Ce jeudi 25 juin, les gestionnaires se sont à nouveau réunis autour de la continuité piscicole dans la gestion des marais littoraux, lors d’un webinaire organisé par le Pôle-relais lagunes méditerranéennes dans le cadre du projet Life Biodiv’France[1]. Cette rencontre s’inscrit dans la continuité de l’enquête menée en 2025 auprès des gestionnaires d’ouvrages hydrauliques en lagunes et marais littoraux méditerranéens, dont les résultats sont désormais disponibles en téléchargement.
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Cette enquête[2] met en évidence une gouvernance globalement solide, mais une intégration encore partielle de la continuité piscicole, souvent abordée de manière indirecte. Les principaux freins concernent la connaissance des besoins biologiques des migrateurs, les tensions d’usage liées à la gestion hydraulique et l’absence d’outils partagés pour suivre et objectiver les pratiques.
Dans ce contexte, un outil mobile de suivi des manipulations d’ouvrages hydrauliques a été présenté. Développé avec les gestionnaires, il permet de consigner simplement, sur le terrain, les interventions réalisées et de mieux les relier aux périodes de migration, notamment de l’anguille. Il sera déployé dès cet été sur plusieurs sites, de l’Aude à la Camargue gardoise.
Ces données alimenteront un tableau de bord co-construit avec les gestionnaires, dont les premiers éléments ont été discutés lors de ce temps d’échange. Pensé pour répondre aux besoins de rapportage des plans de gestion et offrir des clés de lecture visuelles, il vise à mieux analyser les pratiques de gestion et leur articulation avec les périodes de migration, afin d’éclairer la prise en compte de la continuité piscicole dans les décisions.
Le webinaire a également permis de partager les premiers retours d’un suivi exploratoire des civelles par flottangs sur les Salines de Villeneuve. Menée avec l’appui du CEFREM et de la Tour du Valat, cette démarche ouvre la voie à un groupe de travail associant scientifiques et gestionnaires pour construire un protocole partagé, robuste et attentif aux enjeux scientifiques, réglementaires et éthiques.
En croisant état des lieux, outils opérationnels et expérimentations, ces travaux contribuent à renforcer la prise en compte de la continuité écologique piscicole dans la gestion des marais littoraux.
59 sites (24 sites -1 400 ha- ayant réalisé le protocole)
32 structures gestionnaires
26 partenaires techniques et financiers
2532 scolaires en cumulé de séances soit 350 scolaires réels (15 classes) sensibilisés par l’ADENA
470 personnes sensibilisées par l’ADENA (depuis 2022) et 1486 par le reste du réseau (créé depuis 2025) soit 1956 au total
Flash-back sur le séminaire du 02 décembre
Le séminaire de restitution du projet s’est tenu en décembre, réunissant partenaires, experts, gestionnaires d’espaces naturels et acteurs du territoire. Ce temps d’échange a permis de présenter les résultats obtenus, de partager les enseignements méthodologiques et opérationnels, et de mettre en perspective les enjeux liés à la gestion et à la conservation de ces habitats remarquables.
Les posters[5] qui reprennent les principaux livrables
Ainsi que la série de vidéos[6] « À chacun son rôle pour l’avenir des roselières »
Série vidéo « À chacun son rôle pour l’avenir des roselières » !
Une série de 6 vidéos plaidoyer intitulée « À chacun son rôle pour l’avenir des roselières », a été conçue pour mettre en lumière l’engagement de chacun dans la protection de ces écosystèmes fragiles et essentiels. Ces vidéos, courtes et percutantes, donnent la parole à des scientifiques, des élus locaux et des gestionnaires qui s’interpellent mutuellement sur leurs responsabilités et les actions concrètes à mener ensemble.
La formation « protocole ROSELIERES » s’est déroulée les 22 et 23 janvier au Domaine du Grand Clavelet. Elle s’inscrit dans une démarche d’harmonisation du suivi des roselières littorales en régions PACA et Occitanie, portée par le réseau Roselières. Ces deux journées ont permis aux gestionnaires de partager leurs expériences et de renforcer une approche collective de la gestion et de la conservation des zones humides littorales.
Et la suite ?
Si cette phase arrive à son terme, la dynamique créée autour du projet continue : montée en compétences, partage de connaissances, collaborations entre structures… Autant d’éléments qui permettront de nourrir les réflexions à venir et, potentiellement, d’ouvrir de nouvelles pistes d’action pour les roselières méditerranéennes. Merci à l’ensemble des participants pour la qualité des contributions et l’engagement collectif qui ont porté ce projet.
