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Programme de la Journée mondiale des zones humides en Méditerranée, édition 2020

zones humides et biodiversité

Du 1er au 29 février 2020 auront lieu les Journées mondiales des zones humides. Pour la 16ème année consécutive en Méditerranée, tous les acteurs des zones humides se mobilisent pour faire découvrir aux petits comme aux grands les richesses des lagunes, des marais littoraux, des cours d’eau…

 

Le programme en Méditerranée [1]

Retrouvez toutes les animations 2020 autour du thème « Zones humides et biodiversité »

Plus de 60 animations sont organisées en Occitanie, Sud Provence-Alpes-Côte d’Azur et Corse.

Bonne fête des zones humides à tous !

 

Toutes les informations sur le Portail national zones humides

Retrouvez toutes les informations nationales sur cette édition 2020 de la Journée mondiale des zones humides sur le Portail national zones humides [2] et accédez à l’ensemble des animations via l’espace visiteurs [3] !

 


Quelques animations supplémentaires

22 janv. : Atelier territorial participatif, Pôle-relais lagunes méditerranéennes  [4]

1er fév. : Grues et oiseaux d’eau dans la Petite Camargue gardoise, LPO Hérault [5]

1er et 2 fév. : Création d’abris pour la biodiversité et analyse physico chimique de l’eau des étangs de Villepey, Terre de vie et nature 83 [6]

2 fév. : Histoire et hydrologie des Marais de Beauchamp et de la Vallée des Baux (13), Conservatoire d’espaces naturels de Provence-Alpes-Côte d’Azur [7]

24-26 fév. : Séminaire de l’eau 2020, Polytech Montpellier [8]

 


L’évènement a fait l’objet d’une émission sur Soleil FM [9] le 21 janvier 2020.

Studio Soleil FM, 21/01/2020 cr. H Yckache

Chantier Accorhotels 2020

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Entretien d’un îlot pour les laro-limicoles aux Salines de Villeneuve

Comme chaque année depuis 16 ans et dans le cadre de la Journée mondiale des zones humides, des salariés du groupe Accorhotels participent à un chantier coorganisé en partenariat avec le Pôle-relais lagunes méditerranéennes (Tour du Valat et Conservatoire d’espaces naturels).

Le 7 mars dernier, c’est le Conservatoire d’espaces naturels qui a accueilli ce chantier sur le site naturel protégé des Salines de Villeneuve, propriété du Conservatoire du littoral.

Une cinquantaine de salariés des hôtels Ibis, Pullman, Mercure et Novotel de Montpellier à la Grande Motte, se sont réunis pour une matinée de travaux d’entretien d’un îlot de nidification dédié aux oiseaux laro-limicoles.

Rappelons que ces oiseaux, qui s’installent en période de nidification sur nos milieux lagunaires, en danger au niveau mondial, sont protégés sur le territoire national et au titre des directives européennes. Ils nichent en colonies plurispécifiques et font pour la plupart leurs nids dans le sable à même le sol. C’est l’îlot du cristallisoir sur les Salines qui attire le plus de laro-limicoles, en particulier la Sterne naine, la Sterne pierregarin, l’Avocette élégante, la Mouette mélanocéphale et la Mouette rieuse.

Afin d’assurer l’attractivité de cet îlot pour les laro-limicoles, si chers à l’action du Conservatoire d’espaces naturels, il est indispensable de remettre en état le substrat avec un renouvellement régulier en sable coquillier. Cet îlot, créé à partir d’une ancienne digue des Salines, nécessite d’être désherbé avant d’être réensablé.

La cinquantaine de participants a ainsi été divisée en deux groupes pour remplir les objectifs du chantier :

Sur la partie de l’ilot nettoyée de végétation, le sable a ensuite été étalé, prêt à recevoir les premières colonies de laro-limicoles.

Après trois heures de travail sous une météo très agréable, le chantier s’est achevé avec le traditionnel repas offert par le groupe Accorhotels.

Le Pôle-relais lagunes méditerranéennes et le Conservatoire d’espaces naturels remercient les salariés d’Accorhotels pour l’énergie déployée au profit de la préservation de ces populations d’oiseaux encore très fragiles en Méditerranée.

