Page mise à jour le 12/10/2018

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Présentation

Étang du Vaccarès © S. Befeld / SNPN

Couvrant plus de 13000 ha au cœur de la Camargue, la Réserve Naturelle Nationale de Camargue comprend l’étang du Vaccarès et deux « étangs inférieurs » (Lion et Dame) : elle fait partie des plus grandes réserves de zones humides d’Europe. Son vaste territoire de milieux naturels sauvages constitués d’une mosaïque d’étangs, de lagunes, dunes vives et fossiles, plages et sansouires d’un seul tenant, est situé sur les communes des Saintes-Maries-de-la-Mer et d’Arles , et bénéficie d’une protection intégrale.

Sa gestion est assurée par la Société Nationale de Protection de la Nature depuis 1927.

Le système Vaccarès recouvre aussi les étangs des Impériaux (Impérial et Malagroy), propriété du Conseil Départemental des Bouches du Rhône et l’étang privé du Fournelet.

L’originalité et l’intérêt patrimonial international de la Réserve Naturelle Nationale de Camargue résident dans la diversité de ses habitats et de ses espèces, ainsi que dans son fonctionnement écologique. Diversifié dans l’espace et dans le temps, le site est largement mis en eau par les pluies d’automne et d’hiver et par le drainage rizicole estival.

La présence ou l’absence de sel dans l’eau ou le sol conditionne les milieux camarguais, divisés en deux catégories : halophiles (du grec halos, sel et philein, aimer) et non-halophiles. Sous son apparente sécheresse, la sansouire est un milieu très accueillant pour la faune et la flore, et constitue des immensités plates et désertiques entre la mer et les lagunes. Sa végétation est verdoyante, en touffes denses et éparses. En été, ce paysage est des plus arides, il s’inonde en hiver, pour renaître en vasières au printemps et à l’automne. Si ces vastes espaces ont pu rester aussi sauvages, c’est que les tempêtes marines et les crues du Rhône rendaient ces milieux particulièrement inhospitaliers avant la construction des digues (du Rhône et de la mer).

Activités

L’histoire de la protection du système lagunaire du Vaccarès remonte au début du siècle dernier, lorsque la Société Nationale de la Protection de la Nature crée la Réserve zoologique et botanique de Camargue en 1927 sur une partie de l’immense territoire des Salins du Midi. Cette protection est motivée par l’opportunité de mettre en place une zone tampon destinée à calmer la concurrence entre saliniers (qui pompent de l’eau de mer) et agriculteurs (qui pompent de l’eau du Rhône).

En 1975, la Compagnie des Salins du Midi vend à l’Etat 13 118 hectares qui deviendront Réserve Naturelle Nationale par arrêté ministériel.

Depuis cette date, les activités de la SNPN sur le système Vaccarès sont résolument tournées vers la protection de la nature et le suivi scientifique qui constituent une mission prioritaire, dont l’objet et les modalités sont fixés par arrêté ministériel.

Mis à part l’usage scientifique et les services rendus par les écosystèmes (vis à vis des inondations, élévation du niveau de la mer, etc.), le seul usage existant sur la réserve est le tourisme. Une politique expérimentale d’accueil, de sensibilisation et d’éducation menée depuis 40 ans dans cette réserve dite « intégrale », permet la coexistence de milliers d’oiseaux et de visiteurs sur des espaces sensibles.

Trois espaces d’accueil aménagés pour les visiteurs sont localisés dans la réserve, près du Vaccarès, ils accueillent environ 40 000 visiteurs par an :

  • La Capelière : porte d’entrée de la réserve et lieu d’accueil et d’information générale. Ouvert toute l’année, exposition permanente et un sentier thématique.
  • Salin de Badon : trois sentiers sur 4.5 km pour observer les oiseaux. Ouvert toute l’année avec une autorisation d’accès délivrée à la Capelière.
  • Digue à la mer – Phare de la Gacholle : un lieu de randonnée de 15 km à pied ou à vélo ; Point d’information au phare avec un observatoire et une exposition. Ouvert le week-end et vacances scolaires.

La plage et la Digue à la Mer sont également très prisées pour des balades à pieds ou en vélo. A l’exception de l’estran, la pénétration et la circulation des personnes et des animaux domestiques sont interdites sur tout le territoire de la réserve.

Observatoire de Salin de Badon © S. Befeld / SNPN

99% du territoire de la réserve est constitué d’habitats communautaires dont 66% considérés comme habitats prioritaires comprenant pour une très large part les lagunes (environ 8 500 ha : étangs du système Vaccarès et lagunes littorales). Les pelouses à thérophytes méditerranéennes mésothermes couvrent 110 ha : il s’agit essentiellement des «montilles», dunes fossiles arasées d’une grande richesse floristique. Les dunes littorales à Juniperus couvrent 61 ha : ce sont les fameux «Bois des Rièges», cordon dunaire fossile colonisé par un boisement de Genévriers de Phénicie multi-centenaires. Les steppes salées du littoral couvrent 10 ha : il s’agit de pelouses à saladelles d’arrière-dune où l’on trouve en particulier l’espèce protégée Limonium gerardianum. D’autres habitats tels que les roselières, les marais d’eau douce ou les mares temporaires sont aussi bien représentés.

