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Appel à mobilisation Journée mondiale zones humides 2021

Gestionnaires, scientifiques, acteurs associatifs, économiques, artistes… Proposez dès à présent vos animations sur le thème : “Zones humides et eau“.

Cet appel à mobilisation concerne l’organisation d’animations grand public en Occitanie, Provence-Alpes-Côte d’Azur et Corse, dans le cadre de la Journée mondiale des zones humides 2021 qui aura lieu du 30 janvier au 28 février.

Que vous soyez gestionnaires de zones humides, scientifiques, acteurs associatifs, économiques, artistes…ou tout autre acteur intéressé, vous pouvez contribuer à sensibiliser autour de la préservation des zones humides.

Cet événement vise à attirer l’attention du public sur les bienfaits des zones humides et l’esprit de la Convention internationale de Ramsar.

Le thème 2021, “Zones humides et eau“, proposé de manière facultative, a été choisi par le secrétariat de la convention Ramsar pour mettre en évidence l’importance des zones humides pour assurer à l’humanité un accès à l’eau en quantité et en qualité suffisante pour assurer son bien-être et celui de la planète.

➡️ Retrouver les éléments du thème sur le Portail national zones humides  [1]

Pour inscrire vos animations sur le portail national afin de les labelliser “Journée mondiale des zones humides” : Rendez-vous sur l’espace organisateur [2] du portail national, connectez vous ou créez un compte et saisissez vos animations.

À noter : Le Pôle-relais lagunes méditerranéennes ne produira pas de programme papier pour cette édition 2021. Le programme autour des lagunes sera en ligne sur www.pole-lagunes.org [3]. La mise à disposition d’un fichier d’impression d’un flyer est à l’étude, redirigeant vers ce programme en ligne.

 

Cette initiative est proposée par le Pôle-relais lagunes méditerranéennes pour la 17ème année consécutive, avec l’aide de ses partenaires techniques et financiers : Office français de la biodiversité, agence de l’eau Rhône Méditerranée Corse, DREAL PACA, Région Sud-Provence-Alpes-Côte d’Azur, Département des Bouches-du-Rhône, Département de l’Hérault, ACCORHOTELS et Axiome.

 

Les JMZH sont coordonnées en France par :

 

Nathalie Chokier / Tour du Valat, mail : [email protected] [4], tel: 04 90 97 29 56

 

Nouvelle maquette pédagogique trame verte et bleue : Plateau « Littoral »

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Ce travail a été réalisé dans le cadre du programme d’appui à la prise en compte de la Trame Verte et Bleue et des sous-trames en Occitanie porté par l’Union Régionale des CPIE Occitanie pour la période 2019-2021. L’objectif était de créer un « plateau » littoral qui correspond à la régionalisation du programme TVB en Occitanie. Ce travail fait suite à la création de contextes de maquette dans les précédents programmes TVB portés par Nature en Occitanie (ex-Nature Midi Pyrénées) et l’URCPIE Occitanie.

Soutenu par l’Agence de l’eau Rhône Méditerranée Corse, cet outil pédagogique a été développé pour vulgariser la notion de Trame verte et bleue, adapté aux différents contextes de la région. Le public ciblé est composé des élus et technicien mais aussi du grand public dont les enfants.

La réalisation de la maquette et de son concept pédagogique ont été développés par la société Yaplay accompagné techniquement d’un groupe de travail composé du CPIE Bassin de Thau, CPIE 65 et 81 et du CEN Occitanie.

La maquette initiale est composée de 4 plateaux de jeu indépendants représentant des territoires fictifs représentant 4 grands types de paysages : urbain ; péri-urbain ; plaine et coteau et montagne. Ces plateaux de jeux peuvent être joués séparément puis rassemblés. Le plateau littoral peut être placé à côté d’un plateau « péri-urbain », et comporte les composantes du littoral ainsi qu’une partie du bassin versant. Une partie de plateau supplémentaire représentant la montée du niveau de la mer se positionne au-dessus d’une partie du plateau existant pour illustrer cette problématique dans une des missions du jeu.

© L.Petit – CPIE Bassin de Thau

Objectifs pédagogiques

La maquette vise les objectifs pédagogiques suivants :

Photo de la formation © F.Martel – CPIE Bassin de Thau

Déroulement du jeu

Dans un premier temps, le public identifie les éléments du paysage pour l’appropriation préalable du plateau. Trois phases de jeu se succèdent ensuite :

En résumés, ces phases permettent :

Photo de la formation © F.Martel – CPIE Bassin de Thau

Chaque joueur doit mener à bien sa mission, tout en ayant en tête le concept de TVB décrit en début de partie.

Enfin une 3ème phase de mise en commun des contextes permet aussi de faire un compte-rendu aux autres groupes, le tout est suivi d’un débriefing et d’une conclusion par l’animateur.

Conditions d’utilisation de l’outil

Cette maquette légère et pratique (dimensions 50cm x 75cm, pliable) est utilisable de préférence en intérieur, sur table. Le temps de jeu à prévoir sera d’environ 1h15, ce temps pourra varier en fonction du nombre de missions choisies. Le jeu ainsi fabriqué a été imprimée en 3 exemplaires pour l’URCPIE.

Animation : Pouvant être animé à une personne (ou plus), au sein d’une séquence de sensibilisation sur la TVB auprès d’élus sous format petit groupes (6/7 élus maximum) mais aussi ponctuellement, et avec un groupe de 5 à 15 personnes, rassemblées en groupes si nécessaire. L’animateur dispose d’une fiche “déroulement du jeu”, d’une fiche sur les règles du jeu et d’une fiche « évaluation ».

Pour pouvoir être formé à l’animation de cette maquette, contactez le CPIE bassin de Thau.

