Activités touristiques

Cadre de vie, tourisme et activités récréatives

SMNLR/RIVAGEL’attractivité du littoral méditerranéen repose à la fois sur la qualité du paysage et sur la multiplicité des activités récréatives proposées. La population permanente y est en augmentation sur l’ensemble du littoral méditerranéen, avec des flux migratoires qui constituent le principal moteur de la croissance démographique.

Marina à Port-Leucate, crédit : SMNLR/RIVAGE.

 

Le littoral méditerranéen est attractif pour la plupart des catégories de population : familles, retraités et jeunes de 20 à 29 ans, avec une place forte pour les catégories socioprofessionnelles supérieures. Le solde migratoire sur la façade méditerranéenne est de + 5,1 % entre 1999 et 2006. Par ailleurs, sur la même période, la croissance démographique s’est déroulée au rythme moyen de 1.4% par an.

Parallèlement à cette attractivité générale des côtes méditerranéennes, l’attractivité touristique reste plus que jamais la ressource économique locale principale.

 

Cette fiche reprend des données de l'INSEE-Direction du tourisme datant de 2008, diffusées par l'Observatoire national de la mer et du littoral (Service des Statistiques de l'Observatoire). Elle traite de la capacité d’accueil marchand des communes littorales bordant les lagunes méditerranéennes françaises. Cela comprend les hôtels homologués classés et les campings classés. D’autres types d’hébergement marchand existent comme les résidences de tourisme ou les gîtes et les chambres d’hôtes mais l’absence de recensement précis par les services statistiques ministériels rend difficile l’utilisation de ces données.



Pour les hôtels, le nombre de chambre est connu et permet d’estimer la capacité d’accueil. L’INSEE estime que chaque chambre équivaut à deux lits. De la même manière, on estime que chaque emplacement de camping correspond à 4 lits.

A noter (Source ONML) : L’hébergement marchand (hôtels et campings) représente environ 30 % de la capacité d’accueil totale des communes littorales. Les résidences secondaires, très nombreuses en bord de mer, regroupent l’essentiel de l’offre touristique.

D'autre part les hôtels, campings et résidences secondaires cohabitent sur les communes arrière-lagunaires languedociennes et les communes 'industrielles' des Bouches-du-Rhône mais présentent globalement une offre assez faible comparée au reste de la côte méditerranéenne continentale.

>> Typologie de l'offre touristique sur le littoral de Méditerranée (ONML) - Cliquez sur la carte pour l'agrandir.

 

 

Le tourisme en Languedoc – Roussillon

Credit Photo Aura PenloupLe tourisme en Languedoc-Roussillon se caractérise par une très forte saisonnalité estivale, avec une prédominance des résidences de tourisme et des résidences hôtelières et une activité dynamique pour les campings.

Nautisme sur l'étang de Thau, crédit: A. Penloup.



Sur la côte du Languedoc-Roussillon en bordure de lagunes, sont alternés des secteurs de tourisme de plein air (de Narbonne à Vias et plus ponctuellement dans les Pyrénées-orientales) et des secteurs comportant de nombreuses résidences secondaires et où la pression touristique est très forte : portion de côte entre Sète et le Grau du Roi et à Port la Nouvelle. Les communes au Nord de l'étang de Thau ont par contre une capacité d'accueil assez faible. (Source ONML).

 

  

Source : Base de données de l'Observatoire National de la Mer et du Littoral, cumuls de données brutes de 2008 sur les communes bordant les lagunes du Languedoc-Roussillon, et entre parenthèses leur département respectif. Chiffres brutes visibles ci-contre au format pdf et dans l'outil cartographique de l'ONML en bas de page.

 

 

Le tourisme en Provence-Alpes-Côte d'Azur

Contrairement à la Corse, le littoral du Languedoc-Roussillon et de Provence-Alpes-Côte d'Azur a connu tout d’abord un mode de développement fondé sur sa vocation d’accueil d’un tourisme de masse. Ce mode de développement touristique et l’attractivité résidentielle plus récente ont mis au second rang les enjeux environnementaux.

A noter (Source ONML):

- sur le delta du Rhône, l'hôtellerie et les résidences secondaires dominent l'offre touristique et la capacité d'accueil y est très forte.