La fin du deuxième cycle du programme, fin 2025, a marqué pour nous un vrai temps de transition, de réflexion et de reconstruction ! Malgré cette période de transition, l’ADENA ainsi que plusieurs partenaires historiques et centraux du programme ont poursuivi un important travail de fond afin de préparer la suite.
Ces derniers mois ont notamment permis de consolider les bases d’une nouvelle étape pour le programme Roselières, pensée dans la continuité des sept premières années, mais avec une ambition renforcée autour de l’animation du réseau et du pilotage collectif. Les bases du futur programme sur la période 2026–2027 ont désormais été écrites et déposées auprès de plusieurs partenaires financiers dont l’Agence de l’eau.
Dans cette perspective, le choix a été fait de renforcer durablement le cœur d’animation du programme avec l’ouverture d’un poste dédié au pilotage et à l’animation du réseau. Cette évolution doit permettre d’assurer une animation plus structurée des partenaires, des groupes de travail thématiques et des différentes instances de gouvernance du programme.
ACTeon restera pleinement engagé aux côtés de l’ADENA sur les volets ingénierie et accompagnement stratégique, tandis que RNF poursuivra également son implication dans les dimensions techniques et de suivi du réseau.
Par ailleurs, pendant ce semestre, le travail de terrain ne s’est pas arrêté. Guilhem a notamment continué à accompagner les gestionnaires dans la mise en place du protocole et le suivi des actions engagées, permettant de maintenir une dynamique opérationnelle essentielle sur le terrain. En 2026, ce sont 15 sites en autonomie ou via l’accompagnement de l’ADENA qui déploient le protocole dont 7 en Occitanie, 4 côté PACA et 4 à l’échelle nationale.
Même si cette nouvelle organisation ne sera pleinement opérationnelle qu’à partir de septembre, ci-dessous les jalons principaux évoqués pour la suite :
Réunion groupe experts / fin juin
Prise de poste du coordinateur du programme Roselières / septembre
Atelier de travail dédié à la gouvernance avec le coordinateur et le noyau stratégique / septembre – octobre
Réunion gestionnaires / septembre – octobre
COPIL nouvelle formule : validation politique et partenariale de l’organisation retenue et de la feuille de route 2027 / novembre
Contact
Benjamin SALVARELLI, Chef de projet Écologue de l’ADENA
En 1992, la Commission Européenne a adopté la directive « Habitats-Faune-Flore » (DHFF) (92/43/CEE). Cette directive vise à assurer la protection et la gestion des habitats naturels et des espèces d’intérêt communautaire, via des mesures de conservation.
Afin de mesurer l’atteinte des objectifs fixés par le texte de cette directive, la France réalise tous les six ans une évaluation de l’état de conservation des habitats et des espèces d’intérêt communautaire aux échelles biogéographiques.
Dans ce cadre, PatriNat vient de publier l’ensemble des résultats et notes synthétiques du rapportage Directive Habitats-Faune-Flore 2019-2024 (voir ici[9])
Ce 4ᵉ rapportage dresse un constat préoccupant pour l’habitat d’intérêt communautaire (HIC) 1150* « Lagunes côtières ».
En Méditerranée, l’état de conservation demeure pour la 2e fois consécutive « défavorable inadéquat » avec une « tendance à la dégradation », laissant craindre une aggravation de la situation dans les prochaines années si les pressions qui s’exercent sur ces milieux ne sont pas réduites. Parmi celles-ci, l’effet du changement climatique constitue une pression bien réelle et mesurée, appelée à s’accentuer dans les années à venir, et ce malgré les mesures de gestion déjà mises en œuvre.
État de conservation des 9 habitats marins d’intérêt communautaire pour la période de 2012 à 2024 en France hexagonale et Corse. Source : Muséum national d’Histoire naturelle, Office français de la biodiversité. In : Guide d’accompagnement à l’évaluation de l’état de conservation des habitats benthiques marins – Natura 2000 : ressources, protocoles et retours d’expérience du projet life Marha. Lutrand et al. 2025[10]
Les résultats de ce rapportage s’appuient sur un diagnostic plus robuste que lors des précédentes évaluations, grâce à l’amélioration des connaissances et au renforcement des suivis engagés ces dernières années. La mise en œuvre de la méthode nationale dédiée à l’évaluation du HIC 1150 en Méditerranée, spécifiquement adaptée à la diversité des écosystèmes lagunaires (e.g. salinité, dynamique de la surface des eaux), a pu être déployée sur plusieurs années et sur de nombreux sites dans le cadre du projet Life Marha[11] 2018-2025. Cette dynamique a permis d’acquérir des connaissances plus fines sur de nombreux sites Natura 2000 et systèmes lagunaires jusqu’alors peu ou pas étudiés, renforçant ainsi la représentativité et la fiabilité des évaluations. Par ailleurs, le déploiement de technologies innovantes a contribué à enrichir les connaissances, tout en permettant de mieux identifier les potentialités et les limites de certaines techniques de suivi et d’évaluation.