 

Florian Martel

CPIE Bassin de Thau

[email protected] [5]

État de conservation des « lagunes côtières » d’intérêt communautaire (UE 1150*) : le classeur de fiches techniques est paru !

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Une publication du Life Marha pour accompagner l’évaluation à l’échelle du site Natura 2000

En 2019, dans le cadre du Life Marha [6], l’UMS PatriNat et le Pôle-relais lagunes méditerranéennes publiaient la mise à jour de la méthode d’évaluation de l’état de conservation de l’habitat lagune côtière [7].

Dans la continuité de ce travail paraît aujourd’hui ce classeur de fiches techniques qui en constitue une annexe pour l’appui à la mise en œuvre opérationnelle. Ce classeur est à destination de tout opérateur susceptible d’évaluer l’état de conservation de l’habitat lagune côtière, dont les techniciens de gestion des lagunes des sites Natura 2000. C’est un outil technique qui s’efforce d’être opérationnel et pragmatique.

En 70 pages, ce classeur présente ainsi trois parties aidant à l’organisation et la mise en œuvre de l’évaluation :

PARTIE 1 – Fiche descriptive de l’habitat 1150* “Lagunes côtières” pour la façade méditerranéenne

Elle présente la définition de l’habitat lagunaire et pose le cadre et les attentes de l’évaluation de l’état de conservation et de son rapportage à l’échelle nationale et européenne. Cette note de synthèse descriptive de l’habitat lagune méditerranéenne présente les types de lagunes auxquels s’applique l’évaluation.

PARTIE 2 – Préparer son évaluation de l’habitat lagunes méditerranéennes 1150-2

La préparation de l’évaluation sur un site nécessite de prendre du temps pour la planification des tâches et prévoir en conséquence le temps de mise en œuvre et son financement. Pour ce préalable, un tableau rassemblant les indicateurs de la méthode est intégré au classeur, et précise le type de lagune concerné par indicateur et des fourchettes estimatives de temps et de coûts dédiés pour leur évaluation. Ce tableau est accompagné d’une frise chronologique pour repérer les périodes d’application des indicateurs et les indicateurs y sont illustrés sur une aquarelle signée Cyril Girard.

PARTIE 3 – Fiches techniques Indicateurs de l’évaluation

Les fiches descriptives des 12 indicateurs reprennent des informations clefs fournies dans la première version de la méthodologie. Ces informations ont été mises à jour grâce à la contribution d’experts scientifiques et à une recherche de la bibliographie scientifique associée à ces méthodes. Ces informations ont été enrichies d’exemples de valorisation des résultats.

Chaque fiche présente :

Ce classeur sera également valorisé sous format papier à l’attention des gestionnaires et animateurs Natura 2000, de scientifiques ainsi qu’aux services de l’État.

Cette publication permet ainsi au Pôle-relais lagunes méditerranéennes de poursuivre son rôle au sein du Life Marha : accompagner les acteurs à la mise en œuvre de l’évaluation de l’habitat lagunes côtières.

 

Le Pôle-relais lagunes méditerranéennes tient à remercier à la fois les contributeurs scientifiques et techniques, les responsables de la coordination et de la communication du Life Marha à l’Office Français de la Biodiversité pour leur appui indispensable dans la production de ce classeur, et en particulier Yann Souche, infographiste, concepteur de la charte graphique de cet outil et de son édition graphique.

Inventaire des herbiers aquatiques des salines de Villeneuve

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Une étude originale contribuant à la connaissance exhaustive des herbiers aquatiques des lagunes méditerranéennes a été portée par le CEN Occitanie en 2020 sur le site des salines à Villeneuve-lès-Maguelone (Hérault) au travers du stage de Romane PARADIS, étudiante en Master 2 Biologie Végétale Parcours Écologie Végétale et Environnement.

© R. Paradis

À l’interface entre les milieux marins et continentaux, le système lagunaire du site des Salines de Villeneuve (Hérault, France) constitue un enjeu de conservation fort d’autant plus que la moitié de sa surface est occupée par l’habitat élémentaire « *1150-2 Lagunes méditerranéennes » classé d’intérêt communautaire prioritaire au sens de la Directive 92/43/CEE « Habitats Faune Flore ».

Tolypella Salina © R. Paradis

L’étude menée en 2020 contribue à une meilleure prise en compte d’un enjeu exceptionnel mais pourtant sous-documenté : les herbiers de macrophytes des lagunes méditerranéennes temporaires et permanentes. Pour cela, un inventaire exhaustif des herbiers de macrophytes et notamment des Characées d’intérêt patrimonial présentes sur le site, a été réalisé de février à juillet. D’après la littérature, aucun autre site lagunaire français n’a été inventorié de manière aussi détaillée et exhaustive jusqu’à présent. Ce qui souligne l’originalité de la méthode d’échantillonnage employée.

Aussi, 19 espèces ont été inventoriées à partir d’une méthode par maillage, novatrice dans le domaine. À partir de cet inventaire, la représentation cartographique précise de la répartition des espèces ciblées a été possible (cf ci-dessous une figure représentant une partie des résultats de suivis).

Les syntaxons (unités taxonomiques (abstraites) du système de classification phytosociologique) caractéristiques du site des Salines ainsi que leurs habitats associés ont pu être identifiés à partir d’analyses statistiques ciblées. Suite à la classification des données, il est possible de structurer le site des Salines en trois syntaxons associés à trois grands faciès : un faciès à « Ruppia cirrhosa », un faciès à « Ruppia maritima » et enfin, un faciès à « Stuckenia pectinata » et à macroalgues libres. À partir de ces faciès, il est également possible de proposer une typologie des lagunes présentes sur le site des Salines.

[8]

Application de la typologie des Cahiers d’habitats (Bensettiti et al., 2004) et du CEN L-R (CEN L-R & EE, 2012) au site des Salines.