La belle saison approche et les oiseaux visitent déjà le site… espérons qu’ils soient nombreux à réussir leur prochaine couvée.

 

Crédits photos : Accorhotels, CEN L-R

 

Nathalie Barré

Chargée de projet Occitanie – Pôle-relais lagunes méditerranéennes

[email protected] [10]

 

Référencement des ouvrages hydrauliques et des unités hydrauliques cohérentes

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Nouveau stage sur la continuité écologique des marais de Méditerranée

En 2019, l’Agence française pour la biodiversité (nouvellement OFB) avait piloté un stage en vue d’améliorer les connaissances sur les continuités écologiques dans les marais des lagunes méditerranéennes. Celui-ci a été réalisé en regard des besoins définis dans les actions 49 et 9 du plan national d’action en faveur des zones humides et en accord avec ceux du PLAn de GEstion des Poissons MIgrateurs et du plan national de gestion de l’anguille européenne. En septembre 2019, c’est près de 480 ouvrages en lagunes et marais périphériques de Méditerranée qui avaient été référencés dans la base de données nationale du référentiel des obstacles à l’écoulement (ROE).

En 2020, pour donner suite à cette remontée de connaissances, un second stage a été mis en place, piloté par l’Office Français de la Biodiversité (OFB) et co-encadré par le Pôle-relais lagunes méditerranéennes. C’est Thomas Boyer, en Master 1 Dynamique des Ecosystèmes aquatiques (Anglet, Collège STEE) qui a démarré ce stage de 6 mois début mars à l’OFB de Pérols (34). Il aura à sa charge les missions suivantes :

Finalisation des fiches de synthèse par lagune

Dans un premier temps, Thomas Boyer finalisera les fiches de synthèse par lagune initiées l’an passé lors du stage de Mathilde Amand [11]. Celles-ci présentent une cartographie des principaux types d’ouvrages avec leur code ROE associé et suivant la typologie des ouvrages définie sur les marais de Méditerranée. D’autre part, l’objectif de gestion et la période d’ouverture/fermeture reliés à chaque ouvrage pouvaient être renseignés par les gestionnaires s’ils leur étaient connus.

>> Les fiches finalisées sont mises en ligne ici  [12]

Comme l’an passé, ces connaissances d’identification des premiers obstacles à la continuité écologique en marais, sont partagées avec divers partenaires, en particulier l’association MRM qui met en œuvre une méthode d’évaluation de la continuité et de l’accueil piscicole pour les lagunes suivies dans le cadre de la Directive Cadre sur l’Eau.

Sur le volet de la cartographie des unités hydrauliques de gestion en milieu lagunaire, l’intégration cartographique sera réalisée en partenariat avec l’équipe du Forum des Marais Atlantiques (FMA) qui est le détenteur du protocole d’identification et de délimitation des UHC éprouvé sur les marais d’Atlantique et l’administrateur du réseau partenarial des données sur les zones humides.

[13]

Pour visionner la carte des obstacles à l’écoulement, rendez-vous sur sig.reseau-zones-humides.org [14]

À noter que le référencement des obstacles à l’écoulement réalisé durant ce stage aura son équivalent au FMA car un autre stage y sera réalisé sur le référencement des ouvrages des marais d’Atlantique. Ces 2 stages disposeront d’un seul comité de pilotage inter-façades pour le partage des connaissances acquises sur les continuités écologiques, d’autre part des temps d’échanges techniques et scientifiques communs seront prévus avec des scientifiques chercheurs en écologie.

 

Thomas Boyer

Stagiaire chargé de l’amélioration des connaissances des ouvrages hydrauliques et du potentiel d’accueil piscicole dans les marais lagunaires

Service usages et gestion de la biodiversité

Direction acteurs et citoyens

Fixe : 04 67 69 85 43 (indisponible durant la période de confinement)

Portable : 06 81 43 87 91

[email protected] [15]

Office français pour la biodiversité – Site de Montpellier

Immeuble Le Tabella – 125 impasse Adam Smith

34470 PÉROLS

Une nouvelle espèce exotique envahissante découverte à Leucate

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Premier signalement de Lycium ferocissimum Miers à l’état naturalisé en France.

