projet particulièrement remarquable parmi ceux déposés dans l’ensemble des catégories.

Un Prix Spécial « milieux humides »

Un Prix spécial « milieux humides » sera décerné à un projet parmi ceux déposés. Ce prix est parrainé par le Forum des Marais Atlantiques à l’occasion de ses 20 ans d’engagement en faveur des milieux humides.

 

Les dossiers de candidature devront être adressé à

[email protected] [23]

 

 

Appel à projets « Plan de rebond Eau, Biodiversité, Climat 2020-2021 » de l’agence de l’eau Rhône Méditerranée Corse

Publié par prlm le Financement | No Comments

Afin de bien positionner l’action en faveur de l’état des eaux et de la biodiversité comme une priorité majeure des collectivités, plus que jamais nécessaire dans le contexte de changement climatique, l’agence de l’eau adapte et élargit temporairement ses règles d’intervention. Il s’agit d’accélérer le redémarrage des investissements dans le domaine de l’eau, en faveur des services d’eau et d’assainissement mais aussi de la protection de la ressource en eau, de la restauration de la biodiversité et des milieux aquatiques, de la lutte contre les pollutions et des économies d’eau, autant de priorités de la feuille de route issue des Assises de l’eau.

Cet appel à projets propose de nouvelles mesures jusqu’à fin 2021 :

Appel à projets ouvert du 25 juin 2020 au 31 décembre 2021

 

Une étude en cours sur la présence et les impacts socio écologiques de Mnemiopsis leidyi dans les lagunes d’Occitanie

Publié par prlm le Etudes et projets | No Comments

Natif des côtes américaines, le cténophore Mnemiopsis leidyi prolifère depuis le début des années 2000 dans les lagunes méditerranéennes françaises. Son expansion continue, de fait cette espèce est également observée en 2016 en Camargue et depuis 2019 dans l’étang de l’estomac.

Dans l’étang de Berre, Mnemiopsis leidyi est observé depuis 2000 et sa population est maintenant bien installée. Sa pression de prédation sur le zooplancton contribue au maintien de l’eutrophisation. Les épisodes de fortes proliférations induisent le colmatage des filets de pêche, la mutilation des poissons et d’importantes pertes économiques.

La présence de Mnemiopsis leidyi a été observée en 2005 et 2010 dans les étangs de Bages Sigean et de Salses Leucate or, depuis 2012 cette espèce n’est plus étudiée. Il est fort possible que Mnemiopsis soit présent dans d’autres lagunes d’Occitanie.

Du 2 au 30 juillet 2020 une étude est menée par le Laboratoire Chrono Environnement et l’Observatoire Océanologique de Banyuls sur Mer dont les objectifs sont de :

  1. Faire un état des lieux de la présence/absence de Mnemiopsis dans les lagunes d’Occitanie,
  2. Etablir un bilan global des interactions entre les usagers des lagunes (gestionnaires, pêcheurs, baigneurs, etc) et les cténophores.

Il s’agira, à l’issue de cette étude, d’établir un état des lieux de l’impact socio écologique de Mnemiopsis leidyi dans les lagunes méditerranéennes françaises.

 

Guillaume Marchessaux

06 12 22 53 64

guillaume [email protected] com

Offre de poste « Ingénieur(e) d’étude »

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L’Université de Perpignan (laboratoire CEFREM) recrute un(e) Ingénieur(e) d’étude (CDD de 14 mois).

Ce poste s’inscrit dans un programme de recherche porté par la CGPM (Commission Générale des Pêches pour la Méditerranée) qui a pour objectif la mise en place d’un cadre coordonné de gestion de l’anguille européenne en Méditerranée.

Missions

L’ingénieur·e travaillera au sein du Cefrem sous la responsabilité des coordinateurs scientifiques du projet. Sa mission consistera à collecter et mettre en forme les données françaises demandées dans les différents modules de travail (MT 1 à 4), en étroite collaboration avec les responsables de ces modules. Ces données devront être récupérées au sein des différents organismes, institutions et services administratifs français concernés. L’ingénieur·e sera de plus impliqué·e plus particulièrement dans le MT 2 pour lequel le laboratoire cefrem est le coordinateur, avec notamment le développement et la gestion de la base de données correspondant à ce module et l’interaction avec les autres partenaires du projet pour collecter les données et les analyser.

Comment postuler ?

Envoyer le dossier de candidature avant le 1er juillet 2020 à Elisabeth Faliex ([email protected] [24]) et Elsa Amilhat ([email protected] [25]) qui devra contenir

La commission de recrutement aura lieu le 15 juillet 2020 par visio. Pour toute question sur le processus de soumission de candidatures et/ou sur le poste, merci de vous adresser à Elsa Amilhat ([email protected] [25]) ou Elisabeth Faliex ([email protected] [24]).

 

Zones humides Infos N°99 : Contribution du Groupe « Zones humides » à la mission parlementaire en faveur des zones humides… et la suite

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SNPN, printemps 2020

[26]Fin 2018, le Groupe « Zones humides », accompagné de la Société nationale de protection de la nature et du Groupe d’histoire des zones humides, contribuait à la mission parlementaire en faveur des zones humides. Après la parution du rapport parlementaire début 2019, le Groupe « Zones humides » fait le point sur ledit rapport, sur les pistes pour aller plus loin et mettre le rapport en cohérence avec d’autres rapports importants pour les zones humides, ainsi que sur la mise en application des recommandations au cours de 2019.

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