Comparaison des désignations des sous types de lagunes méditerranéennes et proposition d’une typologie adaptée (CEN L-R & EE 2012 ; Bensettiti et al., 2004).

Une mise à jour de la répartition des habitats naturels et notamment de l’habitat « *1150-2 Lagunes méditerranéennes » sur le site a ainsi été proposée. L’effort d’inventaire offre désormais une vision détaillée et exhaustive de la répartition de l’enjeu « herbiers de macrophytes » sur près de 45% de l’habitat « *1150-2 Lagunes méditerranéennes ».

Parmi l’ensemble des sites gérés par le CEN L-R, l’état des connaissances concernant la répartition et la richesse spécifique des herbiers de macrophytes des lagunes méditerranéennes sur le site des Salines devient, de loin, le plus haut (près de 7298 données collectées). Les résultats de cette étude participent de façon significative à son actualisation en 2020.

Les herbiers aquatiques de l’habitat *1150-2 « Lagunes méditerranéennes » dans le plan de gestion de 2020

[9]

Mise à jour de la cartographie de l’habitat ” Lagunes méditerranéennes” sur le site des Salines.

Cette démarche originale pourrait servir de modèle à d’autres sites à lagunes temporaires d’intérêt patrimonial fort. Les données ainsi produites en 2020 permettent de confirmer la pertinence de la gestion (notamment hydraulique) mise en œuvre sur le site des Salines : l’habitat prioritaire « *1150 lagunes méditerranéennes » s’y exprime de façon globalement très favorable. Les résultats permettent par ailleurs de mettre en évidence des pistes d’amélioration : il serait important d’initier des actions permettant la réduction des intrants eutrophisants dans les parcelles attenantes au côté nord du site.

[10]

Recouvrement des algues filamenteuses au sein des mailles inventoriées sur le site des Salines.

De manière plus générale, la conservation des peuplements de macrophytes dépend directement de la préservation leurs habitats et des conditions écologiques. La gestion au sein du conservatoire devra donc continuer à viser le maintien d’une bonne qualité des eaux, d’un gradient de salinité et de l’alternance annuelle des phases de submersion et d’assec. Considérant les résultats de cette étude, les mesures de gestion axées sur les enjeux « avifaune et laro-limicoles » du site pourront être pensées et le cas échéant ajustées en adéquation avec les exigences des enjeux parfois exceptionnels liés aux *lagunes méditerranéennes.

Réplicabilité de la méthode à l’avenir

Au vue de la qualité des données récoltées et de leur exhaustivité, le choix et la mise en œuvre de la méthode d’inventaire par « maillage » sont apparus pertinents. Il s’agit d’un protocole d’inventaire systématique, exhaustif et simple d’utilisation, parfaitement répliquable dans les prochaines années sur l’ensemble des sites du CEN L-R. Dans un contexte de gestion courante, un échantillonnage pourra être réalisé sur la base de l’inventaire exhaustif, désormais disponible. Afin d’évaluer l’impact et l’efficacité des mesures de gestion sur des zones, les espèces à statut de protection pourront également être suivies précisément en appliquant la méthode par mailles développée dans l’étude.

La définition de l’habitat « *1150-2 lagunes côtières méditerranéennes » à revoir

Même si les syntaxons identifiés sur le site des Salines peuvent facilement s’apparenter aux faciès de végétations aquatiques mentionnés dans la littérature, l’habitat « *1150-2 Lagunes côtières méditerranéennes » demande encore à être précisé et les faciès existants nécessitent d’être complétés. En effet, bien qu’il soit mentionné dans la typologie du CEN L-R le faciès à « Althenia filiformis » prédominant dans les lagunes temporaires salées du site des Salines est absent de la typologie proposée par le Manuel d’interprétation des habitats de l’Union Européenne. Préciser la définition de cet habitat s’avère primordial pour d’éventuels suivis de l’évolution de la surface de l’habitat sur le site.

 

Mario KLESCZEWSKI

Responsable de projets Flore et Habitats naturels – CEN Occitanie

[email protected] [11]

 

Romane Paradis

Patrimoines en Lumière Tome 3

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Nostà mar, 2020

Le 3e tome de Patrimoines en Lumière intitulé “Rognac : Balades découverte pour tous” vient d’être publié. Il s’agit d’un recueil de 10 balades commentées et illustrées sur le territoire de Rognac.

 

Plus d’informations à venir sur

www.nostamar.fr [12]

www.facebook.com/nostamar [13]

Pesticides dans les lagunes de Méditerranée : un nouvel indicateur pour préciser le risque écologique

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Huit lagunes de Méditerranée sur les 10 suivies dans le cadre d’une étude pilote sont contaminées par les pesticides avec un risque préoccupant pour la santé de ces écosystèmes et leur biodiversité.

C’est ce que révèlent l’agence de l’eau Rhône Méditerranée Corse et l’Ifremer en partenariat avec l’Université de Bordeaux dans le rapport « Observatoire des lagunes (Obslag) Pesticides ». S’appuyant sur un nouvel indicateur de risque écologique, cette surveillance permettra d’orienter et de prioriser les actions de l’État et des gestionnaires pour réduire le plus efficacement possible l’utilisation des pesticides dans les bassins versants concernés.

Peu exposé aux pesticides, l’étang de la Palme souffre néanmoins des effets du métolachlor. Réduire l’utilisation de cette substance dans son bassin versant permettrait de réduire le risque pour ces écosystèmes. © Ifremer/D. Munaron

Les lagunes de Méditerranée sont parmi les écosystèmes les plus riches en termes d’habitats et de biodiversité marine. Depuis 30 ans, leur état écologique global s’améliore progressivement : l’eutrophisation (entrainant des proliférations d’algues) et la pollution par les contaminants chimiques dits « historiques » (métaux, hydrocarbures, PCB, DDT…) diminuent. Néanmoins, ces milieux sont le réceptacle d’une autre contamination : les pesticides.

