N2 Glisse : Analyse des interactions et partage des usages à une échelle inter-sites

Cartes, plaquette, partage du diagnostic, protocole étude scientifique… le projet avance

Date de publication : 27/04/2016

Les premières cartes croisées sont disponibles, une plaquette d’information a été produite, le diagnostic est partagé avec de plus en plus d’acteurs. Prochaine étape : l’étude scientifique de terrain sur les interactions « sports de glisse/oiseaux » se met en place ce printemps. Le projet poursuit son avancement et ses réflexions pour aboutir à des conclusions précises pour des outils de communication adaptés.

Carte d’abondance des espèces hivernantes ciblées et cumul des activités. crédit : EID Méditerranée/AAMP, 2016

 

Pour rappel l’objectif du projet N2Glisse (phase I et II) est d’obtenir un diagnostic territorial co-construit (avec les gestionnaires d’espaces naturels, les professionnels des sports ciblés, les institutionnels et le tourisme) identifiant les interactions potentielles entre certaines pratiques sportives et l’environnement afin d’aboutir à la création d’un outil d’aide à la décision pour les acteurs locaux.  Ce travail s’effectue en constituant un réseau d’acteurs autour de ces thématiques et aboutira à la création d’outils de communication.

A noter que la réflexion de ce diagnostic a été inspirée de travaux menés sur différents territoires : entre autres le Schéma de développement raisonné des sports et loisirs de nature dans le PNR de la Narbonnaise ou encore le diagnostic territorial du Parc naturel marin « estuaires picards et mer d’opale ».

 

Depuis début 2016 :

Communication

Une plaquette présentant les principaux objectifs du projet N2Glisse est disponible pour information et communication. Elle est libre d’utilisation.

 
Plaquette d’information du projet N2 Glisse. crédit : EID Méditerranée/AAMP, 2016 

 

Les différents documents produits sont maintenant téléchargeables ICI

 

Le diagnostic a été partagé

Le travail de diagnostic s’est poursuivi en lien avec tous les acteurs concernés :

Le Comité de suivi s'est réuni le 14 janvier, avec les partenaires financiers et entre autres des représentants du CROS L-R de la CCI L-R, de Kite L-R,  du CRCK.

L’équipe technique du projet a participé à la CDESI de l'Hérault.

Un ancien champion du monde de kitesurf a été contacté et collabore dorénavant au projet, notamment sur les questions de moyens de communication et de bonnes pratiques ou de mesures de gestion.

Les gestionnaires d’espaces naturels (lagunaires et marins du Languedoc-Roussillon) ont été sollicités pour amender puis valider la méthodologie utilisée pour réaliser l’ensemble des cartes.

Le premier groupe de travail avec les acteurs des sports de glisse s’est tenu du 31 mars 2016 à Agde. Cette rencontre qui a réuni 13 personnes, parmi lesquelles des représentants d’associations de pratiquants et d’institutionnels a permis tout d’abord une prise de connaissance et un partage d’informations mutuel puis des échanges sur les contraintes et attentes de chacun. Il a été convenu entre autres que les pratiquants fourniraient le complément d’information nécessaire sur la localisation des spots de glisse, mais aussi sur leurs fréquentations et leurs saisonnalités de la pratique sur chacun des sites, pour finaliser le travail cartographique et affiner le diagnostic.

Tous les comptes-rendus sont disponibles sur demande.

 

Les cartes croisées sont maintenant disponibles

Comme initialement annoncé, des cartes croisant les données Usages et les données Sensibilités environnementales ont été élaborées.

  • Carte des zonages environnementaux
  • Carte du cumul des activités par spot de pratique [1]
  • Carte des colonies nicheuses[2]
  • Carte de chaleur (abondance, en nombre d’individus des espèces nicheuses ciblées) en période estivale 
  • Carte de chaleur en période hivernale
  • Carte des habitats natura 2000 d’intérêt communautaire potentiellement impactés
 
Carte de localisation des sites de pratiques indiquant le cumul des activités. crédit : EID Méditerranée/AAMP, 2016 

 

Le complément avec les données quantitatives précises (par site et par pratique : saisonnalité, fréquentation : nombre maximum de pratiquants, nombre moyen…) de chaque site de pratique de glisse est en cours d’intégration dans la cartographie. Ce travail est possible grâce à la contribution d’acteurs de la glisse volontaires. Cela permettra d’avoir une vision plus précise des enjeux.

D’autre part, l’actualisation du travail cartographique sera indispensable. En particulier pour les données avifaune, une coordination avec la base de données des suivis mise en place dans le cadre du projet européen Life+ Envoll est en cours.

 

Le protocole de l’étude scientifique de terrain est établi

L’étude pilote d’évaluation des interactions entre oiseaux et activités de glisse va être lancée ce printemps/été. Son objectif est d’évaluer grâce à un protocole scientifique les interactions entre oiseaux et pratiques sportives dans certains secteurs de nidification de ces espèces.

Les laro-limicoles coloniaux présentent la particularité de se reproduire en colonies mixtes dans les lagunes méditerranéennes (mouettes, goélands et sternes) ou sur les parties hautes des plages (Sterne naine) et se nourrir à la fois dans les zones humides attenantes ou en mer, à faible distance du littoral.