Cependant, malgré les efforts de suivi et de gestion engagés sur les sites, les Lagunes côtières demeurent fortement soumises aux pressions liées aux pollutions, à l’urbanisation et aux modifications des fonctionnements hydrologiques induites par les activités humaines, auxquelles s’ajoutent les effets croissants du changement climatique.
NB: Le signe «*» indique les types d’habitats naturels considérés comme « prioritaires », afin de privilégier la mise en œuvre rapide de mesures visant à leur conservation.
L’évaluation a été rédigée et relue par:
Rédactrices : Marie GARRIDO, Valérie DEROLEZ
Relecteur·rice·s : Virginie MAUCLERT, Katia LOMBARDINI, Nathalie BARRE, Thibaut DE BETTIGNIES
Contacts
Marie GARRIDO
Office de l’Environnement de la Corse
04 95 50 99 41 / [email protected][12]
Valérie DEROLEZ
Ifremer – Laboratoire LER/LR Station de Sète
04 99 57 32 79 / [email protected][13]
Offre de poste « chargé.e de mission Animateur.trice SAGE. »
Développement d’outils non létaux d’évaluation des niveaux de pression anthropique et proposition de mesures de restauration adaptées
Le projet AnguillaMed[14] est financé par le programme européen POCTEFA. C’est un projet collaboratif transfrontalier impliquant, en France, deux laboratoires de l’Université de Perpignan – Via Domitia (le CEFREM et le CRIOBE) et, en Espagne, trois instituts de recherche (l’Université de Vic, l’IRTA et l’IDEA-CSIC). Son objectif principal est d’évaluer l’état sanitaire des Anguilles européennes (Anguilla anguilla) des cours d’eau et lagunes de Catalogne (Espagne) et du département des Pyrénées-Orientales (France). Le projet vise également à tester des outils non létaux tels que l’analyse du métabolome et du microbiome du mucus, la mesure du stress oxydatif dans le sang et le mucus, ou encore la détection moléculaire d’Anguillicola crassus à partir de lavements intestinaux. Ces approches innovantes pourraient permettre d’évaluer l’état sanitaire de la population d’anguilles sans avoir recours au sacrifice des individus. A partir des résultats obtenus, des recommandations de mesures de restaurations spécifiques aux lagunes et cours d’eau et aux populations d’anguilles pourront être proposées pour réduire l’impact des sources de contaminations d’origine anthropique identifiées.
La première campagne d’échantillonnage s’est déroulée à l’automne 2024 au niveau de six sites lagunaires, dont les lagunes de Salses et Canet, et six sites de rivières entre le Barcarès au Nord et Barcelone au Sud. Au total 186 anguilles ont été capturées, dont 176 sacrifiées afin d’évaluer leur état sanitaire. Aucune anguille n’a été sacrifiée pour les rivières du Verdouble et de Llança du fait des faibles effectifs observés dans ces milieux. Cet échantillonnage a été complété lors d’une seconde campagne en automne 2025.
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Résumé des niveaux d’infestation des anguilles par les parasites A. crassus (A) et Pseudodactylogyrus spp. (B) et par les virus EVEX (C) et AngHV1 (D) lors de la première campagne d’échantillonnage du projet AnguillaMed. Les sites lagunaires sont présentés en orange et les sites fluviaux en bleu.
Les niveaux d’infestation parasitaire observés chez les anguilles sont très variables, tant entre les sites qu’au sein d’un même site. La lagune de Salses présente les niveaux d’infestation d’A. crassus les plus faibles. Par ailleurs, aucun parasite du genre Pseudodactylogyrus n’a été observé à la lagune de Canet. Les prévalences des deux virus étudiés sont faibles pour l’ensemble des sites d’études, en particulier pour AngHV1. Le virus EVEX est observé principalement dans les lagunes de Canet et de Salses.