Une étude inédite en France : 72 pesticides suivis dans 10 lagunes méditerranéennes

Entre 2017 et 2019, l’équipe du laboratoire Environnement Ressources Languedoc Roussillon de l’Ifremer à Sète a traqué 72 pesticides grâce à des échantillonneurs passifs (POCIS), capables de détecter les composés présents dans l’eau, même à très faible dose. Ces échantillonneurs ont été immergés durant 3 semaines à 3 périodes de l’année (6 campagnes entre septembre 2017 et juillet 2019) dans 10 lagunes : les étangs de Canet, de Bages-Sigean, de l’Ayrolle, de la Palme, de Thau, de Vic, du Méjean, de l’Or, de Berre, et de Biguglia.

Les principaux résultats

À l’initiative de cette étude, Dominique Munaron, chercheur en chimie de l’environnement à la station Ifremer de Sète, explique l’originalité de ce travail : « D’ordinaire, dans le cadre des suivis de la qualité des eaux, seul le « risque individuel » d’une vingtaine de substances jugées prioritaires est évalué. Le risque pour l’écosystème intervient lorsque la concentration de l’une de ces substances dépasse sa valeur-seuil, au-delà de laquelle nous savons qu’elle est toxique pour au moins une espèce vivante.

Ici, nous avons évalué pour la première fois le risque lié au cumul de pesticides : même présents en-deçà de leurs valeurs-seuils individuelles, les pesticides peuvent voir leurs effets s’additionner et nuire au fonctionnement de ces écosystèmes lagunaires et aux organismes qui y vivent : à leur reproduction, leur développement ou encore leur immunité. Pour définir ce nouvel indicateur de risques cumulés, nous avons transposé aux écosystèmes marins les connaissances acquises sur les effets toxiques de ces mélanges sur l’Homme.

Bien que perfectible, cet indicateur appliqué de la même manière sur l’ensemble des sites permet de préciser et comparer le risque « pesticides » en fonction des lagunes, des groupes d’espèces, des périodes ou années de suivi ».

L’étang de l’Or est la lagune où le risque lié à la présence de pesticides est le plus prégnant. Seuls les étangs de la Palme et de Biguglia présentent un risque faible.

Tableau 7 : Nombre de pesticides quantifiés par lagune et par campagne d’échantillonnage (appelée “LEG”). (voir la correspondance Station/Lagune dans le Tableau 9)

[14]

Tableau 9 : Bilan des risques pesticides chroniques (individuel et cumulé) au cours du suivi OBSLAG 2017-19.
Les substances dépassant leurs valeurs seuils individuelles (QRindividuel > 1) sont indiquées le cas échéant. Le
risque lié au mélange (QRcumulé > 1) est figuré par la coloration rouge/orangée des cellules. Une croix (×)
indique l’absence de diagnostic. Une case blanche et vierge indique l’absence de risque pesticide (QRcumulé < 1).

[15]

Tableau 10 : Bilan du risque chronique global (QRcumulé) lié à la présence de pesticides dans les lagunes.

[16]

Risque par lagune

Étang de Biguglia : La lagune est peu exposée aux pesticides (cf. tableau 7). Le risque chronique y est globalement le plus faible des lagunes suivies (cf. tableau 10) mais il est très variable avec un risque maximal lors du 1er leg en période sèche. Les mélanges retrouvés sont différents de ceux des lagunes métropolitaines. C’est par exemple la seule lagune où le métolachlor et ses métabolites ne dépassent pas leurs valeurs seuils, et c’est aussi la seule lagune où l’ametryn et la tébuconazole les dépassent.

Étang de Berre : Malgré une exposition aux pesticides dans la moyenne des lagunes suivies (cf. tableau 7), le risque pesticide chronique sur l’étang de Berre est l’un des plus faibles parmi les lagunes investiguées (cf. tableau 10), il est néanmoins considéré comme fort sur l’ensemble des legs, souvent à cause de l’effet du mélange de substances mais surtout à cause du métolachlor et de son métabolite OA individuellement (cf. tableau 9).

Étang de l’Or : la lagune est considérée comme la plus à risque vis-à-vis de la problématique des pesticides parmi l’ensemble des lagunes suivies (cf. tableau 10). Ce risque chronique est systématiquement lié à l’effet du mélange et à l’effet de plusieurs substances dépassant individuellement leurs valeurs seuils (tableau 9). Le risque maximal obtenu à la fin de l’hiver lors du suivi 2015-16 se produit à la même époque en 2017-18 (leg 2) et 2018-19 (leg 5)(cf. figure 11). C’est d’ailleurs ce dernier hiver 2018-19 qui enregistre la valeur maximale de risque chronique, toutes lagunes et tous legs confondus.

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Figure 11 : Quotient de Risque (QR) cumulé à la station ORW à l’ouest de l’étang de l’Or au cours des 6 legs
du suivi Obslag Pesticides 2017-19.

Étang du Méjean : cette lagune est la 3e lagune la plus à risque vis-à-vis de la problématique des pesticides (cf. tableau 10). Comme pour l’étang de l’Or, son voisin, ce risque chronique est systématiquement lié à la présence de mélanges de pesticides dans les eaux autant qu’à certaines substances individuelles qui dépassent leurs valeurs seuils (cf. tableau 9).

Étang de Vic : le risque chronique médian y est peu élevé (cf. tableau 10) notamment par rapport à l’autre étang du complexe des palavasiens suivi dans le cadre de cette étude (Méjean). Cependant il est jugé fort sur chacun des legs suivis. Ce risque chronique est lié à la présence de mélanges de pesticides dans les eaux autant qu’à certaines substances individuelles dépassant leur valeurs seuils (cf. tableau 9).