Rameaux de Lycium ferocissimum avec des baies. © Jean-René Garcia

Lycium ferocissimum Miers (Solanaceae), est un arbuste originaire d’Afrique du Sud. Il vient d’être découvert pour la première fois en France à l’état naturalisé, sur la commune de Leucate (Aude) au lieu-dit la Corrège. L’espèce, dont le mode d’introduction reste à éclaircir, présente un risque élevé et pourrait devenir une menace pour les communautés naturelles si elle développe des populations envahissantes en milieu dunaire. Le Conservatoire botanique national méditerranéen de Porquerolles et l’Agence nationale de sécurité alimentaire et sanitaire (ANSES) ont rédigé une alerte et étudient actuellement les actions à mettre en œuvre.

 

 

 

 

Parution de la première newsletter du Conservatoire Botanique National de Corse

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Vue sur la baie de Porto ©I. Quiquerez/CBNC-OEC

Le Conservatoire Botanique National de Corse, service de l’Office de l’Environnement de la Corse, a publié en ce début d’année sa première newsletter. Pour sa première édition celle-ci présente les missions principales du CBNC et retrace les actions phares réalisées en 2019. Une à deux newsletters seront publiées annuellement.

Pour recevoir ces newsletters n’hésitez pas à vous inscrire à la Mailing List.

 

Caroline FAVIER-VITTORI

04 95 34 95 11

[email protected] [16]

Mini-guide : La gestion du trait de côte sur le littoral méditerranéen sableux

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France Nature Environnement Languedoc-Roussillon, 2020

Ce mini guide traite de la gestion du trait de côte sur le littoral sableux méditerranéen et des problématiques qui en découlent : recul du littoral, importance du lido, artificialisation, montée du niveau de la mer, recomposition spatiale, etc.

 

Coopération entre territoires littoraux de France et de Tunisie

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Retour sur le programme TERRI’COOP

Le projet TERRI’COOP est un projet de coopération inter-territoriale en appui au développement durable des filières économiques dans les îles Kerkennah (Tunisie) et les zones côtières et rurales occitanes. Plusieurs rencontres entre acteurs de ces régions du monde ont été programmées autour de 4 thématiques : l’invasion du crabe bleu, la pollution plastique en mer, la labellisation des produits de la mer et la permaculture. Les partenaires de cette coopération s’engagent à la faveur d’une réciprocité dans l’expertise et savoirs faire des territoires et pour partager autour de problématiques communes au destin de la Méditerranée.

La collaboration, dans le cadre du projet DEVLOK, entre le Groupe Local d’Action (GAL) Pays Pyrénées Méditerranée et le CIHEAM- Institut Agronomique Méditerranéen de Montpellier a permis l’émergence du projet TERRI’COOP, cofinancé par le programme LEADER, la Région Occitanie et le projet européen DEVLOK. C’est à l’occasion d’une visite d’échanges de la délégation tunisienne dans la région Occitanie que plusieurs problématiques communes aux territoires occitans et tunisiens ont été identifiées comme autant de thématiques pouvant être traitées sous le prisme d’une coopération économique, scientifique et institutionnelle basée sur un échange gagnant-gagnant entre les acteurs des deux territoires.

4 thématiques sont ressorties des discussions : la valorisation du crabe bleu (espèce invasive), la labellisation et la commercialisation des produits de la mer, la lutte contre la pollution du plastique en mer et l’agroécologie et la permaculture.

Cette coopération thématique, vise :

Elle s’opère à la fois entre l’économie et la recherche scientifique, permet de développer des actions au profit des acteurs locaux kerkenniens et occitans et instaurera des liens durables entre ces territoires.

Une délégation, de plus de 20 professionnels d’Occitanie (pêcheurs, agriculteurs, entrepreneurs, maires, élus, techniciens, chercheurs, enseignants, agents de collectivités…) concernés par ce projet, s’est rendue à Kerkennah en octobre 2019. C’était l’occasion de rencontrer leurs homologues du côté sud de la Méditerranée pour construire, ensemble, des solutions à des problèmes communs. Ces actions seront mises en place sur ces territoires pourvus de zones humides labellisées Ramsar, à la faveur de la préservation de leurs écosystèmes littoraux et de leurs ressources naturelles (étangs de la Narbonnaise en Méditerranée, zones humides de Camargue, zone humide des Iles Kerkennah).

