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 Etang de Berre | Pôle-relais lagunes méditerranéennes

Etang de Berre

Date de mise à jour : 08/10/2015

Présentation / Activités / Faune - Flore / Gestion

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Présentation

Souvent décrit comme un site exclusivement industriel, évoquant immanquablement des images de pollution, l'étang de Berre recèle cependant de véritables richesses. L’étang de Berre offre des paysages méconnus à travers petits ports et villages provençaux, garrigues et pinèdes, vastes espaces naturels, rebaptisés «petite Camargue» ou «Venise provençale». Au delà d'un espace patrimonial et paysager de grande valeur, l'étang de Berre est aussi un espace social, économique et culturel de premier plan.

C'est au 1er siècle av. J.-C. que les Romains creusent un canal qui relie l'étang de façon intermittente avec les eaux marines de la Méditerranée. De 1863 à 1910, le canal de Caronte est successivement approfondi à 6 mètres puis 9 mètres de profondeur. Il permet ainsi l’accès à l’étang de Berre des navires à fort tirant d’eau et par la suite une liaison fluviale entre Marseille et le Rhône sera réalisée avec la création du tunnel du Rove. Ces aménagements ont progressivement modifié les échanges d’eau de mer/eau saumâtre et fortement participé à l’établissement d’une salinité proche de celle de la mer dans la lagune.

D'une superficie de 155 km², il constitue l'un des plus vastes plans d'eau salée d'Europe. Avec une profondeur moyenne de 6 m, l’étang de Berre a un volume total de 900 millions de m3.

L’étang de Berre fait partie du Domaine Public Maritime.

Source : Elisabeth LE CORRE, GIPREB

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Activités

L'étang de Berre et son bassin versant de 1630 km², recouvrent un espace très fortement investi par les activités humaines : habitat, industries, tourisme, déplacements, loisirs, pêche, etc.

Près de 300 000 habitants vivent dans les dix communes du pourtour de l'étang de Berre. Situé à la périphérie de Vitrolles, Istres, Martigues et de grandes infrastructures comme l’aéroport de Marignane ou les industries pétrochimiques, l’étang de Berre a été pendant de nombreuses années une lagune sacrifiée au profit du seul développement industriel.

Les objectifs du Contrat d’étang de Berre, en cours de réalisation, sont de retrouver en premier lieu un fonctionnement équilibré des écosystèmes et de rétablir et développer les usages comme la pêche, la baignade et le nautisme.

Source : Elisabeth LE CORRE, GIPREB

   

M.Torres M.Torres
Crédit photo M.Torres Crédit photo M.Torres

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Faune - Flore

Etat du milieu

L’effet cumulé des réductions de rejets d’eau douce et de limons de la centrale EDF de Saint-Chamas ces dix dernières années n’a pu qu’être bénéfique à l’étang même si cela est encore insuffisant pour modifier l’ensemble de l’écosystème de Berre. Ces apports réduits ont eu des effets positifs (meilleure transparence de l’eau, apparition de taches de zostères et de quelques espèces benthiques) mais … réduits, notamment à la bordure côtière !

Cela n’empêche en effet pas le maintien de deux couches successives entre le fond et la surface, ce qui réduit les échanges diffus d’oxygène et contribue à des phénomènes d’anoxies. Il y a toujours trop d’azote dans l’étang (imputable pour moitié aux rejets d’EDF), ce qui entraîne de fréquentes efflorescences algales (phytoplancton et ulves). Or, le développement excessif de phytoplancton ne répond pas aux exigences de la Directive Cadre sur l’Eau.

Les herbiers de zostères sont en progression le long des rives mais leur surface totale ne représente que 4,4 hectares pour un étang de 15 500 hectares. Elle était de 6 000 hectares dans les années 60.

Le peuplement global de faune dans les sédiments reste caractérisé par des richesses spécifiques et des abondances faibles, dans un état majoritairement « mauvais » selon les critères de la DCE.

La qualité bactériologique de l’eau est quant a elle majoritairement bonne mais l’étang est vulnérable lors de forts épisodes orageux du fait d’arrivées d’eaux pluviales, souvent chargées en contaminants.