Étang de Thau : il fait partie des lagunes les moins exposées aux pesticides (cf. tableau 7). C’est aussi l’une des moins à risque au cours de ce suivi (cf. tableau 10). Le risque chronique lié à la présence de pesticides y est néanmoins jugé fort au cours de chacun des legs suivis, et pour les deux stations de mesure avec de grandes différences entre les deux années hydrologiques. Le risque pesticide sur Thau lors de la première année de suivi, est autant le fait de substances dépassant individuellement leur valeur seuil que de l’effet du mélange de substances présent dans les eaux, alors qu’il est uniquement lié au mélange de pesticides au cours de la deuxième année de suivi. C’est la lagune où la part de substances à usage biocide (antifouling) est la plus importante, ce qui n’écarte en rien la présence conjointe de substances à usage phytosanitaire utilisées en agriculture ou en milieu urbain.

Étang de l’Ayrolle :la lagune se place en 3e position des plus exposées aux pesticides en moyenne (cf. tableau 7). Le risque chronique est jugé fort au cours des deux années de suivi (cf. tableau 10). Il est systématiquement composé à chaque leg, à la fois de substances dépassant individuellement leurs valeurs seuils et de l’effet des mélanges de substances présentes simultanément (cf. tableau 9).

Étang de Bages-Sigean : la lagune présente une forte exposition aux pesticides, avec toutefois une plus forte exposition du point de mesure au Nord. Le risque est évalué comme fort sur les deux stations, bien que moins prégnant que sur les étangs de l’Or, Méjean ou Ayrolle, mais il est fort toute l’année au cours des 2 années suivies. Le risque est à la fois constitué par des substances dépassant leurs valeurs seuils (métolachlor et métolachlor OA uniquement) et par l’effet du mélange de pesticides présents simultanément (cf. tableau 9).

Étang de La Palme : la lagune est peu exposée aux pesticides (cf. tableau 7). Le risque pesticide y est donc moindre que sur les autres lagunes. Seul l’effet individuel du métolachlor et de son métabolite OA déclassent cette lagune lors des legs 1 et 5, tandis que le risque lié au mélange de substances est présent uniquement lors des legs 2 et 6 (cf. tableau 9).

Étang de Canet : c’est la lagune où la variété de pesticides retrouvés dans les eaux est la plus grande au cours des deux années de suivi (entre 29 et 39 substances simultanément) (cf. tableau 7). Paradoxalement, le risque chronique n’y est pas le plus élevé, Canet arrivant au 6e rang des lagunes les plus à risque vis-à-vis de la problématique pesticides (cf. tableau 10). Malgré tout, il est jugé fort toute l’année et presque systématiquement à cause de l’effet du mélange et de l’effet de plusieurs substances dépassant individuellement leurs valeurs seuils (cf. tableau 9).

Conclusion et perspectives

Ces résultats permettent de dresser l’état des lieux du risque “pesticide” dans les milieux lagunaires méditerranéens et apportent une vision plus réaliste de la problématique des pesticides polaires dans les lagunes, complémentaire à celle règlementaire de la DCE.

« Avant cette étude, l’état chimique de ces lagunes était considéré comme « bon » puisqu’aucun des 22 pesticides « prioritaires » suivis d’ordinaire tous les 3 ans dans le cadre de la directive-cadre sur l’eau ne dépassait sa valeur-seuil, constate Karine Bonacina directrice régionale de l’agence de l’eau Rhône Méditerranée Corse. Cette étude modifie notre regard ; elle met en lumière l’urgence de prendre en compte les cocktails de pesticides et leurs effets sur ces milieux naturels. Grâce à ces nouvelles données, nous disposons d’informations concrètes pour agir en amont sur les usages des pesticides qu’ils soient d’origine agricole, urbaine ou industrielle ».

Ce nouveau protocole de suivi sera reconduit sur l’ensemble des 10 lagunes de Méditerranée ces prochaines années et pourrait être appliqué à l’avenir aux lagunes et estuaires des autres façades maritimes françaises.

Pour aller plus loin

Consulter le rapport :
Munaron D., Derolez V., Foucault E., Cimiterra N., Tapie N., Budzinski H., Giraud A. (2020). *OBSLAG – Volet Pesticides. Bilan 2017-2019 du suivi des lagunes méditerranéennes. Rapport final*. ODE/UL/LER-LR/20.09. https://archimer.ifremer.fr/doc/00656/76769/ [18]

Communiqué de presse complet [19]

Dominique Munaron

[email protected] [20]

 

 

Bilan des Journées Européennes du Patrimoine 2020 autour des lagunes méditerranéennes

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Pour la 12ème année consécutive, le Pôle-relais lagunes méditerranéennes a coordonné le programme des Journées Européennes du Patrimoine les 19 et 20 septembre 2020, autour des zones humides littorales en Corse, Occitanie et Provence-Alpes-Côte d’Azur. Le thème retenu pour cette édition était « Patrimoine et éducation : apprendre pour la vie ! ».

Du nouveau pour cette 12e année de coordination

Au regard du contexte sanitaire actuel, nous avons souhaité que la coordination de cette édition soit essentiellement numérique, pour permettre à chacun de proposer des animations jusqu’au dernier moment, mettre à jour les informations en temps réel et pouvoir informer le public d’éventuelles annulations.

De ce fait, nous n’avons pas édité de programme papier, mais pour la première fois nous avons proposé une sélection des animations en lagunes via l’outil Open Agenda.

➡️ Voir la sélection des animations initialement prévues [21]

Des visuels personnalisables à télécharger [22] ont été proposés aux organisateurs pour faire la promotion de l’évènement sur leurs sites web et réseaux sociaux.

Enfin, comme chaque année un Communiqué de presse [23] a été diffusé.