Les structures occitanes participantes à cette mission sont les suivantes :

Chaque GAL est représenté par un élu, trois acteurs de son territoire et deux animateurs. Le CIHEAM-IAMM est représenté par deux experts en charge du projet DEVLOK.

Crabe bleu, plastiques à recycler, permaculture et labellisation des filières respectueuses…des problématiques communes à partagées en Méditerranée

Chaque GAL/GALPA fait remonter les questionnements et problématiques des acteurs de son territoire sur les problématiques ciblées. Des ateliers s’organisent ensuite dans le cadre des missions TERRI’COOP et permettent en intelligence collective d’organiser la mise en place d’actions réfléchies par et pour les acteurs de ces territoires.

Du 13 au 19 octobre 2019, s’est tenue la première mission de rencontre sur le territoire kerkennien entre les acteurs des deux rives. Cette rencontre a permis d’identifier des activités opérationnelles liées aux thématiques de la coopération.

Par exemple, sur la problématique du crabe bleu, espèces invasive nouvellement arrivée dans le golfe du Lion, les tunisiens ont permis d’apporter en atelier leur savoir sur la façon de pêcher l’espèce et de la valoriser. Les GAL/GALPA sont revenus en France avec des connaissances qu’ils ont exposé dans certains territoires auprès des pêcheurs. En juin 2020, une délégation tunisienne composée de pêcheurs, de scientifique et d’exportateurs, se rendra dans la Région Occitanie pour partager leur expérience en matière de valorisation du crabe bleu avec les pêcheurs et les acteurs occitans.

Sur le sujet des plastiques, la problématique est prégnante sur les îles Kerkennah, en lien avec l’augmentation de la population très forte en été (de 14000 à 300 000 habitants entre l’hiver et l’été) et des pêcheurs très nombreux à pratiquer avec des engins de pêche composés de plastique provoquant beaucoup trop de rejets dans le milieu (plus de 600 t/an). Dans le cadre de cette coopération, le projet Reseaclons développé sur les littoraux méditerranéens français, en partenariat avec l’Institut marin du Grau du Roi, sert d’exemple au développement d’une filière de tri et recyclage sur les îles de Kerkennah.

D’autre part, dans le domaine de la permaculture/agroécologie, les attentes des kerkenniens est de pouvoir redonner de la fertilité aux sols dégradés de l’île. Pour y parvenir, un appel à projets piloté par le CIHEAM-IAMM a été mis en place et a permis ainsi de sélectionner 5 porteurs de projets à la faveur d’une production agroécologique locale. Dans le cadre de TERRI’COOP, ces personnes sont déjà en cours de formation par un permaculteur d’Elne (Pyrénéens-Orientales) depuis janvier 2020.

Le projet TERRI’COOP a déjà permis de nombreux échanges de savoir et savoir-faire entre acteurs, les aidant à monter en compétence et à mettre en œuvre de nouveaux modes de gestion des ressources vivrières de leurs territoires. Le projet est à suivre sur la page Facebook du projet DEVLOK [17].

Source image : site Leader France [18]

Film du projet de Terri-coop

Zied AHMED
Administrateur – Responsable du Pôle Projets
CIHEAM-IAMM – Institut Agronomique Méditerranéen de Montpellier
Email : [email protected] [19]
Bureau : +33 (0) 4 67 04 39 98 /Mobile (France) : +33 6 37 56 70 12

Pierre LE MEN
Responsable Leader
Pays Pyrénées Méditerranée
Tel : 04.68.87.43.24 / Fax : 04.68.87.37.89

 

Offre de postes « Ecogardes »

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Le département des Bouches du Rhône recrute des Ecogardes pour l’Unité de Camargue / Saint Martin de Crau.

 

Offre de poste « directeur/trice du SYMCRAU »

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Le Syndicat Mixte de Gestion de la Nappe de la Crau (SYMCRAU) recrute un directeur remplaçant pour une durée de 17 mois.