Faune – Flore

L’originalité et l’intérêt patrimonial international de la Réserve de Camargue résident dans la diversité de ses habitats et des espèces qui les occupent, ainsi que dans son fonctionnement écologique.

On dénombre 285 espèces d’oiseaux dont 269 d’intérêt patrimonial. Quelques espèces clés présentent, aujourd’hui, un enjeu fort dans la gestion : le leste à grands stigmas, l’anguille européenne, les canards hivernants, l’ail petit Moly, le myosotis ténu, la zostère naine…

Flamants roses © S. Befeld / SNPN

Le patrimoine naturel de la Réserve de Camargue en quelques chiffres :

  • 66 %  de la superficie en habitats d’intérêt prioritaire.
  • 34  plantes protégées au niveau régional ou national et 55 inscrites sur les Listes Rouges (7 sur LR nationale et 55 sur LR régionale).
  • 285 espèces d’oiseaux observées entre 2005 et 2015 dont 269 d’intérêt patrimonial.
  • 189 000 : effectif moyen d’oiseaux d’eau hivernants entre 2012 et 2017 (cumul septembre à janvier).
  • 1 576 espèces d’insectes et 170 d’araignées.

Chevaux dans la sansouire © S. Befeld / SNPN

Échasses blanches à la Capelière © S. Befeld / SNPN

Gestion

Objectifs et Enjeux de la Réserve de Camargue

Le plan de gestion de la Réserve Naturelle Nationale de Camargue est l’outil à la base de la gestion. Validé par un Conseil Scientifique et un Conseil de Direction (présidé par le Sous-préfet), puis par le CSRPN, il est renouvelé tous les cinq ans. Il définit notamment la vision à long terme, les cibles de conservation, les enjeux ainsi que les objectifs qui pourront ensuite être déclinés en opérations à mettre en œuvre pour une gestion optimale de la réserve.

Vision : La Réserve Naturelle Nationale de Camargue est constituée d’un ensemble d’écosystèmes lagunaires deltaïques méditerranéens fonctionnels. Sa gestion permet de conserver leurs potentialités écologiques, en préservant notamment les variabilités spatiales et temporelles. Les missions du gestionnaire – scientifiques, pédagogiques et de surveillance – sont réalisées selon des modes durables et exemplaires, pour les générations actuelles et futures.

Créée en 1854, la Société Nationale de Protection de la Nature, association à but non lucratif reconnue d’utilité publique, agit de façon active pour la sauvegarde des espèces et des milieux menacés :

  • elle organise des stages, des conférences, des sorties naturalistes, des chantiers nature.
  • elle publie trois revues (Le Courrier de la Nature, Zones Humides Infos et Revue d’écologie – la Terre et la Vie) et édite divers documents (affiches, brochures …).
  • elle gère deux réserves naturelles nationales : celle du Lac de Grand-Lieu (Loire-Atlantique, 2 700 ha) et celle de Camargue (13 200 ha).
  • elle est également engagée dans la protection des zones humides (RAMSAR, représentant CESP, inventaires des mares d’Ile-de-France, actions en faveur du sonneur à ventre jaune, édition de « Zones Humides Infos »…).

Partenaires de la Réserve de Camargue :

  • La DREAL Provence-Alpes-Côte d’Azur : Organisme de tutelle, la Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement de PACA permet à la Réserve d’assurer sereinement ses missions grâce à la dotation de fonctionnement global accordée chaque année.
  • Le Conservatoire du littoral : Propriétaire des terrains en Réserve et avoisinants, le Conservatoire du littoral aide à la rénovation et à l’entretien de la Réserve. C’est notamment grâce à lui que le gîte de Salin de Badon et le Phare de la Gacholle servent de lieux d’accueil.
  • La Région Provence-Alpes-Côte d’Azur : La Région PACA participe financièrement aux projets d’accueil du public, mais également aux travaux sur la qualité de l’eau du système Vaccarès, à la cogestion du site des Étangs et marais des salins de Camargue et aux chantiers d’été.
  • L’Agence de l’eau Rhône-Méditerranée Corse : Cet organisme public permet de réaliser des études sur la qualité de l’eau du système Vaccarès. » :
  • Le Département des Bouches-du-Rhône : Le Département finance une partie de l’accueil du public, des chantiers d’été et de la cogestion du site des Étangs et marais des salins de Camargue.
  • La Direction régionale de la jeunesse, des sports et de la cohésion sociale de PACA : Elle subventionne en partie les chantiers de bénévoles proposés tous les étés aux personnes voulant donner un coup de main durant les vacances estivales.

NEWS

ACTUALITES : Voir l’ensemble de nos actualités sur le système lagunaire du Vaccarès et la Camargue

DOCUMENTATION : Voir l’ensemble de nos documents sur système lagunaire du Vaccarès (base documentaire)

 

Acteur(s) :

 

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Photos : S. Befeld / SNPN – Réserve de Camargue