Visuels personnalisables à télécharger

Une année marquée par les annulations

Cette année, compte tenu de la situation sanitaire de nombreuses animations n’ont pas eu lieu. Ainsi l’ensemble des animations prévues dans les Bouches-du-Rhône, par la Collectivité de Corse ou encore la métropole de Montpellier ont été annulées quelques jours avant l’évènement.

Par ailleurs une alerte météo le 19 septembre a contraint plusieurs organisateurs dans l’Hérault et le Gard à annuler leur participation.

Au total 23 animations sur les 52 prévues n’ont pas eu lieu.

Tous les départements avaient initialement proposé une ou des animations.

Répartition par département des animations initialement prévues

Malgré ces annulations, plus de 4800 personnes ont tout de même participé aux animations, bien moins que les dernières éditions qui avaient rassemblé en moyenne 18 500 participants sur les 5 dernières années.

Les animations dans le Var ont eu un fort succès : la Fête des Salins d’Hyères (organisé par TPM) a rassemblé 3557 visiteurs sur 2 jours, le site Archéologique d’Olbia a accueilli 1000 participants, tandis l’Espace nature départemental du Plan a été officiellement inauguré [24] à cette occasion.

En Occitanie, pour sa première participation, la Maison de l’étang de Salses-Leucate a réuni 33 participants sur 4 animations.

Enfin en Corse, la Découverte de l’embouchure du Golo en pirogue a rassemblé 70 participants.

Retour sur les animations sur les pages Facebook des organisateurs

Une dizaine d’articles ont été diffusés dans la presse régionale, tandis que de nombreux articles ont assuré la promotion des animations sur les sites Internet et réseaux sociaux des villes, offices de tourisme, structures organisatrices, …

 

Le Pôle lagunes remercie toutes les personnes, les structures et les financeurs qui ont collaboré à la réalisation de ces animations dans les trois régions méditerranéennes pour la valorisation des zones humides méditerranéennes. Espérons qu’en s’imprégnant de l’esprit de ces journées, le public aura grand plaisir à redécouvrir les milieux humides au travers d’autres manifestations dans l’année, comme les Journées mondiales des zones humides.

 

Protéger et valoriser le patrimoine naturel : guide pratique de l’élu local

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[25]La LPO et les Eco Maires, avec le soutien de l’OFB, ont publié ce guide à destination des élus municipaux et intercommunaux visant à les accompagner dans la réalisation de leurs projets de territoire en faveur de la biodiversité.

Ce guide pratique leur fournit également des expériences déjà mises en place par des équipes municipales. La réouverture d’un cours d’eau à Sarcelles (95), la transformation de jardins particuliers en jardins pour la biodiversité à Pessac (33), ou encore la désimperméabilisation des cours d’école à Strasbourg (67) illustrent les 11 thèmes d’actions retenus tels que le recours aux solutions fondées sur la nature, la cohabitation avec la faune sauvage et la lutte contre l’artificialisation des sols.

La biodiversité décline à un rythme sans précédent. En France, 18% des espèces sont éteintes ou menacées et 78% des habitats sont dans un état de conservation défavorable (source : ONB). Artificialisation et destruction des milieux, pollutions, prélèvements excessifs, réchauffement climatique, espèces exotiques envahissantes en sont autant de causes. Face à ce constat sans appel, les élus locaux sont en première ligne pour agir en faveur de la reconquête de la biodiversité. Compétences en matière foncière, connaissances du patrimoine naturel local et proximité avec les citoyens font des communes et intercommunalités un échelon essentiel pour agir concrètement sur le terrain.

Source de l’article : LPO [26]

État de conservation de la nature dans l’Union européenne

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Rapport de la commission au parlement européen, au conseil et au comité économique et social européen : État de conservation de la nature dans l’Union européenne Rapport relatif à l’état de conservation des espèces et des habitats protégés au titre des directives «Oiseaux» et «Habitats» et aux tendances observées au cours de la période 2013 – 2018

Tous les six ans, les États membres de l’Union européenne présentent un rapport sur l’état et sur les tendances en matière de conservation des espèces et des types d’habitats protégés par des directives européennes.

Le rapport fournit une analyse des données sur l’état et les tendances de toutes les espèces d’oiseaux sauvages présentes dans l’Union (460 espèces), de 233 types d’habitats et de près de 1 400 autres plantes et animaux sauvages d’intérêt européen.

Cette dernière évaluation publiée le 9 octobre 2020 porte sur la période 2013-2018.

Le déclin des habitats et espèces protégés se poursuit, principalement en raison de l’agriculture intensive, de l’urbanisation, d’activités sylvicoles non durables et de la modification des habitats d’eau douce. La pollution de l’air, de l’eau et du sol a également une incidence sur les habitats, tout comme le changement climatique et la surexploitation des animaux par des récoltes illégales et une chasse et une pêche intenables. S’il n’y est pas remédié, cette baisse se traduira inévitablement par une érosion continue de notre biodiversité et des services vitaux qu’elle fournit, mettant en péril la santé et la prospérité de l’espèce humaine.

Le rapport souligne que des mesures s’imposent si nous voulons avoir une chance réelle de mettre la biodiversité de l’Europe sur la voie du rétablissement à l’horizon 2030, comme le prévoit la nouvelle stratégie de l’UE en faveur de la biodiversité [27]. L’évaluation, fondée sur un rapport technique de l’Agence européenne pour l’environnement [28] plus détaillé, montre que si certaines espèces et habitats protégés parviennent à se maintenir en dépit de la pression considérable à laquelle ils sont soumis, la majorité d’entre eux sont dans un état considéré comme «médiocre» ou «mauvais» au niveau de l’UE, certains accusant une tendance continue à la détérioration.

