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Présentation

Basse Vallée de l’Aude © R. Bellezza / Communauté de commune La Domitienne

A la limite entre les départements de l’Hérault et de l’Aude, la Basse Plaine de l’Aude (4 500 ha classés Natura 2000) constitue un vaste ensemble de zones humides (douces et saumâtres) où trois étangs peu profonds et leurs zones humides périphériques peuvent être distingués : L’étang de Vendres (étang d’eau salé), est situé en rive gauche de l’embouchure de l’Aude. Avec ses 1800 ha, il représente le « cœur » de ce complexe lagunaire. Il est notamment en relation hydraulique avec la Matte (350 ha), petit étang d’eau douce localisé à l’ouest de Lespignan. L’étang de Pissevaches (900 ha), quant à lui, est situé rive droite de l’Aude et présente des caractéristiques écologiques très différentes, à mettre en relation avec des niveaux de salinité plus élevés.

Activités

En dehors de l’activité touristique, qui reste par ailleurs encore fortement tournée sur la bande littorale, les activités rencontrées sur les zones humides de la Basse Vallée de l’Aude sont dites traditionnelles. Contrairement à la majorité des étangs littoraux du Languedoc-Roussillon, l’activité de pêche professionnelle est exercée par un pêcheur professionnel.

Ainsi, outre la chasse, prépondérante sur tout le territoire, c’est l’agriculture qui est l’activité la plus marquante du territoire. En effet, après avoir subi une nette régression, la viticulture reste encore bien présente sur le proche bassin versant des étangs littoraux tandis que l’élevage ovin et bovin est une activité majeure sur la zone et couvre plus de 2 000 hectares.

Claires de Chasse photo : G. Vidal Elevage de taureaux photo : N. Suquet

Faune – Flore

Le territoire de la Basse Vallée de l’Aude est constitué d’une mosaïque d’habitats naturels, caractéristiques des zones humides littorales (lagunes, prés salés méditerranéens, steppes salées méditerranéennes, etc.), ainsi que de nombreuses espèces patrimoniales végétales (Grand statice, Loeflingie d’Espagne, Saladelle de Gérard, Lis maritime, etc.) et animales.

Concernant ce dernier groupe, c’est bien entendu en termes de richesse avifaunistique que les zones humides de la Basse Vallée de l’Aude se démarquent. 241 espèces ont ainsi été recensées, dont 64 sont inscrites à l’Annexe 1 de la Directive Oiseaux : Butor étoilé, Blongios nain, Pipit rousseline, Sterne naines, Sterne caugek sur les étangs ou bien encore Pie grièche à poitrine rose et Outarde canepetière dans la plaine agricole.

Problématique

Désormais mieux connus, les étangs de la Basse Vallée de l’Aude présentent une amélioration d’état de santé malgré des profils différents mais restent dans des états de fragilités incontestables. L’étang de Vendres, suivi notamment dans le cadre du Réseau Filmed et du Rézo du Rozo,  présente un confinement moins important (échanges hydrauliques faibles) qu’auparavant en lien avec les nombreux travaux d’entretien du réseau hydraulique effectués historiquement par le SMBVA puis le SMDA et depuis le 1er janvier 2018 par la Communauté de communes la Domitienne. De plus, les zones et périodes d’eutrophisation se sont raréfiées avec la remise aux normes des différentes stations d’épurations. Cependant, plus que la qualité de l’eau, c’est l’état de la roselière qui a mobilisé les énergies depuis le début des années 2000. Un règlement d’eau global, approuvé par arrêté interdépartemental, a validé plusieurs années de concertation pour parvenir à une gestion équilibrée de l’eau dans l’objectif de rétablir un équilibre entre activités humaines et préservation de la biodiversité. Le bilan de ces 15 dernières années fait état de nettes améliorations sur certains secteurs mais également de continuité de dégradations sur d’autres. Le sel, présent en grande quantité dans les sédiments, reste le problème majeur pour le développement de la roselière.

Concernant l’étang de Pissevaches, la concertation menée avec l’ensemble des acteurs locaux atteste d’une bonne gestion de l’eau désormais sur cet étang.

L’étang de La Matte enfin, où sont alliés agriculture et espaces naturels, désormais en toute quiétude, présente des signes de faiblesses en raison du manque de remise en eau naturelle hivernale.

Gestion

Outre les acquisitions du Conservatoire du littoral (près de 1500 ha sur Vendres et Pissevaches), des communes de Lespignan, Nissan-lez-Ensérune et Fleury d’Aude et du Conseil Départemental de l’Hérault, le statut des terres sur la Basse Vallée de l’Aude est essentiellement privé (multiplicité des acteurs). Le Document d’Objectifs Natura 2000 entre dans sa phase de révision. Un bilan des 10 années de gestion vient d’être établi et une évaluation des actions est en cours. De nouveaux inventaires auront lieux en 2018-2019 afin de remettre à jour les données scientifiques.

Etang de Vendres photo : G. Vidal Basse Plaine de l’Aude photo : G. Vidal

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