Cette étude est menée par le CEN L-R et en relation avec les gestionnaires des sites pilotes. Chaque plage horaire et conditions particulières (semaine, week-end, vacances…) seront couvertes afin d’avoir suffisamment de données statistiques à exploiter. L’objectif est d’obtenir des observations du nombre d’oiseaux (par espèce) en vol sur la zone considérée, et le nombre de personnes présentes et leur type de pratique (même non sportifs type pêche à pied ou promeneurs). Les sites pressentis sont les suivants :

  • L’étang d’Ingril (34)
  • La plage des coussoules (11)
  • L’étang de la Palme (11)
  • L’étang de Pissevaches (34) – potentiel

Le croisement statistique de ces données nous apportera une première vision des interactions potentielles à partir d’observation sur le terrain.

 

Un travail partenarial

N2Glisse collabore avec le projet : de l'étude des pratiques et des représentations à l'accompagnement d'une démarche de sensibilisation à l'environnement littoral l’équipe de Nicolas Le Corre et Alix Cosquer du Laboratoire Geomer (Université de Bretagne Occidentale). Ce projet fera l’objet d’enquêtes au cours de l’été 2016 sur des sites restant à définir avec précision mais qui devraient se situer autour d’Agde, de Saint Pierre la mer et sur le périmètre du PNR de la Narbonnaise. L’intérêt de la collaboration entre les 2 projets est double. Pour N2Glisse, cela permettra de bénéficier de la réflexion méthodologique et conceptuelle indispensable à l’élaboration d’outils de sensibilisation et de communiquer plus largement sur la démarche du projet à l’échelle nationale (colloques, séminaires, réunions institutionnels etc.).

 

De la communication  et de nouvelles perspectives

Les différentes enquêtes menées (à destination des pratiquants, des encadrants de sports nautiques et des gestionnaires d’espaces naturels), ont permis de nous éclairer sur les besoins de chacun en terme de communication et les moyens de diffusion.

Les besoins sont variés mais tous complémentaires : faire connaitre, informer, sensibiliser, améliorer les pratiques…

Les supports le sont tout autant. Le projet N2Glisse souhaite proposer des outils à la fois opérationnels et reproductibles et innovants. Cela pourra se traduire par la production d’un clip vidéo court associé à un flyer largement diffusable.

Une réunion de travail, dans un premier temps avec les gestionnaires, sera organisée prochainement pour arrêter ensemble le choix des outils de communication pressentis.

 

A l’automne 2016, un séminaire sera organisé en collaboration avec le Life+ Envoll.  Il proposera aux gestionnaires et aux acteurs de la glisse de partager le diagnostic finalisé avec une présentation officielle de l’ensemble des cartes croisées, des résultats de l’étude sur les interactions, des outils de communication en cours et de faire des propositions pour la phase III.

Des pistes de réflexions sont déjà avancées pour la poursuite du projet. La réalisation d’outils numériques permettant la transmission d’information disponible à tout instant et mise à jour régulièrement pourrait faciliter le travail de sensibilisation auprès des pratiquants.

Des tests à travers des cartographies mises en ligne sont prévus dès cette année et nous aiguilleront vers le bon format à adopter.

 

  • Contacts
Tiphaine  RIVIERE, Chargée de mission Antenne Méditerranée
Agence des aires marines protégées
tiphaine.riviere@aires-marines.fr
04.34.46.66.58
 
Amandine  BICHOT, Chargée de projet N2Glisse—Écologue
Pôle Littoral, EID Méditerranée
abichot@eid-med.org
04.67.63.72.95
 
Magali  BOYCE, Chargée de projet Languedoc-Roussillon
Pôle-relais lagunes méditerranéennes
CEN LR
pole.lagunes.lr@cenlr.org
04.67.58.43.34 

 

  • En savoir plus

Télécharger la plaquette de présentation du projet

Télécharger le bilan de la phase I

Télécharger la maquette technique

Voir l’ensemble des documents du projet

 



[1] La cartographie des spots de pratique en mer (issue de la phase I) a été réactualisée. Nous avons  également  ajouté  les  spots  lagunaires  (grâce  aux  données  des  gestionnaires  d’espaces naturels, au questionnaire à destination des pratiquants en phase I, aux différents guides des spots recensés et aux sites internet). Pour chaque site de pratique, nous avons précisé quelles sont les activités pratiquées. Ceci nous permet de connaître le cumul des activités pour chaque site de pratique. Ce cumul a été représenté par un code couleurs de 1 pour bleu clair à 6 pour noir.

[2] Pour l’avifaune, le choix des espèces a été basé sur des discussions avec les experts du CEN L-R et du projet européen Life+ ENVOLL et en concertation avec les gestionnaires d’espèces naturels : Sterne naine, Sterne pierregarin, Sterne caugek, Sterne hansel, Mouette rieuse, Goéland railleur, Plongeon arctique. Ces  espèces  ont  été  sélectionnées  de  façon  à  couvrir  le  plus  largement  possible  les niches écologiques d’un maximum d’espèces.  Pour chacune des espèces, une note d’enjeux de conservation a été calculée selon la méthode du CSRPN afin d’évaluer leur niveau d’importance en Languedoc-Roussillon. D’où un tableau croisé « responsabilité régionale « et « niveau de sensibilité ». Les données sont issues de l’état des lieux des connaissances du Patrimoine ornithologique du Golfe du Lion (AAMP/Biotope ; données 2010 à 2012).