Parmi les espèces, les oiseaux qui sont étroitement associés à l’agriculture continuent d’enregistrer un déclin ; les poissons d’eau douce, quant à eux, présentent la proportion la plus élevée de mauvais état de conservation (38 %), principalement en raison des modifications des masses d’eau et des installations hydroélectriques. Parmi les habitats, seuls 15 % sont en bon état. La restauration des tourbières et d’autres zones humides peut présenter des avantages pour la nature, mais aussi contribuer de manière significative à la lutte contre le changement climatique, en créant des possibilités d’emplois dans les zones rurales et périphériques.

Le rapport montre également que les mesures de conservation ciblées donnent des résultats. En effet, le lynx ibérique, le renne des forêts et la loutre, tous visés par de grands projets de conservation, sont en cours de rétablissement. Les initiatives menées dans le cadre du programme LIFE de l’UE, des programmes agroenvironnementaux spécifiques au titre de la politique agricole commune et du réseau Natura 2000, qui compte 27 000 sites, continuent d’avoir une influence positive, mais il convient de les renforcer considérablement.

Quels impacts du confinement sur les environnements marins et littoraux ?

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L’Ifremer et l’OFB lancent un questionnaire pour inventorier et mettre en commun les résultats des différentes études pour aboutir à une vision globale de l’impact du confinement.

Les mesures de confinement mises en œuvre pour lutter contre la pandémie de COVID19 ont fait émerger la question de l’impact de la baisse des activités humaines sur les milieux incluant le milieu marin. Depuis, de nombreux acteurs ont mis en œuvre différentes études s’intéressant au suivi de variables pour répondre à cette question.

Si la multiplication des actions indépendantes témoigne de l’intérêt pour la question, elle risque également de générer une dispersion des résultats et in fine une absence de vision globale, ce qui serait regrettable au vu du contexte exceptionnel que nous avons vécu.

Un questionnaire pour mettre en commun les résultats de toutes les études…

L’Ifremer et l’Office français de la biodiversité (OFB) lancent donc une action visant à inventorier et mettre en commun les résultats des différentes études pour aboutir à une vision globale de l’impact du confinement sur le milieu marin français, en métropole comme en outre-mer. Dans ce cadre, nous vous mettons à disposition un questionnaire [29] permettant d’inventorier les études, réalisées ou en cours, et de les caractériser en fonction de leur(s) objectif(s), leur(s) périmètre(s) géographique(s) et de la disponibilité des résultats attendus.

Vous êtes un organisme de recherche, une association ou une ONG, une collectivité ou un organisme d’État, une entreprise privée… ? Vous avez réalisé une étude ou disposez de données permettant de connaitre l’impact du confinement sur les écosystèmes marins ? Rejoignez le projet ! Une dizaine de minutes suffiront à remplir le questionnaire [29].

Et statuer sur l’impact du confinement sur le milieu marin.

Après analyse des réponses reçues, l’inventaire des études sera complété par un séminaire regroupant les différents acteurs afin d’échanger sur les résultats et de les présenter aux parties prenantes. De plus, un document de synthèse sera réalisé afin de présenter l’intégralité des résultats et donc de statuer sur l’impact du confinement sur le milieu marin.

Si vous avez connaissance d’autres structures/personnes qui pourraient avoir mis en place ce type d’études, n’hésitez pas à relayer le questionnaire. [29]

Le formulaire est ouvert jusqu’au 9 décembre 2020.

 

Source : article Ifremer [30]

La Planète Revisitée – Résultats préliminaires de la campagne 2019 sur les lagunes corses sur les pycnogonides

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En mai 2019, la Planète Revisitée a échantillonné quatre lagunes corses. En voici quelques résultats sur les Pycnogonides, arthropodes marins.

L’expédition Corsicabenthos, ce n’est pas seulement pour les crustacés et les mollusques ! D’autres taxons moins connus, tels les pycnogonides, ont également fait l’objet d’un échantillonnage exhaustif pour renseigner la biodiversité méditerranéenne – et ce, jusque dans les lagunes des côtes tyrrhéniennes de Corse : Biguglia, Diana, Urbinu et Palu.

Par la diversité des milieux qu’elles présentent, ces lagunes (que l’on appelle aussi localement étangs) sont une curiosité à explorer – par la variation du taux de salinité entre l’entrée de la lagune (grau) et ses eaux intérieures ; et par la diversité des habitats (différents types d’herbiers, fonds vaseux ou sableux, etc.). Étudier la faune des pycnogonides de ces lagunes apportera de précieuses informations sur les préférences écologiques des pycnogonides, qui sont encore très mal connues.

Neuf espèces, et soixante-neuf spécimens de pycnogonides ont été collectés dans les lagunes corses en 2019. La très grande majorité (63 spécimens, 8 espèces) a été trouvée dans une seule collecte réalisée dans le nord de l’étang de Diane, dans un herbier à zostères, au fond sableux et couvert de coquilles. C’est un chiffre particulièrement élevé pour ces animaux pourtant plutôt rares. Pour comparaison, les échantillonnages corses de 2019 ont rapporté en moyenne 15 spécimens par évènement de collecte. Les récoltes au Sud de l’étang de Diane et dans l’étang d’Urbino, qui présentent des milieux variant des herbiers aux fonds sableux, ont également rapporté des pycnogonides mais en des proportions beaucoup plus faibles (un spécimen, et 5 spécimens pour 2 espèces, respectivement).

Enfin, aucun pycnogonide n’a été collecté dans les étangs de Palo et de Biguglia. Ce contraste avec Diane et Urbino est sans doute en partie dû aux méthodes d’échantillonnage ; tandis que les collectes dans les étangs de Palo et de Biguglia ont été principalement faites à l’œil ou en prélevant des sédiments, des plongeurs sont intervenus dans les étangs d’Urbino et de Diane pour utiliser un aspirateur sous-marin, une méthode plus efficace pour collecter ces petits animaux lorsqu’ils se cachent dans des habitats difficiles d’accès comme les algues ou les phanérogames.