Les analyses des taux de contamination des anguilles par différents intrants chimiques et les tests méthodologiques concernant les outils non létaux d’évaluation de l’état sanitaire des anguilles sont actuellement en cours. Il en est de même pour les évaluations des niveaux d’infestations parasitaires et virales pour la deuxième campagne d’échantillonnage. L’ensemble des résultats du projet AnguillaMed, ainsi que les recommandations de gestion qui en découleront, devraient être finalisés au cours du deuxième trimestre 2027.
Les partenaires du projet AnguillaMed :
Regard sur la nature en Provence-Alpes-Côte d’Azur 2025
L’édition 2025 de Regard sur la nature en Provence-Alpes-Côte d’Azur, réalisée par l’ARBE dans le cadre de sa mission d’Observatoire régional de la Biodiversité, est parue.
Cette nouvelle édition dresse, au fil d’indicateurs clés, un état des lieux actualisé de la biodiversité régionale, des principales pressions qui s’exercent sur elle et des actions engagées pour la préserver.
Elle confirme que l’exceptionnel patrimoine naturel de la région reste sous pressions (artificialisation, espèces exotiques envahissantes, effets du changement climatique, etc.) et met en évidence une progression de l’action collective pour préserver la biodiversité régionale (renforcement des aires protégées terrestres, stratégies régionales relatives aux invasions biologiques, engagement contre les pollutions plastiques, etc.)
Un premier état des lieux des textes et circulaires applicables aux zones humides a été publié. Ce document est le fruit d’un groupe de travail juridique sur les milieux humides animé par le Ministère de la Transition écologique, de la Biodiversité et des Négociations internationales sur le Climat et la Nature. Il a été rédigé en partenariat avec l’éditeur Lefèbvre-Dalloz.
Ce document servira à la rédaction de la FAQ sur la doctrine de l’État sur les zones humides, en cours d’élaboration.
L’état des lieux
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Il comprend :
une compilation des textes officiels et autres documents existants, notamment ceux rédigés par l’administration aux niveaux national et local (circulaires, guides, notes…) ;
l’identification des éléments pertinents à reprendre comme socle de mise en oeuvre et pour la doctrine administrative nationale ;
l’identification des éléments devant être mis à jour et des compléments / éclaircissements à apporter à la doctrine administrative existante.
Remarque : Seuls les dispositions ou documents visant spécifiquement les zones humides ou ayant un intérêt pour ces espaces et leur réglementation ont été analysés pour bâtir cet état des lieux. Néanmoins de nombreuses réglementations ou documents non cités dans l’état des lieux peuvent également s’appliquer aux zones humides : évaluation environnementale, aires protégées, faune et flore protégés, urbanisme…
Cet état des lieux est divisé en deux parties :
une première partie sur les textes relevant du droit de l’environnement ;
une seconde partie traitant des autres droits (forestier, rural, urbanisme).
Pour chaque texte figurent :
les références juridiques,
le lien vers la source (placé sur le numéro d’article de code ou sur l’énoncé du texte),
le texte reproduit (ou un extrait),
une présentation du texte en quelques lignes (objet),
et un avis sur l’intérêt de ce texte.
Référence
O. Cizel, Réglementation sur les zones humides. Etat des lieux des textes et circulaires, Min. Transition écologique, Lefèbvre Dalloz, févr. 2026.
L’application web « Le littoral de ma commune[21] » propose un tableau de bord des communes du littoral de l’Hexagone et d’Outre-mer : dynamiques littorales, enjeux en présence, effets du changement climatique, trajectoires et solutions d’adaptation envisageables sont disponibles pour chaque commune.
Elle apporte une information fiable, lisible et territorialisée sur le littoral et son évolution pour les collectivités concernées et les citoyens.
Le ministère en charge de la Transition écologique a demandé au Cerema de développer une application pour consulter, pour une commune donnée, un ensemble d’informations de référence sur le littoral.
En sélectionnant l’une des 1 029 communes du littoral, l’utilisateur accède à une page dédiée qui présente des chiffres clés, des cartes, des graphiques et des éléments d’explication.
Ces contenus permettent d’explorer à l’échelle communale plusieurs grandes thématiques :
les dynamiques littorales
les enjeux humains et environnementaux
les effets du changement climatique
les trajectoires et les solutions d’adaptation.