En particulier, l’étude sur la fréquentation touristique des 3 communes qui composent le Parc naturel régional de Camargue : Arles, Les Saintes-Maries-de-la-Mer et Port-Saint-Louis-du-Rhône estime la fréquentation annuelle à plus de 800 000 touristes. Ces touristes génèrent 3,2 millions de nuitées touristiques et injectent 210 millions d’euros dans l’économie locale par an. Cette clientèle est très majoritairement française (en provenance de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur et des régions de proximité), familiale ou en couple. Cette clientèle vient essentiellement en Camargue pour découvrir la faune et la flore, visiter les sites culturels, et bien sûr profiter des loisirs du bord de mer. Ces touristes séjournent majoritairement en hébergement marchand (hôtels, campings, locations).

S’ajoutent à cette fréquentation touristique près de 4.7 millions d’excursionnistes par an, venus passer la journée en Camargue pour toutes sortes d’activités.

Pour 56 % des visiteurs du Parc de Camargue, venir dans un Parc naturel regional est un choix délibéré tandis que 63 % viennent découvrir un espace naturel protégé. Source Parc naturel régio
nal de Camargue.

Pour plus d'informations télécharger le document de synthèse « les clientèles touristiques de la Camargue ».

- autour des Salins d'Hyères, et sur le littoral des Maures, l‘accueil associatif et de plein air est tout de même assez bien présent avec une capacité d'accueil forte, contrairement aux communes arrière de l'étang de Berre où la capacité est faible.

 

Source : Base de données de l'Observatoire National de la Mer et du Littoral, cumuls de données brutes de 2008 sur les communes bordant les lagunes de PACA et entre parenthèses leur département respectif. Chiffres brutes visibles ci-contre au format pdf et dans l'outil cartographique de l'ONML en bas de page.

 

Le tourisme en Corse

L'offre touristique en Corse est très différente du reste de la côté méditerranéenne française en raison d'une capacité d'accueil touristique globalement plus faible que sur la façade continentale.

Il existe également une différence entre les 2 départements, la Haute Corse a une offre touristique moins forte et moins variée que celle de Corse du Sud (Source ONML).

 

Source : Base de données de l'Observatoire National de la Mer et du Littoral, cumuls de données brutes de 2008 sur les communes bordant les lagunes de Corse et entre parenthèses leur département respectif. Chiffres brutes visibles ci-contre au format pdf et dans l'outil cartographique de l'ONML en bas de page.

L'enjeu environnemental évolue avec les attentes de la population

Malgré les initiatives pour préserver ou mettre en valeur certains espaces, la consommation progressive du capital environnemental des territoires persiste par endroits : consommation foncière peu économe, « dégazage urbain » dans les lagunes, accélération de l’érosion des plages, dégradation des paysages, surfréquentation de certains espaces naturels, etc.

SMLNR/RIVAGE ZINOU GUIRI
Aménagement touristique à Port Leucate (crédit: SMNLR/RIVAGE), kayak de mer à l'étang de Thau, pratique du Kite surf en lagune (crédit : Zinou Guiri).

Néanmoins, les attentes de la population évoluent. N.Barré/TdVEn effet, les touristes et les résidents permanents montrent un intérêt croissant pour une diversification des activités récréatives et pour la découverte d’espaces naturels de qualité. Par les potentialités qu’elles recèlent, les lagunes méditerranéennes peuvent ainsi pleinement jouer la carte de l’écotourisme.

De plus, un patrimoine culturel fort s’exprime sur les lagunes et leurs marges. Les activités traditionnelles de pêche, de conchyliculture, ou encore la culture du roseau éveillent l’intérêt et attirent de nombreux visiteurs.

Enfin, les sports éoliens (kitesurf) connaissent un succès croissant, à tel point qu’ils deviennent le fer de lance d’une politique de développement pour certaines communes littorales, comme Leucate ou Gruissan (Aude), afin d’accroître l’économie locale, notamment pendant la basse saison.

 

Piste cyclable en bordure de l'étang de l'Arnel (étangs palavasiens), crédit : N. Barré/Pôle-relais lagunes méditerranéennes.

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