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Ascorhynchus castelli (Dohrn, 1881) (fam. Ascorhynchidae), mâle. Photos © Romain Sabroux

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Anoplodactylus pygmaeus (Hodge, 1864) (fam. Phoxichilidiidae), mâle. Photos © Romain Sabroux

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Ammothella longipes (Hodge, 1864) (fam. Ammotheidae), femelle gravide (notez les fémurs enflés, qui contiennent les ovocytes mâtures). Photos © Romain Sabroux

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Tanystylum conirostre (Dohrn, 1881) (fam. Ammotheidae), mâle. Photos © Romain Sabroux

 

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Muséum national d’Histoire naturelle
Direction Générale Déléguée aux Collections
Pôle Expéditions du MNHN
Romain Sabroux
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La Planète Revisitée – Une grande expédition au service de la biodiversité en Corse (Campagne 2020)

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En mai 2019, une partie des scientifiques de La Planète Revisitée s’était intéressée aux quatre grandes lagunes le long de la côte orientale corse afin d’étudier ce patrimoine exceptionnel, encore trop peu étudié (voir encart en fin de billet pour quelques résultats). De retour sur l’île pour cette nouvelle campagne, l’attrait de ces milieux a encore frappé. 

L’équipe de la Planète Revisitée porté par le Muséum national d’Histoire naturelle, avec l’appui technique et scientifique de l’Office de l’Environnement de la Corse, continue son exploration de la biodiversité sur les lagunes de Corse, débutée en mai 2019. Ce programme (2019-2022), soutenu par la Collectivité de Corse et l’Office français de la biodiversité, a permis durant cette deuxième campagne d’échantillonner 5 lagunes de l’Extrême Sud de l’île : Arasu, Santa-Ghjulia, Balistra, Testarella et Pisciu Cane.

Deux d’entre elles, Pisciu Cane et Testarella, font partie intégrante de la Réserve Naturelle des Bouches de Bonifacio. Elles sont présentes sur la façade occidentale et sont classées en zone de protection renforcée. Elles abritent des espèces phares comme Sacocornia sp., Halimione portulacoides (L.) Aellen, 1938, et un poisson endémique à la Corse Aphanius fasciatus (Valenciennes, 1821). Cet inventaire de biodiversité permettra de compléter les données scientifiques collectées, au fil du temps, par de nombreux acteurs de la conservation de la nature.

© Etang de Pisciu Cane – E. Volto/DREAL

Les scientifiques de la Planète Revisitée s’attacheront à chercher des organismes de petite taille souvent peu étudiés, appartenant aux mollusques, pycnogonides ou encore crustacés. Les macroalgues seront également déterminées. Les lagunes ont été sillonnées en kayak et à pied.

© Etang d’Arasu – M. Garrido
© Etang de Testarella – M. Garrido

Quelques espèces ont déjà pu être identifiées par les scientifiques de la Planète Revisitée lors de cette deuxième campagne Corsicabenthos. Ci-dessous une série de photographies d’individus appartenant principalement à l’embranchement des Arthropodes (Crustacés). Ces différentes espèces ne sont pas inféodées aux milieux lagunaires. Elles se retrouvent principalement en mer et/ou au niveau des passes des lagunes ou estuaires (communication avec le milieu marin). Elles témoignent donc de l’importance de ces échanges entre mer et lagunes. Eualus cranchii (Photo A) est décrite comme une espèce pouvant se rencontrer dans les « grandes » lagunes. Sa présence confirme que même les plus petites lagunes (< à 30 ha) jouent un rôle tout aussi important que les lagunes de grande taille. Elles abritent des espèces animales et végétales souvent remarquables, parfois endémiques ou encore rares, dont la Planète revisitée nous dévoilera une partie des secrets.

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A : Eualus cranchii (Leach, 1817), B : Alpheus dentipes Guérin, 1832, C : Porcellana platycheles (Pennant, 1777), D : Athanas nitescens (Leach, 1813), E : Palaemon elegans Rathke, 1837, F : Pilumnus aestuarii Nardo, 1869. © Zdenek DURIS / Université d’Ostrava

 

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Muséum national d’Histoire naturelle
Fanny Lepareur
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Marie Garrido
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La Région Occitanie lance la deuxième édition des Trophées pour la Biodiversité 2020-2021

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Après la première édition des Trophées pour la biodiversité en 2018-2019, la Région s’est engagée au travers de la Stratégie régionale Biodiversité Occitanie à organiser une nouvelle édition en 2021. Ces trophées visent à encourager les acteurs socio-économiques de la région qui proposent des modèles économiques alternatifs, plus respectueux de la biodiversité, permettant ainsi une plus grande résilience de notre économie régionale.

De nouvelles catégories sont proposées, avec à la clé une récompense de 3000 € par lauréat :

B comme Biomimétisme

I comme Ingénierie écologique 

comme Organisation

comme Développement de l’emploi

comme Implantation 

V comme Valorisation de la biodiversité

des Solutions au service de la biodiversité

Le dépôt des candidatures est à réaliser en ligne jusqu’au 31 mars 2021 sur la base d’un simple formulaire à renseigner sur le site participatif laregioncitoyenne.fr [40]. Les candidats seront ensuite départagés par un jury composé des représentants des partenaires régionaux (ARB, OFB, DREAL, Agences de l’eau) sous la présidence d’un élu régional. Un vote citoyen est également prévu afin d’attribuer un prix « coup de cœur des citoyens d’Occitanie ».

Vous pouvez découvrir les lauréats de la première édition sur la page web : Les Trophées pour la biodiversité en Occitanie [41]

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