Poste accessible par voie de détachement pour les fonctionnaires, ou à défaut par voie contractuelle, à pourvoir à compter de mai 2020.

Date limite de réception des candidatures : 29 février 2020.

 

Résilience territoriale littorale-lagunaire

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Retour sur l’atelier participatif du 22 janvier 2020, aux salines de Villeneuve

Cet atelier a réuni 38 personnes majoritairement citoyen.ne.s, acteur.rice.s du territoire de Frontignan à Villeneuve-lès-Maguelone. L’objectif était de co-construire une démarche permettant de faire face à l’enjeu climatique sur le littoral. 6 retours d’expérience et les témoignages des participant.e.s ont mis en lumière des initiatives locales en faveur de la résilience[1] [20] territoriale, et mis en exergue le besoin de coopération et de partage des savoirs pour l’émergence de nouvelles initiatives. Les réflexions ont permis de dresser les premières pistes pour bâtir un manifeste en faveur de la résilience du territoire de Frontignan à Villeneuve-lès-Maguelone. L’atelier a été organisé par le Pôle-relais lagunes méditerranéennes et animé par Béatrice Le Moël.

L’objectif de cet Atoll (Atelier de résilience territorial littoral-lagunaire)(1) était de comprendre « À l’horizon 2030 : Comment allier et développer nos compétences pour être en capacité d’agir collectivement et en harmonie avec notre territoire ? Quels leviers activer ? Avec quels types de foncier ? »

Les interventions présentées lors de l’atelier ont révélé des mobilisations déjà en place sur un territoire lagunaire. À la fois diverses sur le plan foncier (bâti urbain, zones agricoles ou zones naturelles, en bordure de zones humides) , elles font toutes sens  avec la transition écologique du territoire, et sont implantées sur une zone biogéographique cohérente allant de Frontignan à Villeneuve-lès-Maguelone, encadrée au nord par le massif de la Gardiole et au sud par la mer : Réseau en circuit-court des Paniers de Thau (initiative Fronticourt), permaculture dans les vignes, production de vin naturellement doux valorisant le patrimoine locale (culturel et naturel), accompagnement de politique locale de gestion d’espaces naturels, mobilisation du bâti en milieu urbain à la faveur de collectifs citoyens et de la transition énergétique et écologique plus largement.

Suite à la présentation de ces initiatives, 4 ateliers d’une dizaine de personnes se sont organisés à partir des questionnements et des besoins des participant.e.s, définissant ainsi des items pour la co-construction de la démarche :

1- Quelle recomposition spatiale pour tendre vers plus d’harmonie entre urbanisme et agriculture ?

En s’appuyant sur les outils et les démarches déjà existants (outils d’urbanisme, schémas fonciers, PLU, SCOT, PCAET…), comment faire face aux contraintes et conflits d’usages, à l’évolution des espaces et des besoins tant en surface qu’en nature ?

Les espaces (naturels, agricoles, urbains/périurbains) sont en perpétuelle évolution tant en surface qu’en nature (mutation) et reliés à des besoins. En regard des changements climatiques, et de leurs conséquences sur les ressources (sols, eau, biodiversité…), de nouveaux besoins pour plus de résilience impliquent de faire des choix sur l’organisation de l’espace et sa recomposition à venir : « Que doit-on privilégier ? » – « A quoi renonce-t-on ? » – « Comment priorise-t-on les enjeux par rapport aux besoins ? ». Néanmoins de nombreuses contraintes et conflits ressortent des discussions sur l’aspect foncier, et appellent à plus de lisibilité des démarches en cours, des volontés et besoins de chacun, des opportunités qui intéressent à la fois usagers et acteur.rice.s économiques.

Idées d’actions à mettre en œuvre :

– La réactivation des groupes de travail sur différentes thématiques pour favoriser la concertation locale. Avoir plus d’instances de concertation en continu dans le temps pour prendre en compte les besoins.
– Aller plus loin que le zonage des PLU et préciser l’usage des parcelles au fil du temps dans le processus de concertation (schéma foncier). Ex : quel type d’urbanisation, quelle agriculture, quels types d’aménagements, etc.
– S’appuyer sur des outils et des démarches déjà existantes : Outils d’urbanisme, schémas fonciers, PLU, SCOT, PCAET…

2- Quel tourisme pour le territoire et avec quelle éducation du public ?