Les informations proposées sont issues de bases de données nationales déclinées à l’échelle communale. Elles constituent un socle de référence et un premier niveau d’information. Elles ne remplacent pas les études ou données locales existantes, produites notamment par les observatoires du trait de côte, qui peuvent apporter, selon les situations, des éléments plus récents ou plus précis.
La Tour du Valat a organisé, le 20 avril 2026, un séminaire intitulé « Démarche de connaissance des flux admissibles en nutriments sur les lagunes méditerranéennes : retour d’expérience sur l’étang de Campignol », animé par Laurent Benau (Parc naturel régional de la Narbonnaise en Méditerranée) et Columba Martinez Espinosa (Tour du Valat).
Revoir le séminaire
Résumé de l’intervention
La lagune de Campignol, site emblématique du littoral méditerranéen, présente un état dégradé marqué par une mauvaise qualité de l’eau, une eutrophisation persistante et une inversion des saisonnalités hydriques. Ce webinaire propose de comprendre les causes de ces dysfonctionnements grâce à l’approche des « flux de nutriments admissibles » et au modèle GAMELag. Celui-ci permet de quantifier les flux actuels issus du bassin versant, d’identifier les pressions anthropiques pesant sur le bassin versant et de tester des scénarios de gestion concrets (optimisation des pratiques agricoles, gestion des rejets, restauration hydromorphologique). Cette démarche, co-construite avec les acteurs du territoire, a permis de renforcer le plan de gestion de la lagune et offre un modèle transposable à d’autres lagunes méditerranéennes confrontées à des défis similaires. Le webinaire se conclura par un aperçu de la mission « Flux Admissible » et de ses autres sites d’application.
Offre de poste chargé-e de mission Ressource en eau
Le 9 juin 2026, le Pôle-relais lagunes méditerranéennes et l’Association française des Parcs zoologiques (AFdPZ) ont organisé, dans le cadre du centre de ressources sur les milieux humides (CDRMH), le webinaire « Les zones humides au cœur de la conservation : outils et actions pour les parcs zoologiques et les aquariums ».
Ce webinaire s’inscrit dans le cadre de la campagne « Wetlands for Life » sur les zones humides lancée par l’Association européenne des zoos et aquariums (EAZA) pour la période 2026- 2027.
Cette campagne a permis d’ouvrir des échanges entre les parcs zoologiques, les aquariums et le CDRMH autour de nouvelles synergies possibles afin de réfléchir ensemble à la manière dont le CDRMH pourrait soutenir cette démarche, contribuer aux actions envisagées et venir renforcer, de façon complémentaire, la dynamique déjà engagée.
Le webinaire était donc dédié aux parcs zoologiques et aquariums, ainsi qu’aux acteurs de la préservation et de la conservation des zones humides avec lesquels les parcs peuvent collaborer.
La rencontre a permis de mieux comprendre :
Comment mettre en place des partenariats entre zoos et acteurs des milieux humides en France pour la réalisation d’animations ;
La création et diffusion de supports de communication et de sensibilisation sur les milieux humides utilisés dans les zoos et aquariums pour le grand public et les groupes faisant l’objet d’animation ;
Comment organiser dans la plupart des zoos et aquariums de France des animations pour la Journée mondiale des zones humides 2027.
Un rappel de ce qu’est une zone humide en introduction a permis de mieux comprendre pourquoi cette notion est au cœur de nos échanges aujourd’hui. Les zones humides restent aujourd’hui parmi les écosystèmes les plus menacés au monde et les parcs zoologiques ont un rôle majeur à jouer dans leur préservation en informant et en sensibilisant le public à leur importance et à leur protection.
L’enregistrement de la rencontre ainsi que les supports de présentation sont en ligne.
Revoir le webinaire
Les présentations sont disponibles en cliquant sur les liens ci-dessous :
Introduction[23] Katia LOMBARDINI – Pôle-relais lagunes méditerranéennes – Fondation Tour du Valat – membre du Centre de ressources milieux humides :
Après plusieurs années de travail collaboratif, le projet de cartographie nationale des milieux humides dans l’Hexagone arrive à l’issue de sa phase 2. Ce projet est piloté par PatriNat en partenariat avec l’Université Rennes 2 et la Tour du Valat.
À cette occasion, un séminaire de restitution s’est tenu le jeudi 26 mars 2026 pour partager les résultats récents, les développements méthodologiques et les perspectives d’exploitation des données pour appuyer la recherche et les politiques de gestion. Les Actes de ce séminaire ainsi que la restitution vidéo sont désormais disponibles.