Source : Elisabeth LE CORRE, GIPREB

                        

M. Torres M. Torres
crédit photo M. Torres crédit photo M. Torres

 

M. Torres

Crédit photo M. Torres

 

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Gestion

En 2010 est  entré en fonction un syndicat mixte, nommé GIPREB (Gestion intégrée, prospective et restauration de l'étang de Berre), dont les membres sont le Conseil régional PACA, le Conseil départemental des Bouches du-Rhône, les 10 communes du pourtour de l'étang de Berre, la Chambre d'agriculture des Bouches-du-Rhône et la Chambre de commerce et d'industrie Marseille-Provence. Ce syndicat a pour objet de participer à la connaissance, l'aménagement, la mise en valeur et la réhabilitation de l'étang dans le cadre d'une gestion intégrée et concertée. Cette structure a vocation à assurer la coordination et la cohérence des différentes actions menées sur l'étang de Berre et de les intégrer dans un projet global de restauration, dont les trois piliers écologique, économique et social se déclinent dans ses objectifs : restaurer les écosystèmes de l'étang de Berre en lagune méditerranéenne profonde ; développer les usages contraints par l'état écologique actuel de l'étang et plus récemment améliorer la cohésion sociale autour de l'étang.

Les acteurs locaux se sont donc dotés d'une structure opérationnelle en mesure de porter le contrat d'étang, dont la signature officielle a eu lieu le 16 mai 2013. Pour assurer la pertinence et la pérennité de la démarche de réhabilitation, le contrat prend en compte le bassin versant entier et associe chacune des démarches de gestion de l'eau déjà engagées sur ce territoire. La représentation au sein du syndicat mixte, des structures de gestion de l'étang de Bolmon et des rivières du bassin versant, Arc, Cadière et Touloubre, ainsi que celle de la Durance, a créé des liens favorables à cette collaboration. Le contrat d'étang doit  être compris comme une étape, permettant la réalisation d'actions concrètes à moyen terme, insérée dans un processus plus long de réhabilitation de l'étang qui ne sera possible qu'avec la dérivation des rejets de la centrale EDF de Saint-Chamas. Le contrat d'étang permet de lancer des actions de toute façon nécessaires, pour diminuer certains apports polluants, pour mieux comprendre le fonctionnement de l'étang, pour améliorer la gestion des rives et des zones humides périphériques, pour soutenir les usages. Il est également le cadre d'une large concertation pour débattre de l'avenir du territoire et du projet de dérivation des rejets du canal usinier d'EDF hors de l'étang de Berre.

Etang de Berre et Durance, liés par l'aménagement hydraulique

La gestion de l’environnement, dans une optique de développement durable, ne peut s’affranchir d’une approche globale, à la fois territoriale et thématique. La réponse apportée par l’Etat à l’étang de Berre, dans le cadre du contentieux avec l’Europe (diminution des rejets d’eau douce et de limons) ne satisfait malheureusement pas à cette nécessité puisque d’une part elle conduit à limiter la production d’hydroélectricité (une énergie renouvelable fondamentale) et d’autre part, elle génère des impacts négatifs préoccupants sur la Durance (limiter les rejets dans l’étang de Berre revient à augmenter les restitutions dans cette rivière), avec une fragilisation de la nappe, des dégradations déjà constatées sur les ouvrages d’art et un accroissement des risques d’inondation.

Ainsi, il apparaît de plus en plus clairement que le problème de l’étang de Berre ne peut être abordé sans tenir compte des enjeux de gestion de l’eau sur la Durance. Ces deux milieux ont été liés par l’aménagement hydroélectrique, c’est ensemble qu’ils doivent être gérés.

Pour cela, un projet est ardemment défendu par les acteurs locaux, il s’agit de la dérivation totale des eaux duranciennes vers le Rhône, ce qui garantirait l’arrêt total des rejets dans l’étang, l’arrêt des restitutions en Durance et la restauration de tout le potentiel d’hydroélectricité de l’aménagement. Cela ouvrirait de plus de formidables perspectives de gestion de l’eau à l’échelle de toute la région à l’ouest de l’étang de Berre.

Source : Elisabeth LE CORRE, GIPREB

 

Rencontres LAGUN'R

En mars 2011, le Gipreb a organisé les rencontres LAGUN’R faisant le point sur 10 ans de recherches sur l’étang de Berre.

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Télécharger les actes

Télécharger le hors-série 'Visions d’étang' (juin 2014)

 

 

 

 

  • A consulter
 
Fiches retours d’expériences du Portail national zones humides :
Restauration écologique de l'étang de Berre, Gipreb, Raphaël Grisel, 2011

 

 

"Etang de Berre, en quête d’une lagune cachée", Film réalisé par Océanides, produit par le Pôle lagunes, Juin 2015

Depuis les grands axes routiers, une succession de ponts, de quais ou d’industries font parfois oublier l’étang de Berre. Cette lagune méditerranéenne, une des plus grandes d’Europe, paraît moins ‘visible’ que ses voisines camarguaises ou languedociennes. Et pourtant, ses paysages naturels n’en font pas moins naître des émotions à qui prend le temps de partir à leur découverte. Ce film de 20 minutes révèle l'identité lagunaire de ce territoire par la lecture de ses paysages.

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