Comment tendre vers plus de résilience par l’éducation des publics intérieurs et extérieurs du territoire littoral – Comment favoriser l’insertion sociale, la création d’emplois et tirer parti de talents cachés et gens en marge ?

L’objectif est de partager des valeurs telles que :

-donner du sens à l’action pour plus de résilience du territoire,
-veiller à l’exemplarité, la bienveillance et la valorisation de l’action coopérative.

Les besoins appellent à travailler davantage en réseau d’acteur.rice.s, en décloisonnant les champs de compétences, en intelligence collective et management agile et promouvoir l’ « anti-tourisme de masse ».  Il apparaît nécessaire d’impliquer divers publics : la population locale et les touristes extérieurs au territoire, les collectivités, les professionnels du tourisme (hébergement, agences…) et autres professionnels (agriculteur.rice.s, entreprises), les associations, le système de formation universitaire et les écoles.

Idées d’actions à mettre en œuvre :

– Agir avec les actifs et inactifs, et prévoir des formations aidant à plus de résilience et des boîtes à outils,
– Créer des offres touristiques avec plus de participation active du public ciblé (rendre le touriste « actif » sur le territoire),
– Promouvoir des lieux d’accueil touristique de qualité engagés vers la transition écologique,
– Promouvoir auprès des publics la découverte du territoire associant Nature et Culture,
– Valoriser les lieux de partage de savoir et de savoir-faire et d’intelligence collective et construction de projet collectif aidant à la résilience (créer des opportunités de conférences-débats, des assises, des cafés associatifs et des tiers-lieux comme à Frontignan, domaine Mirabeau…),
– Promouvoir la création des SIAE (structures d’insertion par l’activité économique) en lien avec la protection de l’environnement,
– Promouvoir des labels et surtout une charte pour les professionnels du tourisme en accord avec l’exemplarité recherchée,
– Promouvoir une implication réciproque et créer plus de liens et de relais aux collectivités.

3- Comment faire émerger des coopératives d’initiatives et répondre aux besoins du territoire ?

Comment avoir plus de territoires à énergie positive / Comment faciliter la mobilité / Comment déployer un réseau circuit-court avec les réseaux consommateurs et producteurs du territoire. Comment s’impliquer /agir dans les politiques publiques.

L’objectif est de favoriser la coopération et les initiatives qui vont dans le sens de plus de résilience sur le territoire défini. Identifier et motiver de nouvelles personnes pouvant se lier aux réseaux actuels et créer de nouvelles collaborations (plus de consommateurs, plus de producteurs locaux…).

Il apparait nécessaire de dresser un état initial et un diagnostic faisant état des enjeux, des besoins identifiés et donner des indicateurs de suivi.

Idées d’actions à mettre en œuvre :

– Faire connaître les initiatives et en accompagner de nouvelles,
– Créer des opportunités, des lieux de rencontre (festival de la citoyenneté par exemple) et d’échanges,
– Travailler sur la mobilité,
– Faire connaître de nouvelles compétences et sortir de l’entre soi, s’ouvrir à de nouveaux réseaux,
– Veiller à une gouvernance partagée et pour y parvenir protéger les biens communs, favoriser l’écoute et l’entraide.

4- Quelles pratiques agricoles au regard de la résilience du territoire ?

Quelle organisation de l’espace et des besoins (taille des parcelles et des exploitations) / Comment favoriser le retour de la fertilité des sols et de la biodiversité en faveur des cultures et hors culture.

Les besoins échangés ont porté sur l’accompagnement des agriculteur.rice.s vers des pratiques sans pesticides ni engrais, qui permettraient à la fois de préserver la qualité de nos milieux (terrestres et humides puisque les intrants agricoles sont majoritairement retrouvés en lagunes), leur biodiversité, et de manger plus sainement. Pour de tels changements de pratiques, il apparait le besoin de favoriser l’entraide, le partage d’outils et de savoir-faire.

Idées d’actions à mettre en œuvre pour les agriculteurs et en lien avec leurs réseaux :

– Aider à la réintroduction de la polyculture et à promouvoir l’élevage dans les parcelles en culture,
– S’organiser pour un retour de la matière organique et de la fertilité dans les champs,
– Former à la permaculture (pratiques de compostage de végétaux locaux, production de mulch…),
– Accompagner les agriculteurs vers des pratiques « sans », à la faveur d’un retour de la biodiversité dans les cultures et Aider à reconstituer le réseau de haies,
– Promouvoir la coopération entre agriculteurs et leurs accompagnateurs avec l’appui des réseaux existants Coopérative d’Utilisation du Matériel Agricole [21] (CUMA), Groupement d’Intérêt Économique et Environnemental [22] (GIEE) …

Les besoins ont été précisés et soulignent les manques de connaissances, de formation et d’éducation, mis à la portée de tous et permettant aux populations d’agir en comprenant les enjeux du territoire.

Conclusions

Les échanges ont permis de relever de nombreuses questions sur les incertitudes environnementales, les manques de connaissance scientifiques (évolution du littoral et de la ressource en eau) restant à approfondir et/ou à partager pour les citoyen.ne.s. L’apport de savoirs et savoir-faire locaux sont autant d’éléments fondateurs pour construire une démarche permettant de faire face à l’enjeu climatique.

Les interventions ont révélé des mobilisations déjà en place sur le territoire lagunaire de Frontignan à Villeneuve-lès-Maguelone. À la fois diverses sur le plan foncier (bâti urbain, zones agricoles ou zones naturelles, en bordure de zones humides), elles font toutes sens avec la transition écologique du territoire, et sont implantées sur une zone biogéographique cohérente.

L’ensemble des réflexions des participant.e.s a permis une priorisation des enjeux et certaines thématiques ressortent plus fortement que d’autres telles que l’insertion sociale, l’entraide, la production maraichère biologique. Ainsi les premières pistes de travail ont été dressées pour bâtir un manifeste en faveur de la résilience du territoire. Il reste encore à concevoir ce document, le confronter à des associations d’acteur.rice.s du territoire pour en partager les principes fondamentaux.

En fin d’atelier, il a été convenu d’aller vers la mise en place de groupes de travail, ceux cités étaient en lien avec les activités et initiatives en cours de certains participant.e.s :

 

En plus d’avoir été un lieu de partage, cet atelier a déjà permis une entraide entre participant.e.s, voire de nouvelles collaborations. Nous remercions chacun et chacune de leur investissement personnel dans cet atelier.


[1] [24] Résilience territoriale : Se symbolise par la capacité d’un système à absorber un changement perturbant et à se réorganiser en intégrant ce changement, tout en conservant essentiellement la même fonction, la même structure, la même identité et les mêmes capacités de réaction. Dans le cas de communautés humaines, le mot renvoie à leur capacité de ne pas s’effondrer au premier signe d’une pénurie (de pétrole, d’eau douce ou de nourriture par exemple) mais, au contraire, de réagir à ces crises en se transformant. La résilience provient non seulement du nombre d’éléments qui composent cette diversité, mais aussi du nombre de connexions qu’il y a entre eux. La diversité fait aussi référence à la variété de fonctions au sein de nos communautés (plutôt que la dépendance envers une seule activité comme par exemple le tourisme). Dans une structure plus modulaire les systèmes peuvent s’auto-organiser plus efficacement lorsqu’un choc survient. Maximaliser la modularité avec plus de connexions internes réduit la vulnérabilité face aux risques de défaillance des réseaux plus étendus. Dans la Transition, la résilience est perçue comme un état désiré, par la reconstruction de ce qui pourrait être extrêmement avantageux économiquement aux communautés locales.

 

Restauration hydraulique sur les Grandes Cabanes du Vaccarès Sud

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Financement Natura 2000 du curage du canal de la Pigeonnière

Le domaine des Grandes Cabanes du Vaccarès Sud a pu bénéficier d’un contrat Natura 2000 financé à 100% par l’Etat et l’Europe afin de curer le canal de la Pigeonnière, seule source d’irrigation du site sur plus de 7 km. Cette action a permis de retrouver un fonctionnement maîtrisé et optimal de l’arrivée d’eau sur le site.

Le domaine des Grandes Cabanes du Vaccarès Sud (Grandes Cabanes) est une propriété du Conservatoire du littoral acquise en 2012 et gérée par l’Office Français de la Biodiversité (OFB).

Ce site, localisé sur la commune des Saintes Maries de la Mer en Camargue, est intégré dans un ensemble de zones humides de plusieurs milliers d’hectares, situé entre les bourrelets alluviaux du Petit Rhône et la dépression centrale du delta représentée par l’étang du Vaccarès. D’une superficie de 473 ha, le site offre une remarquable mosaïque de milieux doux et saumâtres (sansouïres, montilles, pelouses, jonchaies, baisses, mares temporaires ou encore des ripisylves) qui abritent de nombreuses espèces floristiques et faunistiques à forte valeur patrimoniale, notamment l’avifaune nicheuse et hivernante.

Les principaux objectifs de gestion sont :

La gestion de l’eau est donc au cœur du fonctionnement du site, que ce soit pour l’accueil des populations d’oiseaux d’eau, que pour l’expression des communautés d’herbiers aquatiques originelles (éviter la banalisation des milieux) tout en limitant notamment la colonisation par les Jussies et le Baccharis halimifolia.

Depuis l’acquisition par le Conservatoire du littoral, d’importants travaux de restauration hydraulique ont eu lieu afin de réhabiliter ce fonctionnement et permettre une gestion fine et opérationnelle de l’eau. C’est dans ce cadre que le canal de la Pigeonnière, qui permet l’irrigation du site directement par le Petit Rhône en gravitaire devait être restauré. L’état de ce canal, traversant le domaine d’Ouest en Est, nécessitait le curage sur ses 7 km de linéaire pour permettre de retrouver une maîtrise hydraulique fine à l’arrivée de l’eau sur le site.

De par la situation du Domaine en site Natura 2000 « Camargue » (SIC FR 9301592 et ZPS FR 9310019), le gestionnaire a pu bénéficier du contrat CN03 « entretien et curage des roubines, canaux et fossés en zone humide » entièrement financé par l’État et l’Europe.

Photos © Benoît Girard / OFB

Afin de respecter la réglementation et l’enjeu biodiversité, plusieurs prescriptions techniques ont été suivies :

 

Le contrat en bref :

Bénéficiaire : OFB

Appui : PNRC

Mesure du DOCOB : CN03

Travaux :

– prélèvements et analyses de sédiments représentatifs
– débroussaillage et tronçonnage des abords du canal pour y accéder sur 3 000 m
– curage du canal sur 7 370 m

Montant total : 66 964,80 € dont 31 473,46 € pris en charge par l’Etat et 35 491,34 € par l’Europe (FEADER)

 

Contacts

Claire Tetrel, conservatrice des Grandes Cabanes du Vaccarès Sud

Office Français de la Biodiversité, 04 90 54 15 94

[email protected] [25]

 

Cécile Moncourtois, chargée de mission Natura 2000 Camargue

Parc naturel régional de Camargue, 04 90 97 10 40

[email protected] [26]

 

Appel à manifestation d’intérêt de l’ARB Occitanie « Mobilisation citoyenne »

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Afin de développer son activité en matière de mobilisation citoyenne, l’ARB Occitanie lance un Appel à Manifestation d’Intérêt. Cet AMI doit permettre de développer des actions concrètes pour favoriser une meilleure appropriation du sujet de la biodiversité par la société civile, en complémentarité avec les actions déjà menées sur le territoire régional.

La réception des candidatures est ouverte jusqu’au 3 avril 2020.

 

 

Étude du fonctionnement hydrodynamique de l’étang de l’Or

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Symbo & Ifremer, 2019

Le Symbo et l’Ifremer viennent d’éditer les rendus définitifs de l’étude du « fonctionnement hydrodynamique de l’Étang de l’Or – Hiérarchisation des apports de nutriments » qui s’est déroulée de 2017 à 2019.

Les rapports définitifs, ainsi qu’une synthèse des résultats et une plaquette de communication, sont disponibles sur le site Internet du Symbo [27].